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Mémoire et histoire

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Une histoire de la mémoire, de l’Antiquité à nos jours. J.

Une histoire de la mémoire, de l’Antiquité à nos jours

Assman, La mémoire culturelle. Écriture, souvenir et imaginaire politique dans les civilisations antiques, Aubier, 372 p., 30 €. LDM intro. Histoire, Mémoire et Société (ISSN : 2261-4494) - Ce blog se propose tout d'abord de recenser et d'analyser les réminiscences régulières de la mémoire dans notre actualité. Il vise aussi à rassembler différentes interventions d'historiens, mais aussi d'au. Le champ de bataille des historiens. Au cours d’un colloque tenu à Lyon en 2001, le professeur Antoine Prost confessait avec ironie avoir cru, à la fin des années 1970, que l’on savait tout ce qu’il fallait savoir sur la Grande Guerre et que le champ des découvertes historiques en ce domaine touchait à sa fin.

Le champ de bataille des historiens

Une dizaine d’années plus tard seulement, l’approche de la Première Guerre mondiale est profondément bouleversée et même carrément révolutionnée par l’irruption de l’histoire culturelle après le long primat de l’histoire militaire et diplomatique puis de l’histoire sociale. Toutefois, même âprement disputées, les thèses autour desquelles s’organise le profond renouvellement historiographique doivent composer avec les logiques propres d’une mémoire « victimisante » qui se moque pas mal des conclusions scientifiques. Culture de guerre et « ensauvagement » des sociétés C’est dans ce contexte qu’est créé, en 1992, l’Historial de la Grande Guerre, à Péronne, sur les lieux-mêmes de la bataille de la Somme.

Le rapport Quelle mémoire pour les fusillés de 1914-1918 ? Au mois de juin dernier, M.

Le rapport Quelle mémoire pour les fusillés de 1914-1918 ?

Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, a demandé à M. Antoine Prost, président du conseil scientifique de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, un rapport sur la question des fusillés de la Grande Guerre. De retour des tranchées. Recensé : Christophe Prochasson, 14-18.

De retour des tranchées

Retours d’expériences, Paris, Tallandier, 2008. Quatre-vingt-dix ans après l’armistice de 1918, l’actualité éditoriale témoigne de l’engouement du public français pour l’histoire de la Première Guerre mondiale. 1914-1918 : retrouver la controverse. Jean-Yves Le Naour a proposé dans La Vie des Idées une étonnante lecture de la controverse qui agite, depuis quelques années, le champ des études historiques sur la guerre de 1914-1918.

1914-1918 : retrouver la controverse

Étonnante parce que, plutôt que de restituer les enjeux intellectuels de la discussion, il préfère, après d’autres, les résumer à une construction banalement binaire (consentement versus contrainte) qui ne ferait que masquer des « querelles propres au milieu universitaire », chacun des deux camps défendant son pré carré dans une opposition « artificielle ». Il est vrai que décrire un débat « embourbé » permet de valoriser les positions qui apparaissent au-dessus de la mêlée : l’auteur formule en conclusion le souhait d’une « paix de compromis » dont on ne sait évidemment pas – les enjeux en présence n’étant guère identifiables – de quoi elle pourrait bien être faite. L’« intendance des idées » Commençons d’abord par rappeler quelques éléments pour bien faire comprendre ce projet. La Résistance et les Français - La construction du mythe résistancialiste : identité nationale et représentations de soi à la Libération (Bretagne, 1944/1945) 1 Nora (P.) « Gaullistes et Communistes », Les Lieux de Mémoire III-1, dans Nora P.

La Résistance et les Français - La construction du mythe résistancialiste : identité nationale et représentations de soi à la Libération (Bretagne, 1944/1945)

(dir), Paris, Ga (...) 1« Toute la guerre a été, autant qu'une opération militaire et diplomatique, une opération de mémoire. Il s'agissait bien de laver la honte... de faire oublier la culpabilité générale de l'été 1940... de faire apprendre à un peuple d'attentistes, de prisonniers, de débrouillards, la leçon de son propre héroïsme »1. 2 Rousso (H.), Le syndrome de Vichy, Paris, Seuil, 1987, 414 p. 2En présentant l'écart réalisé entre la mémoire et l'histoire de l'Occupation, considéré comme une entreprise de déculpabilisation, P. La Résistance et les Français - Construction des mémoires collectives dans l'Eure : enjeux et protagonistes (1944-1954) 1 Namer (G.), Mémoire et société, Klincksieck, 1987, 242 p. ; Papp (j.), Mémoires de la Seconde Guer (...) 2 Rousso (H.), Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, Points/Seuil, 1990, 418 p. 1La décennie de l'après-guerre présente un intérêt particulier pour une approche de la mémoire résistante.

La Résistance et les Français - Construction des mémoires collectives dans l'Eure : enjeux et protagonistes (1944-1954)

Avec la renaissance des libertés publiques, c'est alors que les débats mettent à jour les fractures et les solidarités issues des épreuves, « la récurrence ultérieure des crises du souvenir prend sa source dans ces années-là »2. 3 Bulletin des Compagnons de la Résistance normande (CRN), n° 7, 1948, M.