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Deux Roms blessés après une expédition punitive contre leur campement. ROMS • “Il y a en France un racisme anti-Roms” Le député-maire UDI Gilles Bourdouleix sur les gens du voyage : "Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez..." Confronté à l'occupation d'un champ à Cholet (Maine-et-Loire) par les gens du voyage, le député-maire UDI de la ville, Gilles Bourdouleix, a lancé devant un journaliste du Courrier de l'Ouest : "Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez".

[Mise à jour] >> Gilles Bourdouleix précise au Lab avoir dit "Si c'était Hitler, il les tuerait tous ici". La scène se passe sur un champ, à Cholet, près du parking d'une discothèque et d'un stade, le long de la route de Nantes. Un champ occupé par 150 caravanes de gens du voyage, provoquant la colère du maire, qui menace de démissionner et en appelle au préfet pour faire évacuer le terrain. Gilles Bourdouleix qui s'est rendu sur place, protégé par des policiers, pour une rencontre musclée avec les gens du voyage.

On peut ainsi lire dans les pages Maine-et-Loire du Courrier de l'Ouest (article payant) ce lundi 22 juillet : Vous faire traiter de Hitler, vous croyez que c’est agréable non ? Gilles Bourdeleix avait déclaré : Avec Jérémy Gabert. Un élu marseillais UMP prône la violence contre les Roms. Par Francetv info avec AFP Mis à jour le , publié le Ça ressemble à un appel à la violence et il émane d'un élu de la République. Samedi 8 juin, un conseiller général et municipal UMP de Marseille (Bouches-du-Rhône), Didier Réault, a appelé sur Twitter à jeter des cocktails Molotov sur des campements Roms de la ville. Il réagissait à un article d'Europe 1, qui annonçait que trois cocktails Molotov avaient été jetés, sans faire de blessé, dans la nuit de jeudi à vendredi contre des caravanes occupées par des familles Roms à Hellemmes (Nord), près de Lille. Dans ce tweet, Didier Réault écrit : "Bientôt à Marseille pour la même action. " Largement pris à partie sur Twitter, l'homme politique n'a pas remis en question son tweet mais parlé d'une "exagération de la critique" quand ses détracteurs ont souligné qu'ils s'agissait d'un "appel au meurtre".

La veille, le concurrent UMP du maire sortant Jean-Claide Gaudin, le député Guy Teissier, était venu rendre visite aux résidents de la Capelette. Hellemmes : des cocktails Molotov lancés contre le camp des roms. Trois cocktails Molotov ont été lancés ce vendredi vers 2h 30 du matin sur un village d’insertion de familles roms. Par chance, il n'y a aucun blessé mais les familles ont eu très peur. Par Alain Méry Publié le 08/06/2013 | 11:55, mis à jour le 08/06/2013 | 16:10 © F3NPDC Une famille de roms qui s'installent sur le terrain d'Hellemmes en décembre 2012 Ce vendredi vers 2 h 30 du matin, une voiture s’arrête à proximité du village d’insertion des Roms d’Hellemmes.

Les occupants profèrent des menaces contre les villageois puis lancent trois cocktails Molotov. Les engins atterrissent près d'une caravane mais n’explosent pas. Une chance car à proximité il y a cinq enfants dont un bébé de six mois. En décembre 2012, une équipe de France3 avait rencontré les familles lors de leur installation. installation familles roms à Hellemmesen décembre 2012 installation familles roms à Hellemmes en décembre 2012 Vendredi après-midi, le maire Frédéric Marchand est venu apporter son soutien.

"La journée des voisins.": Les Roms aussi? Communiqué de presse de Latcho Rom Strasbourg, le 31 mai 2013, 17h « La Journée des voisins », dans les campements de Roms à Strasbourg. Des familles de Roms, revenues de Roumanie, après la Pâques orthodoxe, ont découvert que leurs baraques au campement Petite Forêt, le long de la bretelle d'autoroute de Hautepierre à la route des Romains, avaient été détruites pendant leur absence, sur ordre du Préfet du Bas-Rhin. Elles s’apprêtaient à les reconstruire grâce à un don de Emmaus-Mundolsheim qui stockait plusieurs anciens chalets de Noël, du Christkindelsmärik. Mais l'opération de reconstruction a été interrompue hier en fin d'après midi, suite à la visite d'une quinzaine de policiers menaçants.

D'après des témoignages, recueillis ce matin, de personnes déjà installées depuis plusieurs années, les policiers auraient menacé de détruire leurs propres cabanes si de nouvelles installations se construisaient. Parmi les familles revenues cette semaine, l'une d'elle a deux enfants d'âge scolaire. La France construit sa politique anti-Roms sur des cadavres - Incendie meurtrier. Dans la nuit du 12 au 13 mai, un incendie a ravagé une usine désaffectée de Lyon, où vivaient 200 Roms.

Bilan : trois morts. Pour des « raisons de sécurité », l’électricité avait été coupée quelques jours auparavant, obligeant les habitants à s’éclairer à la bougie. Face à la souffrance des familles endeuillées, Manuel Valls n’apporte aucun réconfort. Et promet de continuer sa politique de démantèlement et d’évacuation des campements. En photo : superbe reportage sur les bidonvilles de Lyon par Franck Boutonnet / Collectif Item Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les Roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles.

Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. Aucun mot, aucun regard Carenco. Philippe Alain. Roms : Valls condamné pour violation des droits fondamentaux. La défense des plus démunis de nos concitoyens vient de coller un magnifique râteau au Sinistre de l’Intérieur (Valls Manuel, Parti socialiste moral), pour ses destructions de camps de Roms. La préfecture du Rhône est condamnée pour une violation grave des libertés fondamentales… (Tribunal Administratif de Lyon, référé, 4 avril 2013, n° 1302164). L’histoire est remarquable par la brutalité du ministère de l’Intérieur et par la qualité de la réaction. Ça démarre ce jeudi 28 mars, avec l’arrivée des cars de CRS et des bulls pour démanteler un camp de Roms installé à Villeurbanne (Parti socialiste bobo). Les maisons de 12 familles sont rasées par les bulldozers et cinquante personnes, dont vingt-cinq enfants, se trouvent à la rue, c'est-à-dire jetées dans le froid.

Mais peu importe… La préfecture applique la haute pensée de Valls (Accro aux white et aux blancos) : on met à exécution les décisions de justice. Et ben non, pas de chance, tout s’est enrayé. La vraie vie. Leader Price interdit aux chiens et aux Rroms. Il n'y a pas de panneau "Interdit aux chiens et aux Rroms", parce qu'on n'interdit l'accès qu'aux Rroms. Témoignage d'un client du magasin: Mercredi 10 avril 2013 A Saint-Denis Porte de Paris, une dizaine de personnes attendent à l’entrée du magasin Leader Price. L’entrée leur est interdite. Pourquoi ? Parce qu’ils sont « Roumains » me dit le vigile. Ainsi, ceux qui ont le faciès « roumain » restent à l’entrée, avec les sacs et les animaux. Julien R. Les roms : une nation sans territoire ? (Troisième partie) Partie précédente En 1895, un recensement, entrepris par le ministère de l’Intérieur, dénombra sur le territoire français [1] « quatre cent mille vagabonds et vingt-cinq mille nomades en bande voyageant en roulotte ».

Les parlementaires décidèrent de soumettre cette population « potentiellement dangereuse » à un contrôle policier serré. Une loi du 16 juillet 1912 instaura un carnet anthropométrique pour les nomades, véritable titre de circulation sur lequel figuraient photos d’identité et empreintes digitales. Ce carnet devait obligatoirement être présenté dans chaque commune qui, conformément à cette même loi, pouvait refuser le stationnement. À la situation difficile des temps de paix succéda celle, intenable, des temps de guerre.

En octobre 1939, les Roms furent assignés à résidence par les autorités républicaines soupçonnant en eux une possible « cinquième colonne ». Et de conclure : L’internement fut d’abord confié aux préfets entre octobre 1940 et novembre 1941. Les roms : une nation sans territoire ? (Deuxième partie) Face à la permanence de la politique anti-roms, quelques réalités doivent plus que jamais être rappelées, sur une population méconnue, invisibilisée ou stigmatisée, et soumise comme peu d’autres à des politiques d’État particulièrement violentes. C’est à ce rappel salutaire que participe le texte qui suit, initialement paru dans la revu anarchiste Réfractions, que nous remercions de nous autoriser cette republication.

Première partie S’il est un peuple pour qui la phrase de Proudhon concernant le rôle répressif de l’État aurait pu être écrite, c’est bien les Roms. Les exemples de politiques d’assimilation forcée, de bannissement ou de criminalisation sont légion, et le lecteur pourra trouver de nombreuses informations à ce sujet dans l’ouvrage de Jean-Pierre Liégeois déjà cité. Des historiens (et surtout des historiennes) tentent depuis quelques années de retracer et d’analyser les relations des Roms avec les sociétés environnantes. Dernière partie : « La France, pays du droit des roms ? Les Roms : une nation sans territoire ? (Première partie) Consacrer un article aux Roms nécessite au préalable une mise en garde contre deux écueils. Il serait tentant, d’une part, et encore plus dans le numéro d’une revue anarchiste consacré au fédéralisme, de présenter la ou les sociétés romanis comme des modèles de fonctionnement non étatique au sein desquels les individus jouiraient d’une totale liberté.

C’est là une vision romantique aussi erronée que celle présentant les Roms comme des « voleurs de poules ». Comme dans de nombreuses autres sociétés, l’exploitation, le patriarcat, le contrôle pesant du groupe sur l’individu existent et ne peuvent être ignorés. D’autre part, le danger, qui n’est pas propre aux anarchistes celui-là, serait de considérer les populations romanis comme plus marginales, plus inorganisées que les autres populations, leur niant ainsi toute culture et toute organisation sociale propre. Pourquoi le terme de « Rom » ? Les Roms ont leurs propres dénominations pour se définir et se différencier. L’Europe au miroir des Roms (Quatrième partie) À l’heure où Manuel Valls poursuit la politique de « démantèlement des camps de roms » de ses prédecesseurs Hortefeux et Guéant, il nous a paru utile de publier le chapitre édifiant qu’a consacré le collectif Cette France-là à la discrimination et à la violence étatique que subissent, en France de manière particulièrement spectaculaire et brutale, mais plus largement dans toute la « Communauté européenne », des populations qu’en bonne logique, on accuse en même temps de tous les maux.

Partie précédente : L’argument « social » Le dispositif du village d’insertion a été expérimenté pour la première fois à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) en 2006. Il recouvre un processus en trois phases : dans un premier temps, une mission d’enquête sociale est confiée à une association (celle-ci doit se rendre dans un campement promis à la destruction et y sélectionner un certain nombre de familles qui vont pouvoir bénéficier du dispositif) ; L’Europe au miroir des Roms (Troisième partie) Partie précédente : « Les politiques européennes depuis 1989 » Le 1er janvier 2007, l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union européenne est effective. Selon le traité de Rome, les nouveaux citoyens européens devraient bénéficier de la liberté de circulation et ne plus avoir besoin de titre de séjour pour résider dans les autres pays adhérents.

En France, cependant, des dispositions pour poursuivre la politique de reconduite à la frontière des Roumains et des Bulgares ont déjà été prises. Le 22 décembre 2006, soit une semaine avant l’adhésion, une circulaire du ministère de l’Intérieur – suivie en mars 2007 d’un décret – précise les modalités d’admission au séjour et d’éloignement des ressortissants roumains et bulgares devenus européens. Or ce sont précisément les conditions d’accès à l’emploi que le dispositif transitoire rend difficiles à satisfaire.

Le motif de charge déraisonnable demeure cependant valable pour les séjours de plus de trois mois. L'Europe au miroir des Roms (Deuxième partie) À l’heure où Manuel Valls poursuit la politique de « démantèlement des camps de roms » de ses prédecesseurs Hortefeux et Guéant, il nous a paru utile de publier le chapitre édifiant qu’a consacré le collectif Cette France-là à la discrimination et à la violence étatique que subissent, en France de manière particulièrement spectaculaire et brutale, mais plus largement dans toute la « Communauté européenne », des populations qu’en bonne logique, on accuse en même temps de tous les maux. Partie précédente : « Nom pluriel, destin singulier » Tout au long de la guerre froide, les Roms d’Europe de l’Est ont été l’objet des politiques d’assimilation et de sédentarisation pratiquées par les démocraties populaires.

Toutefois, quand le mur de Berlin et le système soviétique s’effondrent, la précarisation se substitue rapidement à la normalisation forcée. Pour une fraction des Roms d’Europe orientale, souvent sédentarisés de très longue date, ces bouleversements entraînent le retour à la mobilité. Un camp de Roms évacué à Villeneuve-d'Ascq. Suite à une décision de justice, deux cents personnes étaient concernées par l'opération menée dans ce campement à Villeneuve-d'Ascq près de Lille jeudi matin.

Une trentaine de caravanes était escortée par des motards de la police. Ces derniers jours, plusieurs évacuations de camps de roms ont été organisées à Paris, mais aussi à Villeurbanne. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a réaffirmé mercredi sa volonté de démanteler avec fermeté ces lieux disséminés un peu partout en France. Le correspondant de RTL dans le Nord, Franck Antson, était sur place en direct. "Sarkozy ne nous a jamais expulsés, finalement, c'est le PS"Deux compagnies de CRS, 150 hommes environ, ont été mobilisées pour l'occasion.

"On est consternés", a déclaré Yann Lafolie, président de l'Atelier solidaire, membre du collectif Solidarité Roms, présent sur les lieux et "en colère". La communauté urbaine de Lille (LMCU) a mis en avant les problèmes de sécurité et l'afflux de ces populations dans l'agglomération. L'Europe au miroir des Roms (Première partie) À l’heure où Manuel Valls poursuit l’abjecte politique de « démantèlement des camps de roms » de ses prédecesseurs Hortefeux et Guéant, il nous a paru utile de publier le chapitre édifiant qu’a consacré le collectif Cette France-là à la discrimination et à la violence étatique que subissent, en France de manière particulièrement spectaculaire et brutale, mais plus largement dans toute la « Communauté européenne », des populations qu’en bonne logique, on accuse en même temps de tous les maux.

Environ un quart des Européens seraient mal à l’aise à l’idée d’avoir un Rom pour voisin. À titre de comparaison, seuls 6% ne seraient pas à l’aise vis-à-vis d’un voisin d’une origine ethnique différente en général [1]. Comme l’explique Jean-Pierre Liégeois, fondateur du Centre de recherches tsiganes : « Les Roms ne rentrent pas dans les idéologies nationales. Un peuple sans État de référence donc, ni ambassades pour entrer en négociation avec les autorités administratives. M. Copé, je vous tiens pour responsable des futures violences racistes contre les Roms. Une manifestation anti-Roms dégénère. Valls : «Les démantèlements de camps roms se poursuivront» Allô ? Non mais allô, quoi. T’es ministre de l’intérieur et tu connais pas la loi?