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Parti Pirate

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Parti pirate : «Nous avons beaucoup de propositions concrètes et qui ne coûtent rien» En Allemagne, le Parti pirate vient de rafler 7,6% des voix en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Et fait donc son entrée dans un quatrième parlement régional. Un score qui fait suite à d'autres bons résultats, notamment à Berlin. De quoi faire saliver le mouvement français, encore balbutiant, qui revendique un peu plus de 400 membres dans toute la France.

Le Parti pirate a décidé de s’immiscer dans la bataille des législatives, avec 102 candidats déclarés. A quoi ressemblent les membres du Parti pirate? Nous sommes souvent caricaturés comme un parti de «jeunes» mais beaucoup de gens chez nous ont plus de 20 ou 30 ans! Comment est financé le Parti pirate? Nos moyens sont très limités alors chacun s’organise comme il peut. Qu’attendez-vous des législatives de 2012 ? Nous avons peu de chances d’obtenir des élus. Dans votre programme, vous parlez des libertés fondamentales sur Internet, de la transparence de la vie publique ou encore de l’indépendance de la justice. Célia LEBUR. La licence globale : une non-solution à un non-problème. Nous relayons aujourd'hui la traduction d'un article de Christian Engström, eurodéputé du Parti Pirate, sur la licence globale.

Le Parti Pirate souhaite la décriminalisation du partage sans contrepartie, et si nous sommes favorables à la mise en place de mécanismes de soutien aux auteurs et aux artistes, nous pensons que la licence globale n'est pas une bonne solution. Merci à Romain Rivière d'avoir réalisé cette traduction. La licence globale, ou une taxe sur la bande passante pour donner de l’argent aux ayant-droits, est une idée dans l’air depuis au moins une dizaine d’années, mais qui n’est jamais devenue réalité.

Il y a une raison à cela. L’idée semble faussement simple et probablement attirante quand vous l’entendez pour la première fois, mais lorsque vous commencez à l’examiner en détail pour formuler une proposition concrète, vous devenez conscient des problèmes. Collecter l’argent est une première chose. Les diffusions télé et radio : donner aux riches Des milliards pour le porno. Die Frage on3-radio // Kann man die Piraten wählen?

Du Lavoir moderne au Parti pirate. Dès 19 heures ce dimanche, le Lavoir Moderne Parisien accueille la «Party pirate», chacun pourra y suivre l’annonce des résultats de l’élection présidentielle et discuter de l’avenir du lieu, de celui du Parti Pirate et de celui du pays. C’est Hervé Breuil, ancien directeur du Lavoir Moderne Parisien (LMP), qui est à l’initiative du projet. Après avoir démissionné de son poste en janvier, il continue son combat pour une «culture démocratique» en s’engageant en politique. Il est candidat aux législatives pour le Parti Pirate, dans la 17e circonscription (les quartiers de la Goutte d’Or et de la Chapelle à Paris). Son objectif : sauver le Lavoir Moderne, après la fermeture de deux autres lieux qu’il a contribué à créer, le Comptoir Africain et l’Olympic.

Un «labo» en difficultés «Ça me crève le cœur de voir ce lieu comme ça.» Le Lavoir Moderne est en train d’être vendu «vraisemblablement à un promoteur privé» croit savoir Hervé Breuil. Politique pirate. A Berlin, le butin inattendu des Pirates. Roger est un bon gros placide. A 28 ans, lunettes, jeans et une jeune épouse adepte du jeu en ligneWorld of Warcraft, il ne s’anime que si la conversation dérive sur le Net. Protection des données, liberté de circulation, dangers de Facebook… Lâché sur ce terrain, Roger est intarissable. Dimanche, ce passionné d’informatique et DJ à ses heures a voté pour les «Pirates», comme 8,9% des électeurs de Berlin (3,4% à Berlin aux dernières législatives). Le parti aux allures de mouvement de jeunes, né en Suède en 2006, entrait ainsi pour la première fois dans un parlement régional allemand.

Dans le quartier alternatif de Kreuzberg, les Pirates ont fait une pointe à 14,2% des voix, deux fois plus que la CDU d’Angela Merkel ! Gratuité. De fait, les électeurs apprécient surtout le style des nouveaux venus avec une campagne insolente, drôle et peu coûteuse (40 000 euros contre 1,7 million pour le SPD) entièrement conçue en interne. Abstention. Nathalie VERSIEUX Berlin, de notre correspondante.