Une journée de féminisme ordinaire. Je me lève un 29 mai, pleine d’entrain, le poil luisant et la frustration sexuelle en étendard (ben oui, je suis féministe ^^), je me lance un café et j’ouvre twitter.
Fatale erreur ! Je ne le sais pas encore mais cette journée va être fascinante. 8h44 Je lis une véritable révélation grâce à Embruns.net (voir le billet complet ici) : L’IVG et les libertés linguistiques du FN. On parle beaucoup d’IVG depuis quelques semaines, et la plupart du temps, ce n’est pas bon signe pour les droits des femmes.
C’est le cas en France, mais aussi aux Etats-Unis, qui sont eux aussi en période pré-électorale et connaissent un durcissement très marqué du discours républicain ainsi qu’une réactivation de ce que les démocrates ont qualifié de "guerre menée contre les femmes" ("War on Women"). Vous pouvez lire à ce propos une synthèse très intéressante sur le blog d’une amie qui vit là-bas. Si les droits des femmes ne semblent malheureusement pas être une priorité pour la plupart des candidats et des candidates à la présidentielle, l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), pourtant, apparaît régulièrement dans les radars médiatiques.
Il y a ceux qui, comme François Hollande, en parlent à l’occasion de la journée des droits des femmes (il propose que « que tous les établissements hospitaliers [publics] de notre pays puissent être dotés d’un centre IVG »). L. Like this: Masculin/Féminin (1) Masculin/Féminin (2) Masculin/Féminin (3): ce que veut dire “homme” Tout d’abord, très belle année à toutes et à tous.
Qu’elle vous apporte égalité dans le couple, égalité dans l’entreprise, égalité dans la société, égalité partout. Le magazine Challenges a voulu désigner les personnalités qui ont marqué l’année 2011. Mais se serait-il trompé dans son titre de hors-série? La moitié des hommes sont des femmes – sauf en grammaire. Ce qui me frappe peut-être le plus avec le genre, c’est la façon dont les représentations du féminin et du masculin sont disséminées dans presque chaque élément de notre vie quotidienne.
Il ne s’agit pas d’être obsédé et de chercher du sexisme partout, mais d’être attentif aux représentations véhiculées par le langage, verbal ou visuel, et à la façon dont, mises bout à bout, ces représentations constituent un discours sur ce que nous sommes et ce que nous devrions être. L’autre jour, à la radio, de bon matin, on discutait présidentielles et sondages. Le journaliste expliquait (comme on nous l’explique depuis des mois) que Marine Le Pen arriverait à la troisième place; elle ferait donc office "de troisième homme, si je puis dire". Le ridicule de cette appellation saute aux yeux; personne n’oserait, je pense, arguer qu’"homme" a ici le sens d’"humain". Certain.e.s d’entre vous trouveront peut-être ces considérations futiles. Sa femme lui a mijoté un bon coq au riesling. Like this: Ils parlent, elles parlottent. Le titre de ce billet est tiré d’une création sonore de l’artiste Louise Bourgeois.
Deux lectures m’ont donné l’idée du billet de cette semaine. D’abord, un livre que je vous conseille: Les mots et les femmes, de Marina Yaguello (Petite Bibliothèque Payot, [1978] 2006). Les expertEs. La Commission sur l’image des femmes dans les médias, mise en place en 2008, va remettre un rapport fondé sur différentes auditions et une analyse quantitative et qualitative effectuée du 15 septembre au 15 novembre dernier.
Le contenu de ce rapport est révélé en avant-première par Le Parisien. Des chiffres, d’abord: tous médias confondus, le pourcentage de présence des femmes dans les médias est de 18%, ce qui laisse dont 82% de la place (et du temps de cerveau disponible) pour les hommes. Le rapport a comptabilisé 185 expertes, contre 822 experts. En outre, les rares intervenantes ont eu, en moyenne, un temps de parole sept fois inférieur à celui de leurs homologues masculins. La vie, les courses (et ta mère) “au féminin” J’ai déjà parlé à plusieurs reprises du genre dans la langue et du fait que le masculin est considéré comme neutre, ou forme non marquée.
La règle qui veut que "le masculin l’emporte sur le féminin" est emblématique de ce fonctionnement: le masculin est considéré comme l’universel. Cela explique, par exemple, que le mot homme désigne tour à tour n’importe quel représentant de l’espèce humaine ou un individu de sexe masculin. Pour la romancière et théoricienne Monique Wittig, comme elle l’explique dans "La marque du genre" (publié dans La pensée straight), ce fonctionnement implique que le masculin ne constitue en réalité pas un genre. Il est le général, l’universel; seul le féminin est un genre, car il est défini par l’écart qu’il est censé représenter par rapport à l’universel, la base neutre de la langue. Une expression particulièrement à la mode illustre aussi cette conception: l’expression "au féminin", employée pour qualifier à peu près tout et n’importe quoi. AC Husson Like this: Aurons-nous bientôt une Première Ministre? La féminisation des noms de métiers et fonctions.