Le 8 mars ? Merci Lénine ! | Olim et nunc. Chers collègues bien intentionnés qui nous offrent des fleurs parce que c’est notre journée, chers journalistes armés de jolies formules galantes, chers potaches qui se réjouissent déjà de dégainer leurs blagues sexistes-mais-au-second-degré, chers publicitaires qui s’échinent à nous faire des ristournes sur les cours de maquillage, On l’a assez dit et répété, ingrates que nous sommes : non, le 8 mars n’est pas la journée de la femme mais bien la journée internationale des droits des femmes. …Sauf que, lorsqu’on se rend sur la page des Nations Unies, qui ont officialisé l’évènement en 1977, on réalise que contrairement aux annonces par exemple du gouvernement français, l’intitulé officiel en français est “Journée internationale de la femme”.
En anglais, c’est – un peu – mieux : International Women’s Day, au pluriel, donc. De fait, force est de constater que les droits n’entrent pas toujours dans le nom officiel de la journée. Le 8 mars est né des luttes. Imprimer ce billet. Sainte-Catherine, l’anti-catherinette | Olim et nunc. Le hasard fait bien les choses… En déplacement à Arras, lors d’une balade au musée des Beaux-Arts, je tombe sur la petite statue d’une jeune femme au visage de poupée et au regard étrangement fixe, à la fois distant et mélancolique. Cette statuette flamande du XVIe siècle représente Sainte Catherine, ou plus exactement Catherine d’Alexandrie. Mais avant de vous parler de son histoire peu commune, laissez-moi revenir sur les catherinettes que l’on célèbre demain. Ce qui se cache derrière les catherinettes Reliquat d’une coutume médiévale consistant à placer chaque année pour les jeunes filles célibataires une nouvelle coiffe sur la statue de la sainte – d’où l’expression « coiffer Sainte-Catherine », la fête traditionnelle évolue à la fin du XIXe siècle pour ne concerner plus que les jeunes femmes de plus de 25 ans.
Une coutume visant à intimer aux excentriques de rentrer dans le rang comme il en existe bien d’autres. . « Sainte Catherine, aide-moi. Une tradition qui perdure Le 25 novembre. 1789, Les Amants de la Bastille : paillettes et Révolution française « Olim et nunc. 1789, Les Amants de la Bastille, pour ceux qui ne connaissent pas encore, est un projet de comédie m usicale produit par Dove Attia et Albert Cohen (un autre). Dove Attia, que vous avez peut-être eu la joie de croiser en zappant sur A la Recherche de la Nouvelle Star, a commis toutes les grosses productions musicales à sujet plus ou moins historique de ces dernières années : Les 10 Commandements, Le Roi Soleil et Mozart, l’Opéra Rock, entre autres. Aujourd’hui, il s’attaque donc à 1789. Je parlais il y a quelques mois de chanson pop dans un but pédagogique, mais nous avons affaire aujourd’hui à du divertissement pur jus. Avec deux autres spectacles musicaux programmés sur le même thème, voici une excellente opportunité pour étudier comment la culture populaire – au-delà de l’aspect commercial de la production – se réapproprie l’héritage de la Révolution française.
Nous sommes en France au printemps 1789, la famine, le chômage dévastent les campagnes et les villes. Imprimer ce billet. Olim et nunc. Visions stéréotypées de l’islam en Occident, comment les contrecarrer et élaborer une stratégie communicative pour redorer le blason des musulmans.