Marie Chartres. Éprises de réel. Aujourd’hui, le Colocataire est parti pour un mois entier. Il a pensé à tout, il a laissé un double des clés à son travail pour si jamais un jour j’oublie les miennes, j’ai son numéro en Europe et son mail pour si j’ai besoin, il m’a montré la petite boutique pour aller payer Internet d’ici quelques semaines, et il avait acheté un gâteau aux raisins qu’on a partagé en buvant un café au lait dans les minutes qui lui restaient. Il m’a demandé ce que j’allais faire d’octobre. Alors, une fois qu’il est parti, j’ai pris deux feuilles blanches, et j’ai commencé une longue liste.
D’habitude, mes tirets de liste font un ou deux mots. Là, j’ai fait des phrases entières, il y a des choses de l’ordre de l’envie et d’autres de l’ordre du devoir, et encore d’autres que je n’arrive pas à classer parce que je dois les faire mais j’ai hâte de m’y atteler. Boutique amphigourique. ETC-ISTE.