background preloader

Nietzsche

Facebook Twitter

9 LE STATUT DE LA CONSCIENCE SELON NIETZSCHE. COURS. Nietzsche remet en cause radicalement la conception classique qui fait de la conscience l'originalité de l'homme, lui affectant une dignité particulière au sein de la nature. Voici ce qu'il écrit à ce propos dans "La volonté de puissance": "Nous considérons que c'est par une conclusion prématurée que la conscience humaine a été si longtemps tenue pour le degré supérieur de l'évolution organique et la plus surprenante des choses terrestres, voire comme leur efflorescence suprême et leur terme.

Ce qui est plus surprenant, c'est bien plutôt le corps. Dans "Le Gai Savoir", Nietzsche relativise l'importance de la pensée et de la conscience: "Nous pourrions en effet penser, sentir, vouloir, nous ressouvenir, nous pourrions de même "agir" dans tous les sens du terme: tout ceci n'aurait nullement besoin d'"entrer dans notre conscience". A cette dernière question, Nietzsche, toujours dans "Le Gai Savoir", y répond de la manière suivante: 9 LE STATUT DE LA CONSCIENCE SELON NIETZSCHE. COURS. LA RESPONSABILITE. « Dans l’horizon occidental un acte peut changer la vie » (Jules Monnerot « Les lois du tragique ») : telle est bien la signification de la responsabilité ainsi qu’elle apparaît déjà dans la tragédie grecque. Cette conception renvoie à l’idée d’une conscience humaine qui sait qu’elle peut tirer mentalement des enseignements de ses connaissances pour agir et se doit d’assumer les conséquences de ses actes.

La notion de responsabilité implique donc les idées de savoir et de pouvoir, mais aussi la conscience d’un futur auquel notre action peut donner un sens ; c’est sans doute la caractéristique fondamentale d’une civilisation qui ne voit pas l’avenir comme découlant inexorablement du passé ou du destin. Mais le savoir ne crée pas le pouvoir, comme l’indique le personnage mythique de Cassandre, fille de Priam roi de Troie, à qui Apollon avait donné le pouvoir de prédire, mais lui avait refusé celui d’être crue. L’idée que l’on se fait de la responsabilité vient des mœurs, pas des lois. Texte de Nietzsche : "invention de la faute" pour PUNIR - PhiloVIVE ! Voici le texte où Nietzsche renverse la vapeur : on n'a pas inventé la punition pour éviter la faute, on a inventé la faute pour pouvoir punir ! Paragraphe 7 des Quatre grandes erreurs du Crépuscule des idoles ERREUR DU LIBRE ARBITRE. - Il ne nous reste aujourd’hui plus aucune espèce de compassion avec l’idée du “libre arbitre” : nous savons trop bien ce que c’est - le tour de force théologique le plus mal famé qu’il y ait, pour rendre l’humanité “responsable”, à la façon des théologiens, ce qui veut dire : pour rendre l’humanité dépendante des théologiens...

Je ne fais que donner ici la psychologie de cette tendance à vouloir rendre responsable. - Partout où l’on cherche des responsabilités, c’est généralement l’instinct de punir et de juger qui est à l’œuvre. Liens internes : Liens externes :Pourquoi punir ? L’argumentation de Nietzsche va-t-elle jusqu’à laisser entendre qu’avant que les prêtres punissent il n’y avait pas de libre arbitre? Philosopher Autrement: La Volonté de puissance chez Nietzsche. La Volonté de puissance: pierre angulaire de la philosophie de Nietzsche La Volonté de puissance – « der Wille zur Macht » en allemand – est la clef de voûte du nietzschéisme.

Ce concept fondamental est essentiel pour comprendre les mécanismes minutieux qui sous-tendent la pensée de Friedrich Wilhelm Nietzsche et lui confèrent une très grande cohérence d'ensemble. De prime abord, il convient de mettre cette fabuleuse harmonie de la philosophie nietzschéenne en tension avec la pensée de Nietzsche lui-même. Dans le Crépuscule des Idoles (1888), Nietzsche dénonce l'esprit de système – que l'on retrouve par exemple chez d'immenses philosophes tels Saint Thomas d'Aquin, Spinoza, Kant ou encore Hegel – comme étant « un manque de probité ». Selon Condillac dans le Traité des systèmes (1749), « un système n'est autre chose que la disposition des différentes parties d'un art ou d'une science dans un ordre où elles se soutiennent mutuellement, et où les dernières s'expliquent par les premières ».

Volontepuissance. Nietzsche et la morale. Après l’article sur la mort de Dieu chez Nietzsche et son invitation à devenir ce qu’on l’on est, penchons nous sur la morale défendue par le philosophe allemand. Dieu et la morale des esclaves Dans Ainsi parlait Zarathoustra, le personnage principal annonce, de manière prophétique, un retournement complet des valeurs morales. Son but est de détruire toutes les illusions qui pourraient subsister après l’annonce de la mort de Dieu. En effet, l’ancienne culture et la morale reposaient sur l’idée de Dieu. Morale et Puissance chez Nietzsche Nietzsche ne rejette, ne détruit que pour construire, son mouvement est créateur.

La morale de Nietzsche ne se fonde ni : – sur le matérialisme d’Epicure – sur l’idéalisme de Platon – le stoïcisme des sages grecs – ni sur aucune des doctrines morales qui le précèdent. Autrement dit, Nietzsche entend fonder une morale totalement inédite. Plus qu’un liste de valeurs, Nietzsche dresse les qualités nécessaires au Surhomme, notamment l’immanence.