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Viol, culture du viol, violences

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De la tolérance envers le viol. Si nous réalisions un micro-trottoir dans la rue à propos du viol, les mots ne seraient pas assez forts pour en parler.

De la tolérance envers le viol

On nous évoquerait ce "crime abominable", qui "détruit la vie des femmes" et dont "elles ne peuvent jamais se remettre". Je n'ai pas consenti #TVsousAG. Je m'appelle Tom-Alex.

Je n'ai pas consenti #TVsousAG

Mais ceci n'est pas mon prénom de naissance. J'avertis maintenant que dans mon témoignage il y aura des déclencheurs tels que la transphobie, les mutilations, les tentatives de suicides, l'anorexie et la psychiatrie. Je suis un garçon qui n'a pas eu de chance. Il y a 21 ans, j'ai été assigné fille à la naissance. Il y a deux mois, j'ai fait mon Coming-Out trans à mes parents.Ça se passe plutôt bien, dans la mesure où je reste leur enfant et qu'ils continuent de m'aider financièrement, mais la pilule est difficile à avaler. Le 20 février, je retrouve ma mère pour discuter sincèrement avec mon amie. je suis sous hormones depuis deux semaines déjà. Le dimanche matin de ce même week-end, elle me téléphone.Elle me parle de sa difficulté à avancer.

Un mug — Tu seras un homme, gamin. Où sont les violeurs?  Le traitement médiatique du viol a ceci d'étonnant qu'il décrit toujours l'agresseur et la victime avec un champ lexical similaire.

Où sont les violeurs? 

Pour la victime, nous avons jeune, pauvre au sens de "à plaindre", seule parfois, et souvent un détail physique accablant du type "elle avait les cheveux longs (la salope)" (blonde, au 36 quai des Orfèvres ; jolie, dans le métro de Lille). Le violeur a toujours une bonne excuse, lui. Il avait bu, monsieur le juge. (36) Il venait de se disputer avec son amie et il n'avait pas de travail, monsieur le juge (Lille). Bref, elle, avant d'être une victime, était déjà marquée du sceau de l'infamie ; et lui avant d'être un agresseur était déjà le good guy qu'il redeviendra après quelques heures de travaux d'intérêt général. Si bien que notre société est intrinsèquement pleine de victimes de viols, mais vide de ses violeurs.

Lire aussi: Mais statistiquement, ça ne fonctionne pas. Comme mon amie qui a conclu son histoire par : "Tu le connais, c'est X. X... ? Je connais un violeur. Nous aurions pu être des violeurs École primaire - Je suis amoureuse du nouvel élève.

Je connais un violeur

Pourquoi une enquête ? - Enquête sur l’accueil des victimes de crimes et délits sexuels. Comment les journalistes peuvent-ils parler des violences sexuelles : proposition de charte. Après avoir étudié l'impact des mythes sur le viol et démontré leur présence dans la presse, il parait nécessaire de proposer un exemple de charte journalistique à l'instar de la charte espagnole sur les violences conjugales.

Comment les journalistes peuvent-ils parler des violences sexuelles : proposition de charte

Une charte de ce type a été proposée par Jessica Valenti dans The nation. Voici donc une proposition de charte française à destination de la presse à propos des violences sexuelles. - Les titres de articles parlent de viols et de violences sexuelles devront être neutres et ne pas tomber dans le sensationnalisme, ou prendre partie pour le violeur. La presse française et les mythes sur le viol. Une étude de 2008 portant sur l'affaire Kobe Bryant, joueur de basket accusé de viol, a permis de mettre en avant plusieurs faits intéressants.

La presse française et les mythes sur le viol

Les chercheuses ont soumis aux sondée-s des articles de journaux contenant des mythes autour du viol (comme "elle a menti" ou "elle l'a bien cherché"). Ceux qui ont été exposés aux articles contenant des mythes, étaient plus susceptibles de croire en l'innocence de Bryant.Une seconde étude menée par les mêmes chercheuses s'est concentrée sur les titres d'articles consacrés à la même affaire. Les personne ayant lu des titres d'articles comportant des mythes sur le viol étaient là aussi plus enclines à croire Bryant innocent.

Les mythes, les idées reçues et les préjugés autour du viol. Les mythes ou idées reçues autour du viol désignent les croyances entourant le crime en lui-même, les victimes et les coupables.

Les mythes, les idées reçues et les préjugés autour du viol

Le viol parfait. Le Bien est transparent : on voit à travers.

Le viol parfait

Le Mal, lui, transparaît : c’est lui qu’on voit à travers. — Jean Baudrillard C’est en filigrane de l’actualité, pourtant chaque fois que j’évoque la notion de « culture du viol » dans une conversation (en particulier dans une conversation numérique), je constate cette tendance générale à la crise d’urticaire et aux convulsions idéologiques. Une société progressiste, civilisée, transformée par plusieurs générations de luttes féministes, une société dont la brillance d’esprit se manifeste explicitement de ses réussites technologiques au déploiement mondial de son système économique, et dont la vertu est religieusement accomplie au panthéon du respect des droits humains, une société qui a atteint les hautes sphères de la distinction entre le Bien et le Mal, cette société-là ne saurait encourager le viol.

Le "Slut Shaming".