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- Des manifestants avec un drapeau grec vus au travers d’un drapeau européen, le 5 juin 2011 sur la place Syntagma d’Athènes. REUTERS/Pascal Rossignol - La Grèce ne pourra jamais rembourser ses dettes. Les multiples plans d’aide à la Grèce, s’ils sont parvenus jusqu’à maintenant à éviter le défaut, n’ont pas permis d’apurer le passif à long terme. L’on doit affronter une évidence, que l'on connaît depuis longtemps: aucune zone monétaire commune ne peut durer sans un pays dominant (comme la zone Franc) ou sans une forme de fédéralisme (comme aux États-Unis).
Les pays membres de l'Union européenne ont décidé d'un plan d'aide d'un montant colossal de 750 milliards d'euros. La Banque centrale européenne fait également un geste en acceptant d'intervenir pour soulager le marché de la dette en zone euro. Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie (s'ajoutent à ces sommes, 250 milliards d'euros apportés par le FMI) Le sommet de l'euro a décidé de mettre en œuvre dès lundi matin un «mécanisme européen de stabilisation destiné à préserver la stabilité financière en Europe». La Commission Barroso en a dessiné les contours dimanche et les 27 ministres des Finances de l'UE ont approuvé les détails du dispositif dans la soirée.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La crise de la dette publique grecque est issue de la crainte des créanciers de la Grèce sur sa capacité à rembourser sa dette publique ainsi que de payer les intérêts de cette dette . Elle résulte à la fois de la crise économique mondiale et de facteurs propres au pays : fort endettement (environ 120 % du PIB) en 2010, déficit budgétaire qui dépasse les 13 % du PIB [ 1 ] . Cette crise, qui a contribué aux perturbations financières de 2007 à 2011 , a été aggravée par le manque de transparence dont a fait preuve le pays, lors de son entrée dans la zone euro, dans la présentation de sa dette notamment par la levée de fonds hors bilan et par le biais d' instruments financiers mis au point par la banque d'investissement Goldman Sachs [ 2 ] , ainsi que par une sous estimation récurrente des déficits publics [ 3 ] .