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Relation élus/administration, modes de gouvernance

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"Hacker les législatives" en s'inspirant des bonnes pratiques des territoires. « La démocratie fonctionne aujourd’hui de façon verticale, avec de nombreuses pressions de la part des partis politiques.

"Hacker les législatives" en s'inspirant des bonnes pratiques des territoires

Il est compliqué pour les élus locaux comme nationaux de faire prévaloir l’intérêt des citoyens. Nous en payons maintenant les conséquences », estime la députée du Calvados, Isabelle Attard. Le ton de celles et ceux qui veulent « hacker les élections législatives » est lancé et se veut franc. « C’est pour cela que nous voulons désormais donner naissance au mouvement des députés citoyens qui rendra compte directement aux citoyens et qui s’inspirera des bonnes pratiques des territoires » explique l’élue, un temps étiquetée EELV, avant de rappeler qu’elle a démissionné de son « poste très confortable de fonctionnaire territorial ». « Ce que je voulais, c’était être une députée, citoyenne parmi les citoyens, qui ne ferait pas des allers-retours entre fonction publique et politique. »

Romain Slitine : « Bientôt, on ne votera plus les lois comme on le fait aujourd’hui » Romain SlitineMaître de conférences à Sciences Po, il est l’auteur avec Elisa Lewis du livre « Le coup d’État citoyen » (La Découverte, 2016).

Romain Slitine : « Bientôt, on ne votera plus les lois comme on le fait aujourd’hui »

Il est par ailleurs le fondateur et désormais administrateur de Démocratie ouverte qui vise à promouvoir les initiatives dans le domaine de la démocratie participative. Ce qui est à la fois rassurant et inquiétant dans votre analyse, c’est le fait que la crise du politique n’implique pas automatiquement le désintérêt citoyen. Bien au contraire. Comme si le discrédit des élus revivifiait la démocratie. Oui, c’est un constat général que nous avons fait en France ou à l’étranger. Pour être plus juste encore, le contact avec la population perdure mais il est trop formalisé. Cette crise est profonde. Ciwik, le réseau social qui promeut la démocratie participative. L'application Ciwik milite pour davantage de démocratie participative.

Ciwik, le réseau social qui promeut la démocratie participative

"C'est un réseau social de la vie publique qui rassemble les citoyens, les élus, les collectivités et les candidats aux élections autour d'une plateforme", explique Sébastien Le Goascoz, le cofondateur de cette application qui vise à apporter plus de transparence dans la vie publique. Les 618.000 élus seront présents sur Ciwik, à l'instar des 36.000 communes que compte l'Hexagone. Le citoyen pourra les interpeller via la fonctionnalité "idée citoyenne" et leur transmettre une requête. Les administrés pourront ensuite évaluer l'action de leurs élus "avec un système d'étoiles". Pour échapper aux dérives, les utilisateurs devront obligatoirement renseigner leur numéro de portable pour pouvoir utiliser l'application.

Lire la suite. Une répression à bas bruit. Comment les élus étouffent les mobilisations dans les quartiers populaires. La sociologie de l’action collective s’est fortement intéressée aux formes de répression dont sont l’objet les mouvements sociaux, en particulier par les forces de l’ordre (Della Porta et Fillieule 2006 ; Combes et Fillieule 2011).

Une répression à bas bruit. Comment les élus étouffent les mobilisations dans les quartiers populaires

Si la répression peut prendre des tournures dramatiques, à l’image de la mort de Rémi Fraisse à Sivens en 2014 ou des condamnations judiciaires visant des militants syndicaux à Goodyear récemment, des tactiques moins visibles sont mises en œuvre quotidiennement par les élus, les institutions et les pouvoirs locaux pour empêcher la constitution de contre-pouvoirs, voire de toute forme de contestation. Entre les pratiques très fréquentes de cooptation et de clientélisme et la répression violente se dessine une multitude de formes plus diffuses d’étouffement des mobilisations qui contraignent très fortement l’activité des mouvements sociaux et des associations. « Dédensifier le quartier » pour favoriser la mixité sociale ? Figure 1. Figure 2. Figure 3. Bacqué, M. Participation citoyenne : « le blocage vient essentiellement des élus » La participation des habitants fut au cœur de la récente réforme de la politique de la ville.

Participation citoyenne : « le blocage vient essentiellement des élus »

Dans les faits, pourtant, seule une minorité de contrats de ville ont été co-élaborés avec les citoyens. La démocratie ouverte se décline à tous les échelons d'un territoire. « Le dialogue citoyen s'applique à toutes les politiques publiques et à toutes les échelles géographiques : au niveau d'un quartier, de l'ensemble de la ville ou de l'agglomération de communes », affirme Bassem Asseh, adjoint au maire de Nantes.

La démocratie ouverte se décline à tous les échelons d'un territoire

Et de citer en exemple les consultations menées sur le réaménagement d'un square ou celui des berges de la Loire ainsi que la coconception d'une Maison de la tranquillité publique. Ce lieu est chargé d'apporter des réponses aux habitants confrontés à des questions de sécurité. Nantes est l'une des nombreuses collectivités territoriales à avoir témoigné lors du Sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), qui se tenait à Paris du 7 au 9 décembre. Nantes réinvente la démocratie participative.

Le débat sur la « démocratie participative » a refait surface cette semaine, avec la remise du rapport du sénateur socialiste Alain Richard sur le sujet.

Nantes réinvente la démocratie participative

C’était une commande directe de l’Elysée. Un mois après la mort de Rémi Fresse à Sivens, en novembre dernier, François Hollande avait promis aux défenseurs de l’environnement de nouvelles mesures d’ici 6 mois. Dans certains territoires, des élus innovent déjà. Gouvernance collegiale et participative. Nous sommes des habitant(e)s et citoyen(ne)s de la commune de Saillans, concerné(e)s par l’avenir de leur village et par la construction d’un bien-vivre-ensemble respectueux de l’autre et de l’environnement : lire la charte citoyenne de nos valeurs, lire le parcours effectué durant la campagne sur le site citoyen paysdesaillansvivant.fr Depuis les élections du 23 mars 2014, nous sommes élu(e)s de la commune.

Gouvernance collegiale et participative

Avec les habitants, nous co-construisons un nouveau mode de gouvernance de la commune, à la fois collégial et participatif. Télécharger une version simplifiée du texte ci-dessous Présentation du diaporama utilisé lors de conférences sur l’expérience et le témoignage de Saillans : Version PDF 2015/2016 Mise à jour septembre 2016 lors du festival Agir, le Monde à Paris : Version PDF Sept 2016. Démocratie participative : éloge de la sincérité.

Je discutais récemment avec un membre actif d’un conseil de quartier d’une grande ville, qui me racontait ses déboires.

Démocratie participative : éloge de la sincérité

Pour faire vite, le sentiment prépondérant était que les élus municipaux, maire et premier adjoint en tête, prenaient de haut les conseils de quartier. Mépris, arrogance, absence d’écoute… tout y était. Une grave crise démocratique Passons sur le fait que des élus se permettent de mal parler à des membres, élus eux aussi, d’une instance participative. Le sentiment que, parce qu’on a été choisi par le peuple, on peut tout se permettre, est encore trop largement partagé. Démocratie participative : pas si simple ! alertent les élus locaux.

Démocratie locale 24/02/2017par Emilie Denètre Si la démocratie participative semble être devenue un outil « incontournable » de notre société, les élus ont pointé du doigt le 22 février au Sénat les difficultés liées à son exercice au quotidien.

Démocratie participative : pas si simple ! alertent les élus locaux

L’enjeu ici étant finalement une co-construction des projets et non une validation de projets déjà ficelés. Ville d'Arles : Démocratie participative. Même dans une démocratie ancienne comme la France, les moyens d’informer et de consulter les citoyens continuent d’évoluer et de se moderniser. En février 2002, la loi dite « de la démocratie de proximité » était votée dans ce sens par le Parlement. Les Civic Tech veulent rendre concrète la participation citoyenne. Elles ont toutes un point commun : leur dimension participative. Voilà le but des Civic Tech, un terme né aux États-Unis en 2013. Contribuer à enrichir le dialogue entre les élus et les citoyens, pour mieux faire fonctionner des institutions imaginées à un autre siècle. Arrivées en France il y a deux ans, ces plates-formes peuvent être des applications d’interpellation d’élus, de pétitions en ligne, de signalements de dysfonctionnements locaux, de co-construction de lois ou de financement participatif.

En tout, le secrétariat d’État au Numérique a référencé une cinquantaine d’outils existants. Des outils pour sortir des schémas habituels, comme les réunions d’information ou de concertation, pour attirer un public différent, souvent plus jeune, car connecté. 158 000 Parisiens ont participé au budget participatif et sélectionné un projet par arrondissement ainsi qu’un projet global. Lire aussi : Quand les services expérimentent les budgets participatifs. Comment réinventer la participation citoyenne et l’action publique par l’intelligence collective ? Est-on capable de concevoir à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes des nouveaux dispositifs publics ? Peut-on aller chercher l’expertise où elle se trouve et comprendre l’expérience vécue par de nombreux usagers et la consolider sous forme de connaissances nouvelles ? Peut-on imaginer que certaines décisions d’intérêt général soient éclairées par une aide d’un grand nombre de citoyens ?

Comment outiller des communautés (associations, collectifs, mouvements spontanés…) pour qu’elles se saisissent de sujets pour réaliser ensemble des transformations réelles ? L’intelligence collective est une réponse à ces questions. Sabine Girard, adjointe à la mairie de Saillans : « Nous avons été élus pour organiser le débat public » Est-il vrai que vous êtes très régulièrement sollicités par les journalistes et que vous ne pouvez presque plus faire face à la demande ? A Strasbourg, les administrateurs territoriaux et la MNT interrogent la relation agents-élus. Dans le cadre des Entretiens territoriaux de Strasbourg (ETS), la Mutuelle nationale territoriale (MNT) organisait, mercredi 7 décembre, un atelier en partenariat avec l'Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) sur le thème "Agents-élus : sans le statut point de salut ?

" Face à un changement de génération d'élus et à l'essor des outils numériques, le modèle français de relation élu-cadre dirigeant apparaît comme "bousculé". Dans ce contexte, le statut est plus que jamais indispensable, mais doit évoluer, tandis que de nouvelles règles de fonctionnement au sein du "couple" doivent être posées.