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Opinions et réflexions sur la politique culturelle

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Ce qui menace les services archéologiques territoriaux. Missionnée par Matignon en février 2015, en vue d’un « nouveau dispositif du service public de l’archéologie préventive », la parlementaire Martine Faure a remis son rapport à la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, le 26 mai. Le document pointe une situation alarmante, qui conjugue défaillances de l’Etat dans la gouvernance du secteur, « concurrence débridée » entre opérateurs, système de financement grippé et crispation des professionnels. 67 services archéologiques territoriaux agréés Reconnus comme opérateurs à part entière par la loi du 1er août 2003 relative à l’archéologie préventive, les services des collectivités territoriales étaient, au 30 avril 2015, 67 à détenir l’agrément de l’Etat les autorisant à conduire des opérations.

Cependant, la députée pointe plusieurs failles dans le dispositif actuel régissant l’archéologie préventive, dont trois menacent directement les services territoriaux. La précarité du financement Dalbera sur Flick CC Une « guerre des prix » acharnée Focus. "Déléguer la culture aux seules régions est hors de question pour nous" - Madeleine Louarn. Le Syndeac ouvre le 19 novembre, à l’Assemblée nationale, une série de trois rencontres parlementaires. De quoi s’agit-il ?

Lors du débat sur la possibilité pour l’Etat de déléguer une compétence à une collectivité (1), nous avons constaté que beaucoup de nouveaux élus n’avaient pas en tête l’histoire de la décentralisation culturelle, même s’ils en sont les héritiers. Avec le député Laurent Grandguillaume (PS, Côte d’Or, membre de la commission des finances ndlr), qui fait partie de cette nouvelle génération d’élus, nous avons donc souhaité organiser un débat sur le sujet et la façon dont les politiques culturelles se construisent aujourd’hui, avec des témoignages de terrain, y compris à l’échelle des plus petits projets.

D’où ces trois rencontres, qui vont avoir lieu alors que la réforme territoriale constitue un tournant. Qu’attendez-vous de ces rencontres ? Nous souhaitons des échanges les plus libres possible entre les élus et les professionnels, artistes ou responsables culturels. Décentralisation et culture, quel devenir pour les politiques publiques ? « Il faut parler projet avant de parler budget » Jean-Pierre Saez, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles Est-ce que l’on peut réellement constater une baisse de l’investissement des collectivités dans leurs politiques culturelles ?

La crise des finances publiques frappe très directement les activités artistiques et culturelles comme le révèlent les informations qui remontent du terrain. Un certain nombre de collectivités ont baissé drastiquement, voire supprimé, leurs subventions pour des festivals, des théâtres, des lieux d’exposition, des orchestres. La carte nationale est assez touchée par un mouvement général de réduction de l’effort public pour la culture. Ajoutons à cela que des municipalités nouvellement élues n’ont pas hésité à remettre en cause leur soutien à des activités artistiques pour des raisons strictement idéologiques, le tout encadré par un discours aux forts accents populistes.

Plus généralement, l’affaiblissement de l’ambition politique en faveur de la culture est un signe des temps. Oui, bien sûr. Culture : vers une crise durable ? Les politiques culturelles doivent-elles évoluer ? C’est par un « oui » franc que répond Véronique Balbo-Bonneval, présidente de la Fédération nationale des associations de directeurs des affaires culturelles (Fnadac). Il faut désormais penser la dimension culturelle d’un projet de territoire, donc non seulement le service public minimum, à savoir l’enseignement, la diffusion des savoirs et le soutien à la création, mais aussi la dimension culturelle de l’aménagement du territoire, de la politique éducative, sociale ou encore du développement économique. « Actuellement, cette approche n’est pas encore pensée en amont des différentes politiques publiques », regrette-t-elle.

Et d’ajouter : « Il faut savoir prendre en compte l’écosystème qui permet à la mission de service public d’être rendue ». « Or, la culture, c’est tout ce qui nous relie, considère Florian Salazar-Martin, président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Témoignages : Garantir la pérennité des politiques culturelles. En dehors de quelques compétences obligatoires, comme la création et la gestion des bibliothèques de prêt pour les départements, ou l’inventaire général du patrimoine culturel pour les régions, l’intervention des collectivités dans le domaine culturel a longtemps reposé sur la clause générale de compétence. L’existence de cette clause est cependant remise en cause pour les départements et les régions dans le cadre du projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), qui prévoit d’ailleurs une clause de compétence partagée pour la culture, dans son article 28.

Une protection contre les coupes budgétaires ? Mais alors qu’un consensus semble régner entre collectivités autour du maintien des investissements dans la culture, les moyens pour y parvenir diffèrent. Une compétence obligatoire, c’est faire en sorte que chaque collectivité développe un projet culturel sur son territoire, en lien avec les autres niveaux. Responsabilité partagée Témoignages : La culture pour tous: comment penser les politiques culturelles au niveau local? La montée en puissance des collectivités territoriales dans le domaine des politiques culturelles tient aujourd’hui de l’évidence, reléguant l’illusion d’un Ministère de la culture tout-puissant à l’arrière-plan.

À ce titre, le présent ouvrage est une mise en perspective utile de ce qui peut être fait sur le terrain et à partir de celui-ci. Bienvenue chez vous! Culture O centre, aménageur culturel de territoire, Anne Gonon Magnifique illustration de cette dynamique, l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) Culture O Centre constitue une agence culturelle atypique, présentant un nouveau type de projet artistique et culturel ancré dans les territoires et s'appuyant sur le «faire ensemble». Partant d'un constat de l'échec de la démocratisation, de l'hybridation des arts, du bouleversement des hiérarchies de jugement et de goût ainsi que de l'importance de la révolution numérique, l'ouvrage est un témoignage de première main d'acteurs de terrain.

Florent Parmentier. Politique culturelle et évaluation : la question des finalités. « Il y a une dimension culturelle dans la plupart des politiques publiques » - Véronique Balbo-Bonneval, présidente de la FNADAC. Pour la troisième fois depuis 2007, les directeurs des affaires culturelles (DAC) des collectivités se réuniront en assises nationales les 9 et 10 octobre 2014, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. L’événement est organisé par la Fédération nationale des DAC (FNADAC), avec l’Observatoire des politiques culturelles (OPC) et le CNFPT-Inet de Nancy. En exclusivité pour La Gazette, la présidente de la FNADAC, Véronique Balbo-Bonneval, fait le point sur l’évolution du métier de DAC et les enjeux des assises, dont la fédération espère qu’elles marqueront un tournant pour la profession.

Pourquoi organiser des assises précisément maintenant ? Cela fait quatre ans que nous n’avons pas tenu d’assises (1). Il y a donc un vrai besoin. D’autant que nous sommes une jeune profession : à chaque fois que nous tenons des assises, nous franchissons un pas dans la prise de conscience de la profession d’elle-même et de la façon dont elle se pense. [Retour en haut] Oui. Oui. Ce discours n’est–il pas nouveau ? Peut-on élaborer une politique culturelle ? Cécile Jallet Cette table ronde s’intitule « Peut-on élaborer une politique culturelle ? Elle pourrait aussi s’intituler « Comment élaborer une politique culturelle » ou « À quoi peut servir une politique culturelle ?

». Ce questionnement, relativement permanent, revêt plus d’acuité à l’heure où se pose la question de la légitimité des politiques culturelles, à laquelle on peut répondre de plusieurs façons. Nous allons avoir le plaisir d’entendre quelques retours d’expériences propres à deux Conseils généraux, celui du Finistère et celui de la Gironde. Et en guise de conclusion ouverte, quelques pistes de réflexion pour l’avenir de nos politiques culturelles. Je vous propose, dans un premier temps, la présentation de différentes politiques mises en place ou en cours de mise en œuvre dans les collectivités et une présentation de l’Agenda 21 de la culture pour ensuite avoir le temps d’une discussion.

Il m’a été demandé de présenter l’élaboration de la politique culturelle du département. Faut-il faire de la culture une compétence obligatoire. Au Festival d’Avignon 2014, l’ARF (Association des régions de France) a fait sensation en réclamant une « compétence culturelle obligatoire partagée ». Une initiative qui a crispé les élus départementaux et ceux du bloc communal, qui y ont vu une volonté d’hégémonie des régions. Depuis, le débat émaille colloques et journées d’études sur les politiques culturelles, et l’ARF poursuit son travail de persuasion. Sans succès, jusqu’à présent. Dernièrement, les sénateurs ont repoussé un amendement en faveur de cette compétence obligatoire lors de l’examen du projet de loi de Nouvelle organisation territoriale de la République (Notre).

Il n’empêche, l’ARF n’entend pas abandonner la partie et compte, dès la prochaine occasion, revenir à la charge. Cette demande est-elle une bonne idée ? « La culture doit faire partie du noyau dur des politiques publiques » Abraham Bengio, DGA de Rhône-Alpes © Franck Trabouillet-Région Rhône-Alpes Michel Vayssié, DGS de Lille (Nord) © Bordeaux méétropole.