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Économie de l'attention

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Cet article captera-t-il votre attention. L'économie de l'attention Yves CITTONAcheter Si vous lisez ceci c'est que, d'une manière ou une autre, cet article a attiré votre attention.

Cet article captera-t-il votre attention

Peut-être est-ce son titre, ou encore son chapô. Peut-être est-ce aussi dû à son image d'illustration, ou encore au fait qu'il se trouve en bonne place sur la page d'accueil du site que vous visitiez. Ou peut-être est-ce parce que votre moteur de recherche vous y a emmené Voilà autant de stimuli de captation de votre attention possibles, auquel votre cerveau, consciemment ou non, a été soumis. Economie de l'attention: de quoi parle-t-on? «Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible». Mais comme le note Yves Citton dans l'introduction de l'ouvrage, «depuis le milieu des années 1990, de nombreuses voix proclament le basculement – imminent ou en voie de réalisation – de nos économies «traditionnelles» vers une économie de l'attention».

Penser l'attention par la pluridisciplinarité. « Si c’est gratuit, vous êtes le produit » Quand vous ne voyez pas le service, c’est que vous êtes le produit ! La lecture de la semaine, il s’agit d’un article de l’hebdomadaire américain The Nation, il est signé par Ari Melber, journaliste et spécialiste des réseaux sociaux, il s’intitule “Le secret de la valorisation de Facebook”.

Quand vous ne voyez pas le service, c’est que vous êtes le produit !

L’occasion de revenir sur un événement largement commenté et dont nous avions dit quelques mots ici même. “Une chose manque dans tous les commentaires au sujet de la valorisation boursière de Facebook”, commence Ari Balmer. “Tout le monde sait à quel point l’entreprise est populaire, avec ses 845 millions d’utilisateurs, et à quel point elle marche bien, avec une valorisation potentielle à 100 milliards de dollars (soit 5 fois celle de Google quand il fut introduit en Bourse en 2004).

Mais qu’est-ce qui fait vraiment de Facebook une entreprise aussi rentable ?” Demande Ari Melber. C’est vous, répond-il. Zuckerbergthanks Le mot “volontaire” est, selon Melber, une façon plutôt gentille de voir les choses. Xavier de la Porte. Tristan Nitot : «Utiliser Internet, c'est accepter une forme de surveillance» INTERVIEW - Tristan Nitot, ancien président de Mozilla Europe et membre du comité de prospective de la CNIL, entend redonner à ses lecteurs un pouvoir d'action face à la surveillance.

Tristan Nitot : «Utiliser Internet, c'est accepter une forme de surveillance»

Les révélations au sujet de Yahoo! L'ont rappelé: les données personnelles, socle du modèle économique des géants du Web, peuvent être utilisées à des fins de surveillance. Dans un nouveau livre, « Tristan Nitot, ancien président de Mozilla Europe passé depuis chez Cozy Cloud, une entreprise conceptrice de solutions cloud qui se veulent respectueuses de la vie privée, analyse le phénomène et propose des pistes de réflexion pour renforcer nos libertés numériques.

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Danah boyd : Ce qu’implique de vivre dans un monde de flux. A la Web 2.0 Expo qui se tenait mi-novembre à New York, la sociologue danah boyd a, comme à son habitude, fait une brillante présentation sur les conséquences qu’il y a à vivre dans un monde de flux, notamment en commençant à en dresser la liste des limites.

danah boyd : Ce qu’implique de vivre dans un monde de flux

Explorons dans ses pas – partiellement, mais fidèlement -, son « Streams of Content, Limited Attention : The Flow of Information through Social Media » (Flux de contenus, attention limitée : le flot d’information dans les médias sociaux). Image : danah boyd sur scène à la Web 2.0 Expo à New York en novembre 2009, photographiée par James Duncan Davidson. Vivre dans des flux Nous vivons dans des flux, comme l’expliquait Nova Spivack, c’est-à-dire dans un monde où l’information est partout. « Cette métaphore est puissante », rappelle danah boyd. « L’idée suggère que vous viviez dans le courant : y ajoutant des choses, les consommant, les réorientant. » 4 fausses idées sur la révolution numérique 1. 2. 3. 4. Inattention ?