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Hommes et femmes différents ?

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Egalité et genre : questionnement social et/ou philosophique ? | Déconstruire le monde. Dans le préambule de la « Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes », sous l’égide de l’ONU, il est inscrit : « Le développement complet d’un pays, le bien-être du monde et la cause de la paix demandent la participation maximale des femmes à égalité avec les hommes, dans tous les domaines » et, dans son article 5, la Convention précise : « Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour : a) Modifier les schémas et modèles de comportements socioculturels de l’homme et de la femme en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières, ou de tout autre type, qui sont fondés sur l’idée de l’infériorité ou de la supériorité de l’un ou l’autre sexe ou d’un rôle stéréotypé des hommes et des femmes.

En proposant de les combattre, il s’agit, de facto, de la reconnaissance, dans ce texte, des inégalités et discriminations dont sont victimes les femmes, partout dans le monde. 29 août 2011 Jean-Pierre Desmoulin. Les hommes en filières scientifiques et les femmes en littérature ? Certaines différences entre hommes et femmes sont communément admises. Par exemple celle qui veut que les femmes soient dépensières ou que les hommes ne sachent pas faire à manger. Il y en a une autre, très ancienne, que tout un chacun a pu vérifier au cours de sa scolarité : les femmes semblent généralement plus douées en langues et moins bonnes en sciences, en particulier en mathématiques. Rappelez-vous, au lycée, la section scientifique était remplie de garçons et la section littéraire était remplie de jeunes filles !

Mais quelle logique à tout cela ? Xanlin Zhou, un chercheur en neurosciences cognitives à l'université de Beijing en Chine, a fait passer toute une série de tests à de jeunes enfants âgés de 8 à 12 ans et a découvert que les garçons sont meilleurs que les filles pour la rotation mentale d'images en trois dimensions mais que les filles sont meilleures que les garçons pour : Référence : (1) Wei W, Lu H, Zhao H, Chen C, Dong Q, Zhou X. . (2) Neubauer AC, Bergner S, Schatz M. Conflits entre genres. Une tendance récente de la littérature scientifique veut se distinguer de la pensée des relations entre hommes et femmes sous l'angle de la différence biologique des sexes pour développer des analyses faisant appel plutôt à une différence sociale des genres. Même si dans l'un et l'autre cas, il s'agit bien de comprendre des conflits entre êtres humains différenciés biologiquement et même - notamment dans les études féministes ou d'inspiration féministes - de proposer d'autres modes de relations.

L'anthropologie permet de réaliser que les relations sociales entre hommes et femmes ne proviennent pas directement de leurs différences biologiques, et une grande part de la sociologie actuelle veut délibérément marquer la différence entre ce qui relève de la biologie et ce qui relève du social, même si la plupart des auteurs (comme Françoise HÉRITIER, Masculin/Féminin. Nicole-Claude MATHIEU pointe trois grands débats actuels autour des catégories de genre et de sexe :

Homme / Femme : comprendre et dépasser les clichés | Et si on en parlait ? Dans le cadre des rencontres « Et si on en parlait » sur le thème « Cerveau, sexe, gènes… Sommes-nous vraiment programmés ? », l’Université de Lyon organisait le 19 novembre 2011, un café « sciences et images » pour débattre des stéréotypes Homme / Femme. L’occasion de s’interroger sur leurs origines en essayant de faire la part entre explications biologiques et sociologiques.

Est-ce pertinent de parler de « cerveau rose » et « cerveau bleu » ? Nos comportements sont-ils davantage déterminés par notre constitution biologique ou notre environnement social ? Premier constat : une majorité de femmes s’est déplacée ! Selon la sociologue, pour comprendre leur persistance, il faut commencer par revenir sur une notion méconnue et souvent mal interprétée : le genre. Sexe biologique, sexe social Apparues dans les années 1970 aux États-Unis et portées par le courant féministe, les gender studies– ou « études de genre » – ont avancé l’idée de la construction sociale de la différence des sexes. Relation homme et femme. 1- Le niveau conjugal : C'est ce niveau établi par l'état depuis son apparition, et durant l'histoire, et aussi selon les cultures, il a pris des formes toujours différentes et relatives. 2- Le niveau affectif : C'est ce niveau amourologique, sentimental qui s'installe entre un homme et une femme, où règnent émotion, attraction, dépendance, ...Or il est vain de vouloir comprendre scientifiquement comment cela arrive et pourquoi ?

C'est même irrationnel, c'est à dire incompréhensible, ou tout simplement, ça échappe à la raison. 3- Le niveau sexuel : C'est ce niveau où il est question de manifestations corporelles, où il est question d'envie charnelle, de déduction, d’attraction. On peut bien distinguer entre deux qui se contactent formellement pour exercer un contact sexuel pur et simple, et deux qui se rencontrent pour parler, échanger des mots d'amour et faire ou non le sexe. La vie sexuelle, a une autre dimension beaucoup fragile, relativement plus courte dans la vie des gens. Hommes / femmes - Le miroir… - instants philosophie. Ces différences entre hommes et femmes. De la différence homme-femme à la distinction de sexe. Crédit photo : Marc Torres Recensé : Irène Théry, La Distinction de sexe. Une nouvelle approche de l’égalité, Paris, Odile Jacob, 2007. « There is nothing in social life that is not to be understood through gender constructs and sexual relations.

Society is not constructed independently of gender and cannot in this sense be an explanatory context for it. » Marilyn Strathern [1] De quoi parle-t-on quand on parle de l’égalité des sexes ? Depuis plusieurs années, les chercheurs féministes s’attachent à montrer que l’on ne peut pas faire l’économie du genre dans les sciences humaines, pour autant que la distinction masculin/féminin traverse la vie sociale dans toutes ses dimensions. La philosophie contractualiste et l’inégalité des sexes Les six cents pages du livre restituent l’itinéraire intellectuel au travers duquel Irène Théry est arrivée à cette conclusion. Le « petit conte freudien » Statut et identité L’ébranlement de l’institution matrimoniale. En savoir plus : trois livres pour se faire une opinion.

Mai 2006 Croisade féministe Dans Hommes, femmes, la construction de la différence, Catherine Vidal démonte les argumentations scientifiques avançant une explication de "l'infériorité" de la femme, qui serait en proie aux émotions, handicapée par la grossesse, naturellement plus fragile du fait de ses cycles hormonaux. Alain Testart, dans son chapitre sur "La Femme et la chasse", explique même que les femmes préhistoriques étaient finalement plus efficaces à la chasse que les hommes ! Provacation supplémentaire, Pierre-Henri Gouyon écrit : "disons le tout net, pour le biologiste, le mâle est un parasite de l'homme".

Les raisons de la domination masculine Et pourtant, dans le monde, la primauté et encore largement donnée au sexe masculin. Dans Féminin, masculin, mythes et idéologie, on trouvera une explication anthropologique à la domination masculine à travers l'exemple des Baruya, une tribu de Papouasie Nouvelle Guinée. Où sont passés les hommes ? Différences biologiques ou psychologiques ? Mai 2006 Evoquer la biologie dans les différences de compétences hommes-femmes attire encore les foudres des féministes du monde entier.

En témoigne la malheureuse expérience du président de l'université de Harvard, Lawrence Summer. Ce dernier a du donner sa démission après avoir déclaré que le faible nombre de femmes dans les disciplines scientifiques pouvait s'expliquer par des différences innées. Pour beaucoup des détracteurs de Summer, cette hypothèse s'apparente à la pseudo-science machiste du 19ème siècle. Mais pour Steven Pinker, un psychologue auteur de livres à succès, la lutte contre la discrimination est non seulement inutile, mais nuisible. Il cite ainsi des femmes incitées à choisir des secteurs qui ne les intéressent pas, ou "des chercheuses arrachées à leur labo parce qu'on a décidé qu'il fallait absolument que des femmes siègent dans les commissions universitaires".

Cerveau masculin versus cerveau féminin Les hommes sont-ils plus intelligents ? 1001 différences hommes-femmes, Y. Dallaire, Psychologue, sexologue. .À propos du titre Moi aussi… Moi… plus. C’est en écoutant des femmes et des hommes discutant entre eux que j’ai eu l’idée de ce titre. Lorsque plusieurs femmes sont réunies, celles-ci parlent généralement de leur vécu et surtout de leur vécu intime et relationnel, parfois professionnel. Les femmes échangent leurs états d’âme et elles le font souvent en même temps : « Hé ! Moi aussi, je vis ça comme ça. » ou « Oui, moi aussi, je pense ça. » « Le mien aussi, il est comme ça. » Les femmes se confirment et se confortent l’une l’autre dans leurs propos.

Et elles semblent grandement apprécier cette façon de communiquer. Lorsque plusieurs hommes discutent ensemble, ceux-ci parlent généralement de ce qu’ils ont fait et de leurs prouesses. Ils parlent rarement de leurs mauvais coups ou de leurs sentiments. C'est lorsque la femme veut échanger avec l'homme qui adore argumenter que les difficultés de communication commencent et que se creuse un fossé d'incompréhension. Amusez-vous bien ! 2. 3. Qu'est ce qu'un homme comme symptôme d'une femme ? Qu'est ce qu'un homme comme symptôme d'une femme ? Son amoureux, son homme de parole ? A chacune son symptôme Les identifications viriles d'une femme Dans le séminaire Encore, Lacan dit des hommes et des femmes qu'ils ne sont que des signifiants, qu'on ne peut approcher ce qu'est un homme ou une femme que dans ce registre du discours.

Un peu plus tard, dans ses derniers séminaires, il dira qu'une femme est un symptôme pour un homme mais qu'il en est de même pour elle. Au moment où il inventait la psychanalyse, Freud, en tant qu'analyste s'est heurté lui aussi à ce qu'il appelle la grande énigme de la différence des sexes. Ce qui fait obstacle à la possibilité d'en rendre compte c'est ce qu'il appelle la bisexualité de chaque sujet. Nous ne pouvons que remarquer à ce propos que Freud ne définit pas ainsi un homme ou une femme mais la part féminine ou la part masculine d'un sujet quelque soit par ailleurs son sexe anatomique. A chacun son complexe L'homme de main d'une femme obsessionnelle.

Les facteurs de différences. Mai 2006 » La génétiqueMalgré les différences bien visibles, les filles et les garçons diffèrent d'environ 300 gènes, soit 1% de leur patrimoine génétique. Il y a d'ailleurs souvent plus de différences entre individus à l'intérieur d'un même sexe qu'entre une fille et un garçon. » La masse musculaire Plus grands (10 à 11 cm de plus), plus lourds (de 13 kilos environ), les hommes ont une masse musculaire plus importante que les femmes. Ces dernières ont au contraire plus de tissus adipeux : 33 % de la masse corporelle, contre une moyenne de 21 % chez l'homme. Lors d'une épreuve sportive, les hommes vont donc surtout puiser dans leurs réserves en glycogène, stockées dans les muscles, tandis que les femmes solliciteront leurs lipides, mis en réserve dans le tissu adipeux.

Or si les hommes et les femmes sont égaux en glycogène (l'équivalent de 3h de sport intense environ), les courses d'endurance sont plutôt favorables aux femmes. Pourquoi deux sexes ? Mai 2006 La reproduction sexuée est une grosse perte d'énergie et de temps. Il faut trouver une partenaire, produire des gamètes, et tout cela pour transmettre à peine la moitié de ses gènes ! Mais le handicap majeur de ce mode de reproduction, c'est que seul un individu sur deux (la femelle) peut effectivement donner naissance à un nouvel individu.

Un mode de reproduction défavorable Ainsi, dans une population asexuée, un seul individu avec deux descendants à chaque génération engendre plus d'un milliard de clones en 30 générations. Et pourtant, les espèces asexuées sont très rares : elles représentent par exemple à peine 0,2% des vertébrés. L'adaptation, la botte secrète du sexe Aucune réponse définitive n'est apportée à cette question, et les biologistes cherchent toujours des hypothèses. Autre théorie : la reproduction sexuée serait un choix "par défaut". Tous différents ! En tous cas, la reproduction sexuée permet l'évolution et la diversité des espèces. Les ambiguïtés sexuelles. Mai 2006 Si l'on définit le sexe comme une caractéristique déterminant des groupes d'individus ne pouvant pas se reproduire à l'intérieur de ce groupe, on s'aperçoit que les exceptions sont nombreuses dans le monde animal et végétal.

La plupart des plantes possèdent ainsi à la fois la fonction mâle et femelle. Les primevères, par exemple, sont toutes hermaphrodites. Mais elles ne peuvent pas pour autant se reproduire entre elles ! Car certaines ont les étamines (partie mâle) en haut et les stigmates (partie femelle) en bas, et chez d'autres c'est l'inverse. Il existe même un troisième type de fleur avec des étamines à taille intermédiaire.

Les primevères auraient donc trois sexes ! Mâles et femelles, mais pas forcément Y et X Chez l'homme, on définit la masculinité par la présence du chromosome Y. Une espèce de rat-taupe d'Arménie est même dépourvue de chromosome Y : les individus n'ont qu'un chromosome sexuel, le X. Les intersexués en mal de reconnaissance. L'homme et la femme, deux modes d'expression. Hommes et femmes voient vraiment le monde différemment. La perte du genre. L'homme va-t-il disparaître ? Mai 2006 Tous les hommes seront stériles dans 125 000 ans. C'est du moins ce qu'annonce Bryan Sykes, généticien à l'université d'Oxford dans son livre "la malédiction d'Adam : un futur sans hommes".

Alors que l'on s'inquiète du faible taux de naissances de petites filles dans certaines régions d'Inde et de Chine en raison de préférences sociales, la biologie réserve elle de bien mauvaises surprises au sexe masculin. Celui-ci serait d'ailleurs quasi superflu à l'espèce humaine. Au départ, il n'existait en effet qu'un seul chromosome sexuel. Ce n'est qu'il y a 300 millions d'années que l'un des jumeaux de cette paire de X s'est différencié en Y. Bryan Sykes expliquait d'ailleurs dans son précédent ouvrage "les 7 filles d'Eve", que la population européenne descend de sept femmes seulement. Un chromosome masculin de plus en plus riquiqui Plus grave : le chromosome Y serait en voie de disparition. Comment expliquer cette régression ? Les hommes deviennent stériles.