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Grossophobie

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Grossophobie, s’excuser d’exister - Miroir miroir. Grossophobie, s’excuser d’exister - Miroir miroir | Pippa for podcasts. « Je ne suis ni grosse, ni obèse, je suis une femme » Oui mais les facteurs de risque (ou comment le Fat Acceptance a sauvé ma vie) — dix octobre. Ce matin, j'ai ouvert mon téléphone pour trouver un message d'une nouvelle abonnée qui me disait que bien qu'elle appréciait le message de 10/10, elle trouvait que je minimisais les facteurs de risque associés au poids. Elle était assez polie, au début, mais ça a évidemment dégénéré. Inutile de vous dire, ceci étant dit, que ce genre de commentaire surgit partout, tout le temps, dès que quelqu'un ose exister en étant gros sans activement s'excuser, se rabaisser, se justifier et promettre qu'il va se faire toutes les violences pour rapetisser chaque instant avant de peut-être se donner la permission d'être heureux quand, et seulement quand, il rentrera dans la petite boîte prévue à cet effet.

Pour chaque grosse personne qui essaie juste de vivre et d'avancer sous une pluie de bullshit, de haine et de préjugés, il y a semble-t-il cent autres individus qui tiennent à lui faire avouer de force qu'il existe des dangers associés à un poids plus élevé. Laissez-moi vous aider : ça donne RIEN. «Hunger» de Roxane Gay: l'obésité est bien plus qu'une histoire de poids et de nourriture. Temps de lecture: 3 min Pour celles et ceux dont l’indice de masse corporelle est à peu près dans la moyenne, le corps des obèses peut avoir quelque chose d’énigmatique. Pourquoi certains individus n’arrivent pas à arrêter de manger, quand d’autres le peuvent? Qu’est-ce qui pousse les personnes déjà en surpoids à manger encore plus, alors que cela a des effets concrets sur leur santé, et bien plus encore?

Sans penser, sans réfléchir une seconde, des têtes étourdies se disent qu’il s’agit d’un problème de volonté. Puis l’instant d’après, qui se pose un tout petit peu sérieusement la question comprend qu’il y a dans notre société des êtres obèses ou en surpoids qui accomplissent des choses extraordinaires, ou tout simplement des choses qui demandent une bonne dose de volonté. Pour n’en citer que quelques-uns: le cinéaste Michael Moore, l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, l’actrice française Anne Zamberlan ou encore la journaliste Sonia Dubois. Forteresse défensive. Gras politique ok. Non, tu ne fais pas ta grosse. | L'Écho des Sorcières. Fin de soirée avec des copines. Ce soir c’était repas crêpes à la maison. On a bien mangé, bien bu, bien rigolé. Enfin… Moi c’est l’idée que j’ai en tête. Une de mes amies préfère résumer par « on a fait nos grosses ». Pourquoi ? Qu’est-ce que ça veut dire « faire son/sa gros.se ?

Peut-être avez-vous déjà utilisé cette expression, peut-être l’utilisez vous régulièrement. Alors, pourquoi est-ce problématique ? Parce que ça induit, encore et toujours, que si on est gros.se c’est qu’on a trop mangé ou mal mangé. Du coup, on reste basé.e sur l’idée qu’au fond nous sommes responsables de notre poids, de notre apparence et que nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes. C’est aussi complètement faux, parce qu’en réalité une grande partie des personnes en surpoids ont, au contraire, de très bonnes connaissances en ce qui concerne la nutrition (pression de la société oblige). C’est problématique parce que ça équivaut à mettre une barrière entre « moi mince » et « toi gros ».

Grossophobie, same shit, different day. Je me réveille, en retard. Je monte sur mon scooter. A chaque fois, une pensée pour cette image utilisée contre moi quand j’ai eu le malheur de demander à mes proches un coup de pouce financier pour l’acheter, cette femme en obésité monstrueuse sur un scooter médical, je n’arrive pas à l’oublier, est ce donc cette image que je renvoie aux autres ? Au premier feu, un mec en moto me parle, je dois soulever mon casque pour l’entendre m’insulter « tu feras mieux de prendre tes pieds », il se marre avant de démarrer. J’arrive au boulot, passage à la cafétéria, tous les jours le même allongé, « tu devrais passer à l’aspartame, c’est quand même meilleur pour ce que tu as’, merci collègue, j’avais failli oublier mon obésité, merci pour tes conseils, je garde mon demi sucre, merci.

Boulot, pause, je prends l’ascenseur, deux hommes sont déjà là, conversation légère, « oh tu sais moi les thons c’est surtout les grosses, une mince, même moche, ca peut passer ». Je prends un bain. Hyperphagie : la grande oubliée des TCA, et la porte ouverte à la grossophobie galopante | Coups de Gueule de Lau. Si vous n’avez pas eu de troubles du comportement alimentaire, et que vous ne vous êtes pas un minimum informé.es sur le sujet, il y a fort à parier que la lecture de mon titre vous fasse dire un truc genre « hyperpha… quoi ? » Pas de panique, je vais vous expliquer ce que c’est que ce truc là. Mais d’abord… Quand on dit « trouble du comportement alimentaire », la plupart des gens pensent illico « anorexie ». Un peu moins pensent « boulimie » ou « anorexie-boulimie ». Dans les représentations des gens – de la plupart des gens en tous cas – une personne qui souffre de troubles du comportement alimentaires : est très maigre; ne mange pas ou très peu; éventuellement se fait vomir.

L’hyperphagie (ou hyperphagie boulimique), très peu de gens en parlent. Pourtant, l’hyperphagie, c’est une vieille pote à moi, on se connait bien elle et moi, on a cohabité pendant une bonne 15aine d’années, pour le meilleur et pour le pire. L’hyperphagie, ça a été, littéralement, « bouffer mes émotions ».