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Berlin la Nuit : Guide de Survie
« Tant que t'as pas essayé, tu peux pas comprendre », une phrase qu'on vous aura sans cesse rabâchée, sur des milliers de sujets, à des milliards d'occasions, et au final, souvent de façon mécanique, sans que vous puissiez comprendre pourquoi. Jusqu'au jour où un taxi à fort accent turc vous dépose, au beau milieu de la nuit, en plein no man's land de Berlin Est, les pieds dans la boue froide, entre une grue, deux punks défoncés et un parking de supermarché. Glauque ? Sinistre ?Après avoir écrit un post destiné à dépeindre la psychologie complexe des parisiennes , j’ai reçu de nombreuses plaintes émanant de lectrices franciliennes s’indignant de ne pas du tout se reconnaître dans le portrait dont je me suis humblement acquitté. Ces demoiselles déploraient pour la plupart l’amalgame qui les assimilent de facto à des gorgonnes à frange intégralement vêtues en The Kooples et m’enjoignirent d’évoquer ce qui fait leur diversité. Je tiens donc à m’excuser solennellement auprès de vous mesdemoiselles: il n’ y a pas une parisienne (irréductible, monolithique et imbuvable) comme j’ai pu le laisser entendre par le passé, mais une infinité de parisiennes.
Ode à la parisienne, suite et fin. « C'est La Gêne
Je sais, c’est dur. Vous ne rêvez que d’une chose -avoir du succès sur Facebook- mais vous ne savez pas comment vous y prendre. Tous vos amis ont droit à des dizaines de likes, des comments à gogo, des demandes d’amis à ne plus savoir quoi en faire, tandis que vous croupissez avec un misérable poke datant d’il y a plus de six mois. Pas de panique, C’est La Gêne est là pour vous venir en aide : grâce à ces 10 leçons aussi simples qu’efficaces, vous deviendrez en quelques semaines un véritable virtuose de la coolerie facebookienne.
Comment cartonner sur Facebook en 10 leçons. « C'est La Gêne
Un chef-d'œuvre pasolinien
Ha ça on peut dire que tu l’auras attendue cette toute niouvelle troisième saison de Pasolinien — comme disent les jeunes — oui toi mon SEUL fan qu’il me reste, assis tout au fond de la classe tel un cancre des impernets, les cuisses fermes zé velues blotties contre la fonte brûlante du vieux radiateur de ta salle de classe, te décrottant machinalement les narines d’un air de ne-pas-y-toucher. Moi, clochard céleste barbidu, sale, alcoolique, hirsute et néanmoins OWNISCIENT, de ma Forteresse de Solitude, my own private Barad- DURRR je te contemple de mon unique œil ON FIRE tel un Sauron du LOL souffrant d’une fort vilaine conjonctivite virale, tour à tour ému, tour à tour touché, tour à tour consterné par le spectacle ô combien désolant de ta désinvolture mon cher et tendre petit branleur réticulaire.Trois bouclages simultanés, des projets à ne plus savoir quoi en faire et juste ce qu'il faut de microbes et d'imprévus pour venir déclencher une guerre thermonucléaire totale dans un emploi du temps déjà sévèrement encombré : oui, une fois de plus, le nouveau New Noise aura été délivré dans la douleur et c'est finalement très bien comme ça. Un numéro où j'ai finalement assez peu parlé de musique puisque, hormis la Mirror Mixtape de The Men, un Listener's Digest consacré aux Misfits et la chronique du Devotion de Kap Bambino, il a surtout été question d'illustration et de graphisme, avec, outre l'inévitable Fight For Your Art , une longue interview de Joseph Ghosn dans le cadre de l'exposition Visages (dont j'avais déjà parlé ici ), un papier sur l'énigmatique et scandaleusement méconnu G. et un portfolio des dernières réalisations d'Andy Votel pour les génialissimes Demdike Stare .
J'irai verser du Nuoc-Mam sur tes tripes
Music Blogs
Un blog qui n'a rien à voir avec la choucroute — ChoucrouteGarnie
Il est des moments dans la vie où il faut savoir s’effacer. Des moments simples où, chacun doit reconnaître qu’il n’est guère raisonnable de traiter d’un sujet tant autrui l’a déjà fait avec brio ; dès lors, il n’y a plus qu’à poser genou à terre et à laisser ces maîtres s’exprimer en quelques puissantes maximes, résumant en une poignée de caractères ce qui était jusqu’alors, sous votre crâne bouillonnant, un sentiment flou sur lequel vous ne parveniez pas à mettre de mots. Il n’y a pas de honte à reconnaître son infériorité, quand la supériorité d’autrui quitte le domaine de la simple impression pour rayonner sous l’astre de l’objectivité. Aujourd’hui, je laisse donc cette introduction à quelques grands journalistes, dont le propos, j’en suis sûr, saura toucher votre coeur, tant par sa concision – rare en ces lieux – que par sa qualité.
Le blog d'un odieux connard
Certains se demandent peut-être où j'en suis, six mois plus tard. Et bien je suis toujours aussi grosse, peut-être même plus ! En fait il y a à peu près trois mois j'ai définitivement rompu avec ma balance. Certains diraient que je suis une fiotte, peut-être ont-ils raison.
HackLove V1.0 - Irène M.
FUN, CULTURE & POP
Les Internets | Étude des icônes de la culture web, par Vincent Glad
Abstrait ≠ Concret
Longtemps, j’ai vécu avec l’idée fixe qu’il fallait aller absolument en Islande parce qu’il devait forcément s’y produire une sorte de révolution culturelle, à commencer au sein de la jeunesse. Un an avant, l’Islande s’était mangée dans la gueule la crise économique la plus violente de son histoire, un séisme qui en l’espace de quelques semaines embrasa tous les recoins et toutes les âmes de ce petit pays de 320 000 habitants. L’histoire est on ne peut plus banale. Pendant une quinzaine d’années, de 1991 à 2004, le Parti Indépendant – la droite du pays – sous l’impulsion du Premier ministre David Oddsson, libéralise tout ce qui peut l’être, à commencer par la pêche, l’énergie et les capitaux. Quand Oddsson laisse sa place de Premier ministre, c’est pour prendre la tête de la banque centrale du pays dans la foulée.POURQUOI FACEBOOK VA TRANSFORMER L’INDIVIDU EN PUTE SOCIALE
Facebook – et les réseaux sociaux par élargissement – ont largement prouvé au cours de la dernière décennie qu’ils avaient une prise sans cesse croissante sur nos existences. Au delà des traditionnels relous resurgis du passé qui se révèlent être parfois de putain de casse-couilles, les implications massives sur le réel peuvent être surprenantes. Les Anglais – jamais les derniers en matière d’évolutions sociales foireuses – ont ainsi pu constater un étonnant retour des cas syphilis directement imputables à des actes fornication post-drague facebookienne ou s’insurger contre le mec qui vendait de l’alcool à domicile à des mineurs via un truc aussi con que sa page de profil.Comme expliqué dans l’article précédent , les vingt-quatre heures à venir seront intégralement passées à regarder une télévision à des fins de pure exploration sociologico-journalistique. Difficile de prévoir l’issue si ce n’est qu’à priori, je risque d’avoir fortement mal à la tronche, malgré les munitions en tout genre prévu pour surmonter la pénibilité de la chose. Le live ci-dessous se lit de bas en haut, ce qui signifie que les éléments les plus récents sont en haut de la page. L’heure devrait vous aider à y voir clair de toute façon. Pensez à recharger la page régulièrement, suivre éventuellement le twitter et n’hésitez pas à pourrir l’ensemble avec vos commentaires graveleux. Nous sommes le mercredi 15 juillet 2009.
24H DEVANT LA TELEVISION: LE LIVE
Parmi la multitude de questions sociétales sur lesquelles n'importe quel individu sensément constitué possède une opinion, s'il est en une qui ne cessera de diviser aussi longtemps qu'elle existera, c'est bien celle de la télévision. Chacun y va allégrement de son petit couplet, les uns défendant généralement les bienfaits relaxant du poste là où les autres ne s'embarrassent pas tellement d'artifices rhétoriques décrétant simplement que la télévision, c'est de la merde. Faisant tant que possible abstraction de plus de deux décennies de pratique télévisuelle, j'ai modestement entrepris de trancher le débat une fois pour toutes en m'infligeant de mon plein gré vingt-quatre heures consécutives de télévision, le cérémonial Journal de 20 Heures donnant le top de départ et de fin. De la télé-réalité trash aux débats parlementaires en passant par les films érotiques nocturnes de la TNT ou les interminables rediffusions de soap opéra pour teenagers, j'ai infligé l'horreur à mon cerveau.

