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Opinions et réflexions sur la politique culturelle

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Ce qui menace les services archéologiques territoriaux. Missionnée par Matignon en février 2015, en vue d’un « nouveau dispositif du service public de l’archéologie préventive », la parlementaire Martine Faure a remis son rapport à la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, le 26 mai.

Ce qui menace les services archéologiques territoriaux

Le document pointe une situation alarmante, qui conjugue défaillances de l’Etat dans la gouvernance du secteur, « concurrence débridée » entre opérateurs, système de financement grippé et crispation des professionnels. 67 services archéologiques territoriaux agréés. "Déléguer la culture aux seules régions est hors de question pour nous" - Madeleine Louarn. Le Syndeac ouvre le 19 novembre, à l’Assemblée nationale, une série de trois rencontres parlementaires.

"Déléguer la culture aux seules régions est hors de question pour nous" - Madeleine Louarn

De quoi s’agit-il ? Décentralisation et culture, quel devenir pour les politiques publiques ? « Il faut parler projet avant de parler budget » Jean-Pierre Saez, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles Est-ce que l’on peut réellement constater une baisse de l’investissement des collectivités dans leurs politiques culturelles ?

« Il faut parler projet avant de parler budget »

La crise des finances publiques frappe très directement les activités artistiques et culturelles comme le révèlent les informations qui remontent du terrain. Un certain nombre de collectivités ont baissé drastiquement, voire supprimé, leurs subventions pour des festivals, des théâtres, des lieux d’exposition, des orchestres. La carte nationale est assez touchée par un mouvement général de réduction de l’effort public pour la culture.

Ajoutons à cela que des municipalités nouvellement élues n’ont pas hésité à remettre en cause leur soutien à des activités artistiques pour des raisons strictement idéologiques, le tout encadré par un discours aux forts accents populistes. Le paradigme gestionnaire gagne du terrain au détriment d’un grand dessein pour la culture. Oui, bien sûr. Culture : vers une crise durable ? Garantir la pérennité des politiques culturelles. En dehors de quelques compétences obligatoires, comme la création et la gestion des bibliothèques de prêt pour les départements, ou l’inventaire général du patrimoine culturel pour les régions, l’intervention des collectivités dans le domaine culturel a longtemps reposé sur la clause générale de compétence.

Garantir la pérennité des politiques culturelles

L’existence de cette clause est cependant remise en cause pour les départements et les régions dans le cadre du projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), qui prévoit d’ailleurs une clause de compétence partagée pour la culture, dans son article 28. Une protection contre les coupes budgétaires ? Mais alors qu’un consensus semble régner entre collectivités autour du maintien des investissements dans la culture, les moyens pour y parvenir diffèrent. Une compétence obligatoire, c’est faire en sorte que chaque collectivité développe un projet culturel sur son territoire, en lien avec les autres niveaux.

Responsabilité partagée Témoignages : La culture pour tous: comment penser les politiques culturelles au niveau local? La montée en puissance des collectivités territoriales dans le domaine des politiques culturelles tient aujourd’hui de l’évidence, reléguant l’illusion d’un Ministère de la culture tout-puissant à l’arrière-plan.

La culture pour tous: comment penser les politiques culturelles au niveau local?

À ce titre, le présent ouvrage est une mise en perspective utile de ce qui peut être fait sur le terrain et à partir de celui-ci. Bienvenue chez vous! Culture O centre, aménageur culturel de territoire, Anne Gonon Magnifique illustration de cette dynamique, l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) Culture O Centre constitue une agence culturelle atypique, présentant un nouveau type de projet artistique et culturel ancré dans les territoires et s'appuyant sur le «faire ensemble».

Politique culturelle et évaluation : la question des finalités. « Il y a une dimension culturelle dans la plupart des politiques publiques » - Véronique Balbo-Bonneval, présidente de la FNADAC. Pour la troisième fois depuis 2007, les directeurs des affaires culturelles (DAC) des collectivités se réuniront en assises nationales les 9 et 10 octobre 2014, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis.

« Il y a une dimension culturelle dans la plupart des politiques publiques » - Véronique Balbo-Bonneval, présidente de la FNADAC

L’événement est organisé par la Fédération nationale des DAC (FNADAC), avec l’Observatoire des politiques culturelles (OPC) et le CNFPT-Inet de Nancy. En exclusivité pour La Gazette, la présidente de la FNADAC, Véronique Balbo-Bonneval, fait le point sur l’évolution du métier de DAC et les enjeux des assises, dont la fédération espère qu’elles marqueront un tournant pour la profession. Pourquoi organiser des assises précisément maintenant ? Cela fait quatre ans que nous n’avons pas tenu d’assises (1). Il y a donc un vrai besoin. [Retour en haut] 11e édition de la Semaine des arts et des cultures à l’école de la circonscription de Saverne (67), en 2012.

Peut-on élaborer une politique culturelle ? Cécile Jallet Cette table ronde s’intitule « Peut-on élaborer une politique culturelle ?

Peut-on élaborer une politique culturelle ?

Elle pourrait aussi s’intituler « Comment élaborer une politique culturelle » ou « À quoi peut servir une politique culturelle ? ». Ce questionnement, relativement permanent, revêt plus d’acuité à l’heure où se pose la question de la légitimité des politiques culturelles, à laquelle on peut répondre de plusieurs façons. Nous allons avoir le plaisir d’entendre quelques retours d’expériences propres à deux Conseils généraux, celui du Finistère et celui de la Gironde. Rodolphe Rohart, Chef du Service Arts et Territoires à la Direction Sport, Jeunesse au Conseil général du Finistère. Faut-il faire de la culture une compétence obligatoire. Au Festival d’Avignon 2014, l’ARF (Association des régions de France) a fait sensation en réclamant une « compétence culturelle obligatoire partagée ».

Faut-il faire de la culture une compétence obligatoire

Une initiative qui a crispé les élus départementaux et ceux du bloc communal, qui y ont vu une volonté d’hégémonie des régions. Depuis, le débat émaille colloques et journées d’études sur les politiques culturelles, et l’ARF poursuit son travail de persuasion. Sans succès, jusqu’à présent. Dernièrement, les sénateurs ont repoussé un amendement en faveur de cette compétence obligatoire lors de l’examen du projet de loi de Nouvelle organisation territoriale de la République (Notre).