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Greek crisis: Le premier blogueur. « Tsiprologies » Les apparences et les humeurs du temps ont changé. Les médias, les « analystes », les « catastrophologues », les dignitaires de Bruxelles, le personnel politique des grands pays de l'U.E. ainsi que mon ami S.P. l'instituteur, ont mis la pédale douce. Les dépêches en temps réel et différé redeviennent « positives », les perspectives économiques « s'ouvrent enfin » selon la presse autorisée, et à la radio, on nous explique comment profiter des meilleures plages de Naxos, comme si de rien n'était. Il paraît que depuis Bruxelles, Berlin, Paris, ou depuis les salles des marchés, on se montre désormais compréhensif vis à vis de nous, maintenant que nous sommes devenus presque... raisonnables. Pas de nouvelles mesures immédiates en vue, car on laisserait passer l'été, plus un allongement de la durée pour ce qui est de nos « obligations vis à vis des créanciers ».

La Grèce sans courant. Mais Dimitri ne voulait plus rien entendre. Les employés de la branche hôtelière sont très inquiets. « Solidarité - Dignité - Désobéissance » L'été 2012 est le premier garantissant... la crise plus authentique que jamais, plus quelques bonnes surprises. Le mémorandum toujours en cours « d'approfondissement », on nous explique qu'une fois de plus ce le « gouvernement qui se trouve dans l'impasse » et non pas nous, chiffres à l'appui et bénéficiant de l'appui des chiffres on peut tout faire, maintenant on le sait.

L'actualité de ce mois d'Août s'accélère pourtant dans une certaine indifférence ou peut-être bien, parce que nous ne pouvons plus la suivre. Et à travers les brèves du jour on remarquerait « ces petites retraites qui deviendront encore plus petites, [car] il faut trouver 11,5 milliards d'euros toujours en réduisant des dépenses », par exemple.

Dans la région de Chalkidiki au Nord du pays, des habitants s'étaient réunis une fois de plus dimanche dernier, protestant contre la « mise en valeur » de leur espace forestier environnant, par les entreprises « Eldorado Gold » (Canada) et « Aktor » (Grèce). P.S. Un été « Alien » En ce mois d'Août, nous allons de surprise en rebondissement, car entre ses deux lunes les événements se télescopent. Puis les Cyclades décidément, font une fois de plus l'actualité des faits divers, invariablement issus de la crise ou ressentis comme tels. Après « l'ogre », voilà les braqueurs-assassins, toujours à Paros. À bord du ferry qui nous emmena depuis Syros au Pirée, cap vers le nord-ouest, toutes les postes de télévisions allumés, le deuxième drame de Paros tournait en boucle alimentant le gros temps et ses hypothèques sur notre futur immédiat. Se sentir finalement entouré... de tant de nouvelles tragiques et inquiétantes en provenance de la Cyclade d'en face par exemple, en plus de toutes les autres méritant évidemment encore notre attention, nous renvoie inexorablement à un état d'urgence permanent.

C'est ainsi que l'atténuation de ce qui reste de notre sens critique, est vraisemblablement une mutation de plus. Elle est déjà loin comme les Cyclades, loin de tout presque. « All about Eve » « Nos » dernières nouvelles deviennent de plus en plus brèves. Les médias poursuivant dans la quête de l'éphémère durablement accablant... et les informés décrochent aussi durablement. À quoi bon être mieux informé sur la « mise en vente » de la Banque Agricole pour quelque dizaines de millions d'euros lorsque ses actifs dépassent les 11 milliards d'euros, à quoi bon en apprendre plus sur hémorragie terminale de notre système de santé, lorsqu'on sait que les jeunes médecins quittent le pays maintenant par milliers vers l'Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et vers d'autres lotissements de la planète espérant tout simplement la survie (voir le journal satyrique To Pontiki, daté du 16/08).

Les « épiceries sociales », se multiplient, souvent à initiative des municipalités, comme à Loutraki, station balnéaire et ville thermale historique, selon le reportage du quotidien Kathimerin de ce vendredi. Mais jusqu'à quand et surtout comment ? Raisin de Corinthe. Les séquentialité dense en faits critiques et forcement de crise, dépassent cet été les “communes mesures” de jadis. Entre les mesures annoncées de la bancocratie troïkane par Samaras et ses autres His Master's Voice, l'effondrement du système de santé, et la stratégie holistique des faits devenus trop divers, les habitants d'ici, sur ce champ de tir de l'Union Européenne des Banques, subissent et véhiculent à la fois leurs propres mutations.

Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: Sur le barrage d'Achéloos. Thessalie, août 2012. Athènes en... poule position. Nous attendons la fin août, la fin de l'euro (pour la Grèce), la fin des médicaments (pour les Grecs) et Maria, l'épouse croyante du cousin Vassilis, elle attend en plus de tout cela... la fin du monde. Vaste programme ! Bien avant cette fin du monde pourtant, Vassilis a cru bon prendre un cochon “pour la viande de Noël prochain” réaménageant une partie de l'étable de son grand père, transformé “entre temps” en garage, sauf que cet “entre temps” qui a bien duré depuis la fin des années 1970 s'est terminé avec la crise. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: La poule.

Athènes, le 27 août. Floraisons extraordinaires. On a fait observer depuis longtemps que “(le) héros de la tragédie, emporté par son hubris, est évidement le peuple athénien (...)” (Cornelius Castoriadis, Thucydide, la force et le droit), et nous y sommes toujours et encore. Puis, des décennies durant, le despotisme culturel du Zeitgeist issu d'une certaine “spiritualité de masse”, a fini par dévorer tout sens critique et peut-être bien, tout sens. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: Manifestation. Été Indien. Août nous a quittés et avec, ses débris et ses deux lunes, dont la lune bleue du vendredi 31 août... très recherchée à travers notre quête de l'éphémère. Les historiens du futur devront littéralement déblayer ou fouiller dans le sable, pour enfin exhumer le véritable sens de ce terrible été 2012 et encore.

Vendredi dernier donc, nous nous sommes rendus entre amis au Cap Sounion pour la pleine lune, pour le temple de Poséidon, mais aussi, pour le concert organisé sur la falaise à proximité du site. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: “Le mendiant face aux grévistes”.

Athènes, le 31 août. Les îles à l'aube. Les habitués du café se réunissent chaque soir chez Marinos pour conclure une dernière fois sur l'avenir, avant de renter chez eux l'un après l'autre. Ce qui se résume à peu de choses près à la journée du lendemain et à ses prévisions. Les pêcheurs avaient certes scruté le ciel hier, mais pour avoir le cœur net, ils ont voulu aussi obtenir la confirmation de Marinos: “Tu as internet, vas consulter la page météo”. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: L'aube. Mythes ravageurs. Jour après jour, nous réalisons davantage, combien et surtout jusqu'à quelle synchronie historique, en somme récente, notre démocratie conservait encore ses chances.

Démocratie d'opérette certes, oligarchique, le cas échéant népotiste, en tout cas bourgeoise, c'est à dire et pour l'essentiel, issue de la Révolution Française. Pourtant, nous sommes déjà assez nombreux à la regretter sous l'Acropole, ce qui ne veut pas dire que notre doxa soit partagée par tout le monde. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: Athènes, le 19 septembre. L'Europe Fantôme. Les chefs Troïkans, ont quitté paraît-il précipitamment le territoire de notre baronnie vendredi soir le 21 septembre 2012. Les journaux et les écrans de l'éphémère, ont, une fois de plus, sonné les trompettes de l'imbroglio: on apprend alors que “Samaras résiste, la preuve: il n'y aurait pas d'accord finalisé entre le gouvernement et la Troïka”, ou sinon au contraire: que “tout serait suspendu aux élections américaines”.

Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: Affiche publicitaire. Athènes, septembre 2012. Noms d'oiseaux... Dans ce pays, jour après jour, nous nous éloignons (aussi) du silence. Ce silence dont le poète Elytis n'a cessé d'affirmer la nécessité: “ce n'est pas uniquement un phénomène acoustique, car par-dessus tout, le silence instaure de la distance”.

Elytis n'était et n'est pas le seul à stigmatiser, à combattre, ou à fuir, cette lente mais inexorable destitution du silence fondateur. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: Visite guidée. La récente ébullition athénienne n'est pas pour une fois, un de ces mythes médiatiques dont on a l'habitude. Car, aux “affaires” impliquant des politiciens du PASOK et de la Nouvelle Démocratie, à la “liste Lagarde” et au “blocage” dans les négociations entre les “nôtres” et la Troïka, s'ajoute depuis hier, le récent rapport économique signé Alpha Bank. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: Nettoyage de la plage de Kavouri.

Athènes, le 5 octobre. Cité interdite. La crise, c'est d'abord un temps fragmenté. Elle devient la trame des ruptures, des perturbations et des mutations multiples, lorsqu'elle ne débouche pas ouvertement à la conjoncture du chaos. Et en Grèce, tout indique que ces mutations, les nôtres, concrétisent déjà, l'union de la rupture et de l'incertitude.

Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: Athènes, le 8 octobre. Mémorandum III. Comparé à d’autres synchronies européennes, le temps événementiel grec est indéniablement plus rapide, insoutenable, voire écrasant. Sa densité en événements catastrophiques qui s’accumulent invariablement jour après jour atteint les sommets de l’inimaginable, pourtant réalisé. Et déjà, à la décharge de notre seul temps restant, c'est-à-dire, ce présent répété sans cesse dans l’urgence imposée comme sur un champ de bataille, les déchets de l’inacceptable envahissent l’espace social et d’abord dans nos villes. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: "Achetons grec", Supermarché,.

Athènes, le 25 octobre. L’insignifiant triomphant. Asphyxies structurelles. De profundis. Extrait. En amont du rêve. Décorations de saison. Dramma Lirico. Langue de bois. Clôtures. L’année enfumée. 2013 : Bonne chance et liberté. Jour de neige. Équipage subalterne. Ne tirez pas sur le… lampiste. Le dernier métro. Le muet et le parlant. Le fantôme du monde » Rues d'Athènes. Extrait. Au citoyen inconnu. Fraises de saison. Fête du travail. L'heure du fantôme. Sieste citoyenne. Plan B. Idéodromes de la crise. Mort subite. Requiem. Les ondes de la guerre.

AmERTume. Ogres d'Athènes. Dans une colonie. Nuits d'Athènes. “Privaticemos a Aristóteles” Le dernier match. Enterrements. De l'instrumentalisation soutenable. Le piège. Le lièvre et le logos. Extrait. Cartons d'automne. Extrait. Traversées. Extrait. Esprits ordinaires. Europe. Extrait. L'article 458A et le sang. Euronews / 17 novembre 2013. Petites fournitures en grève.

ERT la deuxième mort. Du non-droit mal payé. Le régime de l'insignifiant. La liste de la Troïka. Extrait. L'effondrement. La nouvelle boucherie. Terrorismes et barbarie. Risque placé. Averses. Risque placé. Patrie d'échecs. Néo-Europe et la mutation grecque. Départs. Cinéma d'été. Août 14. Choux de Bruxelles. Extrait. Tempêtes. Funeste futile. Extrait. Des extrémismes.

La dignité en marche. Extrait. Extrait. Extrait. Extrait. Extrait. Ταινία ΝΑ ΜΗΝ ΖΗΣΟΥΜΕ ΣΑΝ ΔΟΥΛΟΙ (Aύγουστος 2013) Yannis Youlountas.