Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures. Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009).
Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. Il était fait pour sentir, parler, entendre, regarder… Mais nous n’étions pas programmés génétiquement pour apprendre à lire ». La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Pourquoi la lecture numérique est-elle différente ? Hubert Guillaud. Repenser le journalisme, une affaire d’hommes !
Pourquoi le taux de marge des entreprises a-t-il baissé ? LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Liêm Hoang Ngoc, économiste, député européen (PSE) La perte de compétitivité de l'économie française est souvent présentée comme la conséquence de la dégradation du taux de marge des entreprises. Lestées par un coût du travail trop élevé, celles-ci ne dégageraient pas suffisamment de marges d'autofinancement pour engager les investissements nécessaires afin de réorienter l'offre sur une trajectoire hors coût, à l'allemande. La restauration des marges d'aujourd'hui serait donc les investissements de demain et la compétitivité hors coût d'après-demain. Tel est, en somme, l'énoncé du "théorème Gallois", avatar du "théorème Schmidt" de 1974, lorsque le chancelier allemand avait popularisé l'adage selon lequel "les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain".
Or, que nous enseigne l'analyse de l'évolution récente du taux de marge en France ? Il existe deux interprétations de cette baisse du taux de marge. Voces con futura. A propos de « décadence » : « Les Grecs n’étaient ni homos, ni hétéros » | Les échos de l’histoire. La Grèce antique est souvent invoquée lorsque l’on relie l’homosexualité à l’histoire. Dernière sortie en date : celle de Serge Dassault, « L’homosexualité ? Une des raisons de la décadence de la Grèce ». Les historiens antiquisants montrent que l’orientation sexuelle n’était pas constitutive de l’identité des Grecs. Entretien par e-mail avec Sandra Boehringer, de l’université de Strasbourg, qui apporte d’utiles précisions et renverse quelques contrevérités. Rue89 : Les textes de plusieurs philosophes comme certaines céramiques grecques laissent penser que les relations amoureuses entre personnes du même sexe étaient bien acceptées chez les Grecs.
Sandra Boehringer : Selon les circonstances, elles étaient admises, valorisées, ou interdites. La façon que nous avons, au XXIe siècle en Occident, de catégoriser les individus (homosexuels/hétérosexuels) ou de différencier les pratiques sexuelles sur le critère d’une orientation sexuelle aurait semblé complètement exotique pour les Grecs.
Si vous n'avez rien compris au débat sur la compétitivité. Rapport Gallois, crédit d'impôts, fiscalité, rigueur, trajectoire des finances publiques… depuis la rentrée, pas un jour sans que l'actualité française ne soit dominée par des questions économiques et fiscales. Et il n'est pas toujours aisé de tout comprendre des débats en cours. Quelques clés pour y parvenir. 1/ Quel est le problème avec la compétitivité française ? La "compétitivité" est une notion large, pour ne pas dire floue, qui désigne la capacité de la France et de ses entreprises à affronter la concurrence. A la fois celle des autres entreprises mondiales, mais aussi celle de nos partenaires européens, et en premier lieu l'Allemagne.
Elle se mesure à partir d'une foule de critères : croissance, balance commerciale, nombre d'investissements étrangers, productivité horaire… Or la France n'est pas au mieux dans ces indicateurs : si sa productivité horaire est plutôt très bonne, elle tend à ralentir sa progression. >> Lire : "Pour une vision élargie de la compétitivité"
« ISLAMOPHOBIE » : le mot qui gêne. L’éditocratie n’aime pas être confrontée à l’islamophobie ambiante : elle a donc entrepris de réécrire l’histoire de ce mot. En 2003, l’éditocrate Caroline Fourest explique – sans toutefois produire à l’appui de cette assertion la moindre citation précise – que « le mot “islamophobie“ a été pour la première fois utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de “mauvaises musulmanes“ ». Deux ans plus tard, elle dénonce, dans un burlesque essai (qui lui vaudra d’être distinguée par très chiraquien Jean-Louis Debré), le « piège du mot “islamophobie“ », qui a (cette fois-ci) été fabriqué, explique-t-elle, par « certains groupes islamistes anglais » soucieux de se poser en « victimes » pour mieux faire taire « les critiques contre l’islam » - et qui seraient soutenus dans l’installation de ce « piège sémantique » par « le Parlement musulman de Grande-Bretagne, l’organe représentatif des musulmans anglais ».
Frédéric Lordon | Travaux. Appli : vous ne comprenez rien au traité européen ? On l’a lu pour vous | Rue89 Politique. Coup d’envoi ce mercredi C’est ce mercredi que le Conseil des ministres examine le projet de loi qui doit permettre de transposer le traité en droit français. Il sera examiné en même temps qu’un projet de loi organique sur le pilotage des finances publiques, qui prévoit, selon Le Monde, la création d’un Haut conseil des finances publiques.
Les députés s’empareront des deux textes à partir du mardi 2 octobre. Au Sénat, où la majorité de gauche est très courte, le soutien d’une partie de la droite sera indispensable à l’adoption du texte. La bénédiction du Conseil constitutionnel constituera la dernière étape. M.D. Comment défendre ce que l’on a violemment attaqué ? C’est le casse-tête de François Hollande, condamné à faire ratifier ce mois-ci le traité européen de discipline budgétaire, puis la loi organique mettant en œuvre la « règle d’or » de retour à l’équilibre des finances publiques, qu’il a longtemps combattus. Texte : Jean-Gabriel Fredet (Le Nouvel Observateur) ; application : Rue89. L'abécédaire des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy (2007-2011) Lettre ouverte à Pierre Laurent, FINLANDE • Les Vrais Finlandais, vraiment perturbateurs. Les discussions entre les trois partis arrivés en tête aux élections législatives du 17 avril vont bon train.
Mais elle sont compliquées par le paquet d'aide au Portugal, que refuse strictement le parti populiste. Helsingin Sanomat 5 mai 2011 | Partager : Les discussions sur la formation du gouvernement sont devenues beaucoup plus complexes depuis le 2 mai, jour où les partis ont présenté leurs réponses à la liste de questions que leur avait soumise Jyrki Katainen, du Parti de la coalition nationale [Kokoomus, centre droit], pressenti pour former le nouveau gouvernement. La réponse donnée par les Vrais Finlandais à la question de savoir si le parti acceptait les engagements pris par la Finlande pour soutenir la zone euro a notamment posé problème.
Le texte était très clair. Etonnamment clair, en fait, quand on sait que, quelques jours plus tôt, certains avaient accusé le président des Vrais Finlandais, Timo Soini, d’avoir retourné sa veste sur la question du Portugal.