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Y a-t-il encore un projet politique israélien ?

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Israël doit choisir entre rigueur et élections anticipées. Cure d'austérité ou élections anticipées : tel est le dilemme que Benjamin Netanyahu doit trancher d'ici la mi-octobre.

Israël doit choisir entre rigueur et élections anticipées

Au vu de la subite fébrilité qui s'est emparée de toute la classe politique, il ne fait pratiquement aucun doute que le Premier ministre va choisir les urnes le 12 février prochain, huit mois avant la fin de la législature. Tous les partis de la majorité sortante composée de formations de droite, ultra-nationalistes et religieuses n'ont en effet aucune envie d'être tenues pour responsables de coupes dans les dépenses sociales forcément impopulaires avant un scrutin. « Si je constate dans les prochains jours qu'il n'est pas possible de faire voter un budget sérieux et responsable, j'en tirerai les conséquences », a prévenu Benjamin Netanyahu. Israël : pourquoi Benyamin Netanyahu veut-il des élections législatives anticipées? - Israël. De notre correspondant à Jérusalem, Premier ministre depuis mars 2009, Benyamin Netanyahu dirige une coalition rassemblant son propre parti, le Likoud (droite), les ultra-nationalistes d’Israël Beitenou, les religieux du Shass et du Judaïsme unifié de la Torah, les colons de Habeit Hayehudi et la petite formation Hatzmaout du ministre de la Défense Ehud Barak.

Israël : pourquoi Benyamin Netanyahu veut-il des élections législatives anticipées? - Israël

Soit un total de 66 députés sur les 120 que compte la Knesset, le Parlement israélien. A la tête d’une coalition relativement stable, le chef du gouvernement pouvait théoriquement diriger le pays jusqu’à l’automne 2013. Mais plusieurs raisons l’ont poussé à anticiper son retour devant les électeurs. Un budget à risque pour 2013 C’est la raison principale invoqué par Benyamin Netanyahu pour justifier les élections anticipées.

Une popularité en béton armé Aux législatives de 2009, le Likoud de Benyamin Netanyahu est arrivé deuxième en nombre de députés à la Knesset (27), derrière le parti de centre-droit Kadima (28). Le Likoud à droite toute. Les résultats des primaires organisées par le Likoud les 25 et 26 novembre ne laissent que peu de place au doute : ils confirment le glissement nationaliste et de repli de la grande formation conservatrice qui fut par le passé un parti "attrape-tout" efficace au sein duquel pouvaient cohabiter différentes sensibilités.

Le Likoud à droite toute

Voici la liste des vingt premiers, qui ont de bonnes chances d'accéder à la Knesset le 22 janvier : 1. Education Minister Gidon Sa’ar 2. Environmental Minister Gilad Erdan 3. 4. 5. 6. 7. 8. En Israël, Benyamin Nétanyahou est débordé sur sa droite. LE MONDE | | Par Laurent Zecchini ((Jérusalem- Correspondant)) Eclipsée par l'opération militaire "Pilier de défense" à Gaza, la campagne électorale israélienne en vue des élections du 22 janvier 2013 est revenue en force, lundi 26 novembre, avec une double actualité : la victoire des faucons largement hostiles à la création d'un Etat palestinien lors des primaires du Likoud, le parti du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et l'annonce surprise du retrait de la vie politique d'Ehoud Barak, ministre de la défense.

En Israël, Benyamin Nétanyahou est débordé sur sa droite

Les deux événements ne sont pas sans lien avec la récente confrontation armée avec le Hamas. M. Nétanyahou fait face à la déception d'une partie de son électorat et des militants de son parti, pour qui l'armée israélienne n'a pas rétabli sa dissuasion vis-à-vis du Mouvement de la résistance islamique, et M. Barak est réputé avoir été l'un des principaux artisans de la trêve. Freddy Eytan, diplomate israélien et ancien ambassadeur. Télégrammes d'Orient. C'est une affaire vertigineuse.

Télégrammes d'Orient

Il y a plus d'un demi-millénaire, au printemps 1492, sous le soleil déjà chaud de Grenade, la reine Isabelle la Catholique et le roi Ferdinand d'Aragon signent le décret d'expulsion des juifs d'Espagne qui vivaient sur ce sol depuis dix siècles. Rien n'a pu les fléchir, ni l'or que le chef de la communauté, Isaac Abravanel, pourtant leur financier, jette aux pieds des souverains, ni le pressentiment que le départ des 200 000 âmes, dont une élite intellectuelle et commerciale, nuira au royaume.

Michel Warschawski, auteur d'"Un autre Israël est possible" Spécialisée en géopolitique, stratégie, défense, histoire des religions au Moyen-Orient et en Afrique, elle collabore à FRANCE 24 depuis 2007 et présente l'Entretien. Ex-auditrice de l’IHEDN, elle a été reporter pour Radio France, France 3 et TV5. Podcast - Y a-t-il encore un projet politique israélien ? - Idées. Existe-t-il sur cette planète un pays où le personnel politique se chamaille davantage encore qu’il ne le fait en France ?

Podcast - Y a-t-il encore un projet politique israélien ? - Idées

Oui, ce pays existe : c’est Israël ! Des législatives anticipées y auront lieu le 22 janvier prochain, et c’est devenu une gageure que de vouloir résumer l’état des forces en présence. On serait presque tenté de parler de vaudeville, si la situation dans la région n’était pas aussi dramatique. Martine Gozlan et Freddy Eytan J-C F © Radio France Dans moins de 2 mois donc, Benyamin Netanyahou va tenter de conserver le pouvoir, en s’appuyant sur des députés du Likoud plus à droite qu’ils ne l’ont jamais été.

Sans oublier les partis nationalistes et religieux qui essaient de peser toujours davantage.