Sapir sur les résistants au TSCG. Hollande, la crise et le TSCG. Nicolas Dupont-Aignan sauve l'honneur. Pacte budgétaire: c'est l'Europe et la France qu'on assassine. Jacques Généreux invité de "C dans l'air" sur France 5. Sur le TSCG. Un appel condamnant le Traité européen dit TSCG, provenant d’économistes dont certains sont liés au Front de Gauche, m’a été soumis. Si j’en approuve de nombreux points, et en particulier la conclusion (l’appel à ne pas ratifier le TSCG), cet appel me semble devoir être source d’importantes confusions sur la situation actuelle.
C’est pourquoi je ne m’associerai pas à cet appel, que je publie néanmoins avec mes observations (en rouge). Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Avant la crise, l’UE dans son ensemble était globalement à l’équilibre. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. À nouveau, si le constat est exact, il est très incomplet.
F. En réalité, la hausse du chômage sera bien plus importante. Jacques Sapir. Pour l’économiste Benjamin Coriat, le Traité expose l’Europe à « l’austérité perpétuelle » | Bibliothérapie. A gauche du PS comme à droite de l'UMP, plusieurs partis brandissent l'étendard de la révolte contre le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Le Front de gauche appelle ainsi à manifester le 30 septembre à Paris contre L'Europe austéritaire, comme l'a qualifiée Jean-Luc Mélenchon. Le projet de loi de ratification du TSCG passe en conseil des ministres le 19 septembre avant d'être examiné le 2 octobre à l'Assemblée nationale.
Dans L'Europe mal-traitée (Les Liens qui libèrent), le collectif des Economistes atterrés dénonce ce "Pacte budgétaire" (l'autre nom du Traité) et son obligatoire "règle d'or" contre les déficits budgétaires. Nous avons demandé à l'un des auteurs, Benjamin Coriat, professeur d'économie à l'université Paris XIII, pourquoi ce traité entre pays européens, négocié par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, puis accepté par François Hollande, aggraverait, selon lui, la crise.
Ses réponses. D’abord elle n’a aucun fondement économique. TSCG: le pacte budgétaire met en place la règle d'or. Jacques Sapir rends hommage aux 70 députés qui ont refusé le TSCG. Soixante-dix députés ont osé voter contre le TSCG. Soixante-dix sur cinq cent soixante-huit votants, c’est peu. Soixante-dix contre quatre cent soixante-dix-sept qui ont voté pour, c’est peu. Mais soixante-dix qui, venant de tous les horizons politiques, ont osé se dresser contre les consignes d’état-major, contre l’intense pression médiatique, contre le conformisme, contre les petits calculs politiciens, contre la lâcheté servile, cela, en vérité, fait beaucoup.
Ce Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, contient trois mensonges pour le prix d’un. Quelle stabilité, quand on voit dans le rapport récent du FMI, posté sur ce carnet[1], que les mécanismes mis en oeuvre depuis 2010 n’ont fait qu’aggraver la crise ? Quelle stabilité encore quand on voit la dépression que connaissent certains des pays en crise ?
Quelle gouvernance enfin dans un Traité qui est en fait inapplicable et qui n’a pas d’autres fonctions que d’être violé à peine signé ? Non au pacte Merkozy. Ce n'est pas "la règle d'or", le scandale, c'est plutôt la décision de nos prétendus >représentants< de NE PAS ULTRA-AUGMENTER LES IMPÔTS DES ULTRA-RICHES. Ce n'est pas "la règle d'or", le scandale ! Le scandale, c'est plutôt la décision de nos prétendus >représentants< de NE PAS ULTRA-AUGMENTER LES IMPÔTS DES ULTRA-RICHES pour appliquer la règle d'or... Voici une synthèse tonique sur la Haute Trahison en cours (TSCG) : (Faites attention à l'erreur signalée par Magali en commentaire.) Commentaire : Selon moi, il y a quand même un OUBLI important dans cette sympathique vidéo : il aurait quand même fallu y faire remarquer que la règle d'or ne pose problème QUE PARCE QUE nos prétendus >REPRÉSENTANTS ÉLUS< (qui SONT notre vrai gros problème social, en fait) ont d'ores et déjà scandaleusement renoncé à ULTRA-AUGMENTER LES IMPÔTS DES ULTRA-RICHES, ce qui serait pourtant à la fois : Et puis pour les périodes futures, une fois équilibrés les comptes et apurée la dette publique en ayant repris leurs gros tas d'or à tous ces voleurs, tout déficit ne sera constitutionnellement possible qu'après avoir été validé... par référendum bien sûr !!!
Ah ! Étienne.