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La France des marges

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La frontière franco-brésilienne (Guyane/Amapá), un modèle hybride entre mise en marge et mise en interface. 1En géographie des frontières, la modélisation constitue une pratique qui n’est pas systématisée. Il s’agit d’un objet de débat au sein de la discipline, rejoignant plus largement les controverses existantes autour de sa/ses théorisation/s. Quelques auteurs se sont néanmoins risqués à proposer des « modèles » d’effets-frontière et de relations transfrontalières, pouvant être appliqués à divers cas d’étude.

On peut citer les « six exemples d’effet-frontière » que proposent J. -P. 2Le recours à la chorématique (Brunet, 1990) franchit un pas supplémentaire dans la modélisation puisqu’il ne s’agit plus de synthétiser mais d’offrir une lecture de l’espace d’après l’identification de ses formes élémentaires. 5Du côté brésilien, cohabitent notamment : 7Ces effets variés se manifestent de manière multiscalaire. 1. 9Le fleuve Oyapock est à la fois axe de circulation pour les populations riveraines et frontière politique entre France et Brésil. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. Modèle final Carte 1. Schéma 1. Marginalité. Les historiens comptent parmi les premiers à avoir introduit dans le champ des sciences sociales la notion de marginalité sociale.

Ainsi, Bronislaw Geremek s’intéresse à la figure du vagabond dans son analyse de la pauvreté dans les cités médiévales. Toutefois, c’est l’École de Chicago qui suscite de nombreuses recherches sur les individus marginaux (l’étranger, le hobo) puis sur les groupes en marge de la ville. En minorité, coupés de leur communauté d’origine, ils ne sont pas reconnus comme membres de la société urbaine.

Ils peuvent être perçus comme transgressant les normes dominantes. Parler de marginalité revient à appréhender sous l’angle moral diverses conduites en lien avec les notions de déviance et d’inadaptation. C’est dans le contexte de la première décennie de crise économique que la notion de marginalité se déploie en France. Source : Marie Morelle, "Notion à la une : marginalité", 2016.

Mise à jour : juillet 2016. Marge et dynamique territoriale. 1La marge est un objet d'étude géographique assez paradoxal. Souvent présente dans l'analyse de l'organisation d'un territoire, soit elle est considérée comme une donnée secondaire à cette organisation et, à ce titre, largement laissée de côté, tels les bords extrêmes d'une région, soit, au contraire, elle est retenue comme la caractéristique dominante de ce territoire, la base de son organisation et elle occupe alors tout le champ de l'analyse, non plus en tant que telle mais comme une donnée intrinsèque de l'organisation même de ce territoire, le vieux terme de "marche" venant en support à cette acception. 2La réflexion proposée ici s'appuie sur l'idée que la marge est un concept au contenu à la fois plus nuancé et essentiel dans le fonctionnement du système territorial et dans sa compréhension. 4Mais les recherches sur la marge se heurtent au caractère flou de la définition et à la difficulté à préciser le sens et le contenu du concept. 5Dans Encyclopédie de la Géographie, A.

Le tourisme solidaire communautaire à l'épreuve des illusions culturaliste et participative. L'exemple d'une expérience au Bénin. Refusant la dichotomie entre un “bon” tourisme, qui serait automatiquement porteur de développement économique, social et culturel pour les populations locales et “un tourisme de masse” nécessairement malfaisant pour celles-ci, au profit d’une démarche d’identification et de prise en compte des problèmes inhérents à chaque forme de tourisme, nous nous intéressons aux conditions de réussite des formes de tourisme “alternatives”.

Nous le faisons en interrogeant les illusions culturaliste et participative qui affectent le tourisme alternatif lorsqu’il est trop certain qu’il suffit de mettre en œuvre une forme de tourisme qui encourage la participation de la population, pour qu’à partir d’une méthodologie simple et universalisable, couplée aux bonnes intentions de chacun, le tourisme produise les résultats escomptés.

Dans un premier temps, nous développerons le projet expérimental mis en œuvre par ATC en mettant en évidence le modèle normatif sur lequel il repose. Lieux centraux. La théorie des lieux centraux a été conçue, principalement par W. Christaller et A. Lösch, pour expliquer la taille et le nombre des villes et leur espacement dans un territoire. Elle s’appuie sur une définition de la ville qui en fait essentiellement un centre de distribution de biens et de services pour une population dispersée, et sur des principes d’optimisation (qui tiennent compte des coûts de transport).

C’est une théorie qui se situe aux limites entre la géographie et l’économie spatiale, et qui peut être revendiquée par les deux disciplines. La formalisation de la théorie est essentiellement statique, elle propose plusieurs modèles dérivés qui représentent des équilibres, mais ses auteurs ont suggéré des pistes qui devraient permettre de la faire évoluer. La théorie est fondée sur la distinction entre des centres, qui sont le siège d’une offre de biens et de services, et des périphéries (région complémentaire du centre) où réside la demande, la population utilisatrice. Maillage. Maillage du territoire français | Maillage du territoire de l'Union européenne | Maillage des régions méditerranéennes | Maillage du territoire chinois | Maillage du territoire brésilien Découpage de l’espace qui permet son appropriation, sa gestion ou sa connaissance. Le maillage relève de la figure de l’aire – l’espace qu’il découpe – et du réseau, formé par les limites de ce maillage.

Il est très divers dans sa forme comme dans sa taille : de la parcelle aux constructions supra-étatiques en passant par les zones d’emploi par exemple. Ses fonctions sont variées : cadastrale, politico-administrative, économiques ou encore statistiques. Le maillage peut évoluer dans le temps mais pas forcément au même rythme que les changements spatiaux. Maillage du territoire français La France est réputée pour la complexité de ses mailles territoriales, pour leur superpositions jugées redondantes. . - Voir > en corpus documentaire, Quelles échelles de gouvernance pour quels territoires métropolitains ? Le territoire selon Claude Raffestin. Un territoire est un état de nature au sens où Moscovici définit cette notion ; il renvoie à un travail humain qui s’est exercé sur une portion d’espace qui, elle, ne renvoie pas à un travail humain, mais à une combinaison complexe de forces et d’actions mécaniques, physiques, chimiques, organiques, etc.

Le territoire est une réordination de l’espace dont l’ordre est à chercher dans les systèmes informationnels dont dispose l’homme en tant qu’il appartient à une culture. Le territoire peut être considéré comme de l’espace informé par la sémiosphère (sémiosphère = ensemble des signes ; tous les mécanismes de traduction, qui sont employés dans les rapports avec l’extérieur, appartiennent à la structure de la sémiosphère) [...] Les arrangements territoriaux constituent une sémiotisation de l’espace, espace progressivement "traduit" et transformé en territoire.[...] Claude Raffestin, in : Espaces, jeux et enjeux,1986.