background preloader

Covid19 - Relance économique ( verte ?)

Facebook Twitter

Le Pacte vert résistera au coronavirus, promet la Commission européenne. N'en déplaise à ses détracteurs qui espèrent voir le Pacte vert tué par le coronavirus, la Commission européenne veut que ce projet phare, présenté comme la nouvelle "stratégie de croissance" de l'UE, fasse partie intégrante de la relance.

Le Pacte vert résistera au coronavirus, promet la Commission européenne

Il y a "un réel danger à ce que la crise du Covid-19 fasse dérailler les efforts climatiques de l'Union", estimait fin mars l'analyste du European Policy Centre, Sofia Lopez Piqueres. Les dirigeants "vont devoir jongler avec la crise du Covid-19 et la récession attendue, et avec la crise climatique, plus latente". Et ce, alors même que la plupart d'entre eux sont "politiquement incapables de gérer plus d'une urgence à la fois", jugeait-elle. Climat, agriculture, transports… Le « green deal » tous azimuts de la Commission européenne.

Ursula von der Leyen en a fait sa priorité.

Climat, agriculture, transports… Le « green deal » tous azimuts de la Commission européenne

Mercredi 11 décembre, dix jours après son entrée en fonctions, la présidente de la Commission a dévoilé devant le Parlement européen le « green deal » qui doit être la pièce maîtresse de son mandat. Une manière de tourner la page des crises qui ont jalonné la mandature de son prédécesseur (Grèce, migration, Brexit) et de donner un nouveau projet à l’Europe, à l’heure où la croissance ralentit. Le « green deal », « c’est notre stratégie de croissance », a lancé Mme von der Leyen. Lire la tribune : « Un “green deal” européen pour ralentir le réchauffement de la planète » Elle a comparé ce moment dans l’aventure européenne à celui qui, il y a 70 ans, a débouché sur la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et les débuts de la construction communautaire. « Aujourd’hui, il s’agit de réconcilier l’économie avec la planète », a-t-elle expliqué.

Le coronavirus met le Green Deal européen à l’épreuve. Le Green Deal n’est plus la priorité numéro un de la Commission européenne.

Le coronavirus met le Green Deal européen à l’épreuve

La lutte contre les ravages sanitaires et économiques de l’épidémie de Covid-19 l’a supplanté. Et, si personne n’est aujourd’hui capable de dire ce qu’il restera de cette ambition dans quelques mois, les prochaines semaines seront déterminantes. Le programme de travail revisité que l’exécutif communautaire doit publier fin avril, pour tenir compte justement des méfaits du coronavirus, constituera un premier test grandeur nature. Mais il est déjà acquis que le Green Deal ne sortira pas indemne de cet exercice.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Climat, agriculture, transports… Le « green deal » tous azimuts de la Commission européenne Des piliers de ce qui était le cœur du projet d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, sont aujourd’hui en suspens. Coronavirus : "Face à cette crise, la notion de relocalisation ne suffira pas" LA TRIBUNE - La crise du coronavirus est souvent interprétée comme une crise de la mondialisation.

Coronavirus : "Face à cette crise, la notion de relocalisation ne suffira pas"

Partagez-vous ce point de vue? ARNAUD FLORENTIN - Je ne sais pas si cette crise remet vraiment en cause la mondialisation. Mais elle montre sans doute la vulnérabilité de ses modes de fonctionnement: des chaînes d'échanges internationales où quelques pays concentrent la production, fondées sur des flux tendus, et où les produits parcourent des distances très importantes. J'ai récemment calculé qu'en moyenne, à vol d'oiseau, la distance entre producteurs et consommateurs est de 6.700 kilomètres. Et elle se situe entre 6.500 et 7.000 kilomètres pour quasiment tous les produits, qu'ils soient alimentaires, textiles etc. Quels effets pourra-t-elle donc avoir sur ce modèle de développement? La "nouvelle" question qu'on découvre est celle de la résilience. S'agit-il de "relocaliser" l'économie? Lire aussi: Alimentation : "Les industriels retrouvent leur raison d'existence"

GRAND ENTRETIEN. Valérie Masson-Delmotte, climatologue, dessine l'après-coronavirus : "Il va falloir du courage politique pour éviter les vieilles ficelles" Depuis quelques semaines, la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte comprend un peu mieux son collègue chinois Panmao Zhai.

GRAND ENTRETIEN. Valérie Masson-Delmotte, climatologue, dessine l'après-coronavirus : "Il va falloir du courage politique pour éviter les vieilles ficelles"

"Il me disait que ce qui était important dans le confinement, c'était de regarder pousser ses plantes. Sur le coup, cela m'avait fait beaucoup rire, mais je vois parfaitement ce qu'il veut dire", raconte celle qui prend régulièrement des photos des fleurs et insectes de son jardin de l'Essonne depuis le 17 mars.

Cette figure de la communauté scientifique et climatique mondiale n'a en réalité pas beaucoup de temps pour la contemplation. Le Giec, ce groupe d'experts international sur le changement climatique dont elle copréside le groupe 1, doit rendre un nouveau rapport l'année prochaine et c'est toute une logistique scientifique, répartie sur les cinq continents, qu'il faut continuer de faire tourner malgré l'épidémie.