Le roi de Corée est mort, vive le roi ! Depuis la disparition de Kim Il-sung, le 8 juillet 1994, nous savons que la Corée du Nord est une monarchie. Une monarchie communiste, mais une monarchie puisque c’est Kim Jong-il, le fils de Kim Il-sung, qui a succédé son père. Maintenant que Kim Jong-il est mort, tout le monde se prépare à ce que Kim III, c’est-à-dire Kim Jong-un, succède à Kim II. La monarchie nord-coréenne est d’un type un peu particulier puisqu’elle ne se présente pas comme telle. Officiellement, la Corée du Nord est une «république populaire démocratique» d’obédience socialiste dont les dirigeants sont désignés par les représentants de la nation.
Mais dans ce théâtre d’ombres orwellien qu’est devenu le dernier pré carré du stalinisme, on sait que la langue de bois règne en maître et que tout signifie toujours son contraire. Quant à Kim Jong-il, Néron frisotté chargé de remplacer Auguste, malgré sa passion pour le cinéma, il n’a pas su concocter un autre scénario. Le voici roi. Plongez dans la vie en Corée du Nord avec Diego Buñuel. Missiles : quelle est la réalité de la menace nord-coréenne ?
Vendredi 29 mars, le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a ordonné des préparatifs en vue de frappes de missiles vers le continent américain et les bases des Etats-Unis dans le Pacifique. L'exécutif américain a indiqué prendre "au sérieux" les annonces de la Corée du Nord, tout en observant que les rodomontades de Pyongyang n'avaient rien d'inhabituelles. Lundi 1er avril, c'est au tour de la Corée du Sud de promettre une "sévère riposte" en cas de "provocation" de la Corée du Nord, le ministre de la défense, Kim Kwan-jin, allant jusqu'à menacer le Nord de frappes préventives sur ses installations nucléaires et militaires. Le point sur la menace balistique nord-coréenne et le dispositif défensif de la Corée du Sud et de ses alliés américains : Quelle est la réalité de la menace nord-coréenne ? Le 12 février, la Corée du Nord procédait à son troisième essai nucléaire, d'une puissance bien supérieure aux deux précédents (en 2006 et en 2009).
Au Japon. En Corée du Sud. Aux Etats-Unis. Corées : quelle forme pourrait prendre le conflit entre Sud et Nord. Atlantico : Bien qu’il soit loin d’être certain que les menaces nord-coréennes soient finalement mises à exécution, la tension continue entre Pyongyang et Séoul avec le blocage par le Nord de l’accès à un complexe inter-coréens aux travailleurs du Sud. En quoi un véritable affrontement serait-il différent sur le plan stratégique des guerres d’escarmouche modernes ? Quel sont les défis d'une guerre face à une armée régulière plutôt qu’un groupe paramilitaire ? Jean-Vinvent Brisset : A ce jour, et si l'on en croit les déclarations des Etats-Unis, qui sont les seuls à disposer de réels moyens de surveiller ce qui se passe en Corée du Nord, il n'y a pas de préparatifs militaires en cours. Ni déploiements de troupes, ni activité particulière autour de points sensibles. Les forces en présence sont considérables. Face à ces forces, le Sud dispose aussi de moyens importants, avec 650.000 militaires d'active et plus de 4 millions de réservistes.
VU DE CHINE • Corée du Nord : petit frère bien encombrant. A l'image des autorités, la presse chinoise reste prudente à propos de la tension dans la péninsule coréenne. A l'étranger, les experts se demandent si la Chine ne devrait pas revoir à la baisse le soutien qu'elle apporte à son voisin. La presse chinoise est d'une prudence extrême à propos de la crise dans la péninsule coréenne. Toujours porteuse de la voix officielle dans les moments de crise diplomatique, elle présente cette fois des avis d'experts qui concèdent l'irritation de Pékin face à Pyongyang, pointent plus ou moins clairement du doigt vers des responsabilités américaines, mais évitent surtout de donner un avis sur les intentions chinoises. Parmi les experts conviés à donner leur opinion dans les médias officiels, on relève celui de Wang Fan, assistant du directeur de l'Institut de la diplomatie, dans le quotidien Huanqiu Shibao.
Wang insiste sur la nécessité d'une coopération sino-américaine pour régler le conflit. Abandonner Pyongyang ? CHRONOLOGIE. La Corée du Nord préparerait un nouvel essai nucléaire: retour sur la fuite en avant de Kim Jong-Un. CORÉE DU NORD - De provocation en provocation, où s'arrêtera Kim Jong Un? Dans une période de fortes tensions internationales, Pyongyang se préparerait à effectuer, et ce dans les prochains jours, un tir d'essai de missile balistique et un 4e test nucléaire. Le ministre sud-coréen de la Réunification Ryoo Kihl-Jae a fait état, lundi 8 avril, de "signes" d'une activité inhabituelle autour du principal site d'essai nucléaire nord-coréen, refusant d'en dire plus.
Selon la presse coréenne, ces signes sont similaires à ceux observés lors du 3e essai nucléaire nord-coréen, qui a eu lieu le 12 février dernier. "Nous surveillons de près la situation qui ressemble énormément à ce que nous avons vu avant le troisième essai", a précisé une source officielle citée par le journal. Pas d'essai nucléaire imminent, rassure Séoul Mais quelques heures plus tard, Séoul a souhaité être rassurant, affirmant qu'il "semble s'agir d'activités de routine". Mais il faut dire que la période serait pourtant propice. La Corée du Nord secoue l'équilibre de la terreur. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Alain Frachon International | Chronique Avec son bon gros visage de poupon nourri au gâteau de riz, Kim Jong-un défie les Etats-Unis et inquiète ses voisins.
Troisième membre de la dynastie des Kim à diriger - martyriser serait plus exact - la Corée du Nord, il vient d'annoncer le retour à l'état de guerre avec la Corée du Sud. Le 30 mars, vareuse Mao sanglée jusqu'au double menton, Kim a ordonné à ses troupes de préparer une frappe de missiles stratégiques contre les Etats-Unis et les bases américaines dans le Pacifique. A Washington, Tokyo et Séoul, on est habitué aux provocations du régime national-communiste de Pyongyang. Année après année, les éructations guerrières nord-coréennes prennent cependant une tournure plus intimidante. Le cas nord-coréen dépasse la question de la stabilité en Asie. Aucun de ses possesseurs ne serait assez fou pour l'utiliser Kim Jong-un est-il accessible à ce raisonnement ? Il a quelques solides arguments à faire valoir. Chronologie : l'escalade militaire et verbale entre les deux Corées. Www.frstrategie.org/barreFRS/publications/rd/2011/RD_201101.pdf. "Pyongyang utilise la provocation pour tenter de faire peur"
ENTRETIEN. En multipliant les menaces à l'encontre de son voisin sud-coréen et des Etats-Unis, la Corée du Nord semble vouloir affirmer sa détermination à tenir tête à la communauté internationale dans le bras-de-fer qui s'est engagé sur son programme nucléaire. L'Etat communiste savait pourtant qu'il s'exposait à de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, lorsqu'il a procédé, le 12 février, à son troisième essai nucléaire depuis 2006. Le vote de ces sanctions, vendredi 8 mars, a été accompagné d'une escalade rhétorique dangereuse, aux accents belliqueux, entre Pyongyang, Séoul et Washington.
Après avoir rompu les pactes de non-agression signés en 1991 avec Séoul, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a désigné, mardi 12 mars, une petite île sud-coréenne proche de la frontière maritime entre le Sud et le Nord comme première cible en cas de conflit. Lire : "La dangereuse escalade autour du nucléaire nord-coréen" Valérie Niquet.
Propos recueillis par Hélène Sallon. Faut-il prendre les Nord-Coréens au sérieux dans leur menace de guerre atomique. Atlantico : Kim Jong-un a récemment menacé les Etats-Unis d'une frappe "préventive". Un peu plus tard, en réponse aux sanctions internationales de l’ONU en raison du troisième essai nucléaire mené en février par Pyongyang, il mettait fin vendredi au pacte de non-agression avec la Corée du Sud qui durait depuis 22 ans. Faut-il prendre les Nord-Coréens au sérieux ? Pierre Rigoulot : Mais non ! Tout cela est une pitrerie, rien de plus. Et de surcroît une pitrerie normale, habituelle, dans un pays habitué aux propos les plus excessifs. Comment interpréter la décision de Kim Jong-un de mettre un terme au pacte de non-agression avec la Corée du Sud ?
Mais il n’y a pas de pacte ! Le président démocrate de la commission sénatoriale, Robert Menendez, a estimé que les menaces nord-coréennes étaient "absurdes" et équivalaient à un "suicide". Je le répète : ils n’ont pas à s’inquiéter aujourd’hui. Quel serait l'intérêt d'attaquer les Etats-Unis ? Aucun, naturellement, et ils ne le feront pas. Le jeu dangereux de la Corée du Nord. Podcast: Jusqu'où peut aller la Corée du Nord? - Idées. Ne jamais se fier ni à l’âge, ni au physique, ni à la réputation. Certes, Kim Jong Un n’est pas encore trentenaire, son visage et sa bedaine lui donnent un air de gamin trop bien nourri à la tête d’un pays qu’il est tentant de qualifier de dictature d’opérette.
Mais le leader de la Corée du Nord, fils de Kim Jong Il, petit-fils de Kim Il Sung, est manifestement beaucoup plus fin stratège que ce qu’on imaginait il y a un peu plus d’un an, au moment de son accession au pouvoir : un sens aigu du crescendo dans la provocation, sans aller trop loin, en tout cas pour l’instant.
Pierre Rigoulot, Valérie Niquet et Pascal Dayez-Burgeon J-C F © Radio France La Corée du Nord a annoncé ce lundi qu’elle retirait ses 53 000 ressortissants employés dans la zone industrielle de Kaesong, située sur son territoire mais administrée par des Sud-coréens. A Pyongyang, la tradition est donc respectée. . « Jusqu’où peut aller la Corée du nord ? » C’est notre sujet du jour. Suivez-nous aussi sur :