droit d'auteur
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Jean Giono avait renoncé à ses droits d'auteur sur sa nouvelle « L’Homme qui plantait des arbres». Mais certains éditeurs ont essayé de s'attribuer ces droits. Si Giono avait pu la publier sous licence libre, ça aurait simplifié les choses. J’aime bien trouver des œuvres au destin juridique singulier. Cela avait été le cas pour Peter Pan, auquel j’ai consacré un billet cet été , mais l’histoire de la nouvelle « L’Homme qui plantait des arbres» de Jean Giono me semble encore plus riche d’enseignements. Il y a quelques jours, en lisant le billet le billet de Thierry Crouzet « eBook gratuit, ça marche », je tombais sur cette petite phrase au détour du premier paragraphe.
La notion de droit d'auteur est en train d'imploser, malgré les efforts désespérés des législateurs pour préserver le monde ancien. Pourtant, la fin du copyright ne marquera pas celle de la création. Au contraire, l'histoire fournit de nombreuses alternatives. Alors que la guerre est engagée entre Google et les éditeurs et qu’elle s’étend aux photographes, il est temps de reconsidérer à neuf la notion même de propriété intellectuelle . Les domaines de la culture, des savoirs et de l’information sont bouleversés. Il y a le piratage, massif dans la musique, le cinéma, le jeu, la photographie et les journaux, embryonnaire mais en pleine expansion dans le livre .
Sur YouTube, on ne plaisante pas avec le copyright. La mise en ligne d'un film familial a été une nouvelle fois l'occasion d'en faire l'expérience. Au final, cette notion n'est pas plus claire aux yeux des enfants. Étonnant, non ?
Le scandale n’a pas été relayé par la presse, ou fort peu en tout cas, il s’agit de l’augmentation des tarifs que facture la SACEM aux commerçants (petits et gros) pour avoir l’immense privilège de mettre de la musique ou une radio. Jusqu'ici, un commerçant de type « coiffeur de quartier » devait s'acquitter d'une taxe d'un montant variant entre 24 et 35 euros par an, mais cette taxe augmente en 2011 d’au moins 200 % pour les petits salons et de 1070% pour les gros ! Une augmentation spectaculaire au moment même où les dirigeants de la SACEM sont montrés du doigt pour leur salaires « à la Steve Jobs »… Selon Bernard Stalter, président de l'union régionale de la coiffure d’Alsace, ces montants seraient donc portés à 90 euros pour 2011, pas excessifs, certes, mais Bernard Stalter précise : « Pire, cette redevance de base sera de 90 euros pour un salon de deux salariés, mais il faut compter 47 euros de plus par salarié » .