Apertura - Congrès Surmoi. Je vais esquisser quelques éléments d'un travail en cours qui concerne à la fois la psychanalyse allemande après 1945 et le mouvement de 68. Dans un commentaire du massacre de Littleton où fin avril 1999 deux élèves ont tué leurs camarades de classe, un journaliste allemand écrit que la faute de tels événements ne revient pas aux médias - télévision ou vidéos d'horreur - mais aux familles détruites, aux parents désintéressés et à l'abandon psychique : " Les parents peuvent seulement essayer de transmettre à leurs enfants ce que bien et mal veulent dire, ce qui est juste et ce qui est faux. Il faut, pour cela, prendre le temps nécessaire .
Sigmund Freud appela la conscience le sur-moi, il ne l'appréciait pas particulièrement. C'était une erreur. La conscience, dont la voix se présente chez presque tous les êtres humains, est la prestation de notre espèce la plus sous-estimée. Malheureusement la conscience ne peut être transmise ni par héritage ni par cours du soir. Metton_M55. Grandet_M55. Leger_M55. Apertura - Congrès Surmoi. Jean Michel Vives Les articulations entre voix et loi ont peu retenu l’attention des psychanalystes. Pourtant un certain nombre de manifestations dans le champ de la psychopathologie (psychoses), de la clinique (passions, mysticisme, phénomènes de masse) et de la métapsychologie (la question du surmoi qui nous préoccupe plus particulièrement ici) semblent nécessiter l’élucidation de leurs relations.
Pour tenter d’éclairer cette question je ferai appel aux rares éléments épars concernant les enjeux de la voix que l’on peut rencontrer au cours de l’enseignement de Lacan. A l’occasion de son séminaire sur l’Angoisse tenu au cours des années 1962-1963, puis au cours de l’unique leçon consacrée aux Noms-du-Père en novembre 1963, Lacan introduit incidemment une série de propositions sur l’objet voix, et ce en rapport avec la question de la transmission de la loi, explorée essentiellement à partir des pistes ouvertes par Freud dans Totem et tabou et L’Homme Moïse. M. Apertura - Congrès Surmoi - Argument. Interroger la question du Surmoi et de sa clinique ne peut que nous conduire à questionner ce qui, dans un discours, fait autorité, censure, culpabilité, angoisse. “ La voix de la conscience morale ”, disait Freud.
C’est à partir de 1923 (“ Le Moi et le Ça ”) qu’il introduit ce terme dans l’élaboration de sa deuxième topique. Est-ce par nécessité métapsychologique ou réalité clinique ? Pour lui, l’enfant face à l’angoisse de la perte d’amour parental voit ses processus identificatoires renforcés lors de la disparition du complexe d’Œdipe. “ Le Surmoi, c’est l’héritier. ” Quels sont la nature et les effets de ses identifications ? Lacan, après Freud, pointera que “ le Surmoi finit par s’identifier à ce qu’il y a sûrement de plus ravageant, de plus fascinant dans les expériences primitives du sujet ”. Dans un collectif médiatique nourri de “ pensée unique ” et d’images de souffrance sans parole, quelles formes le passage à l’acte peut-il prendre ? Izcovich_M53. Bousseyroux_M53. Le sacrifice freud lacan. Par Carina Basualdo. Ce texte se compose de deux parties, l`une relative à la notion de sacrifice chez Freud, et l`autre consacrée à l`abord de cette même notion selon la théorisation de Lacan.
Notre recherche a pris son point de départ d`une remarque faite par Lacan dans son intervention du 29 mai 1963, à propos de la question du traitement freudien du sacrifice. Freud -dit-il- "parle de sacrifice à propos de l`apparition de cet objet excrémentiel", référée à l`oblativité dans la névrose obsessionnelle.
Et Lacan ajoute: "Ça doit tout de même bien vouloir dire quelque chose"(p. 315). Vous aurez remarqué l'ambiguïté de ce sub-titre, où nous essayons de présenter les deux voies que nous allons suivre tout au long de cette première partie: non seulement la notion de sacrifice chez Freud, mais aussi la question du sacrifice de Freud. Le sacrifice chez Freud. Freud parle très abondamment du sacrifice dans "La morale sexuelle "civilisée" et la maladie nerveuse des temps modernes" (1908). Pamard_M53. Le Surmoi et l'échec de la passe - DEMOULIN Christian.
Surmoi-2.0-doc. Gorog_M51. Le surmoi dans la clinique du psychanalyste. Fernando da Silva Amorim Introduction Il nous semble qu’il faille d’abord dire que le surmoi est une des instances de l’appareil psychique pensée par Freud. C’est-à-dire une structure loin d’être indépendante, même si nous nous sommes habitués à voir le surmoi comme “ dur et cruel ” pour Freud (1, p. 49), comme “ la figure obscène et féroce du Surmoi ” pour Lacan (2, p. 619). Le surmoi est toujours à articuler avec la loi, la loi de la castration. Comment donc articuler ce paradoxe ?
Si nous trouvons les premières notions de ce que sera le surmoi, étant articulé avec le signifiant, déjà dans le Manuscrit L (4, p. 176), la résistance du surmoi est opérée par Freud, à partir de 1925 [1926], dans son texte “ Inhibition, symptôme et angoisse ” (5). C’est dans L’Abrégé de psychanalyse (6) que Freud soutient l’idée d’un “ besoin d’être malade ”, le “ besoin de souffrir ” (les guillemets sont de Freud) (6, p. 48).
La pratique du psychanalyste avec les malades corporels voire organiques. Pourquoi le Surmoi se fait-il penser comme Un ? Jean-Richard Freymann Dès que l’on se met en position de tâcheron affrontant toute la littérature concernant le Surmoi, se produit un effet de brouillage qui tient au thème lui-même. Grâce à Freud, on glisse à l’idéal du Moi, à la Censure, voire à la résistance et par Lacan on pourrait penser qu’à l’élan et à la métonymie du désir s’oppose un Surmoi de granit “ obscène et féroce ”, qui veille sur un Moi jamais à la hauteur de ses tâches identificatoires. Si d’aventure on s’extasie sur la clinique de Mélanie Klein et sur son surmoi pré-œdipien, le mélange est à son comble, aidé en cela par Winnicott, Abraham, Ferenczi et bien d’autres… L’enfant déjà souffre de sa névrose !
Aura-t-on constaté qu’il s’agit là d’un vrai concept — au sens où l’on en pense toujours que les autres ont plus… théorisé… ? Concept donc peu opératoire pour peu qu’au moins on ne le considère pas en couple : Surmoi-Conscience morale, Surmoi-Ego, Idéal du MoiSurmoi, Moi Idéal-Surmoi, désir-Surmoi, Jouissance-Surmoi… Honte, Surmoi, Idéal du Moi. Jean-Raymond Milley De la culpabilité Freud fait de la culpabilité le moteur de la genèse et de l’évolution du Surmoi et la met, par la théorie du meurtre du père de la horde primitive, à l’origine de la dynamique même de la civilisation. Forme élaborée de structuration des pulsions agressives et sexuelles constitutionnelles de tout sujet humain, il la fait fonctionner sur un axe ontogénétique dans l’émergence d’un Surmoi issu du complexe d’Œdipe et sur un axe phylogénétique comme support de la transmission de la mémoire du meurtre originaire.
Sa fonction est de mettre en place et de pérenniser un “ lien social ”, au niveau de la cellule familiale d’abord puis élargi ensuite à la communauté sociale par son renforcement. Qu’en est-il de cette conception freudienne de la culpabilité et du Surmoi au regard des signifiants du malaise actuel dans la civilisation notamment celui de la honte comme corrélaire de la précarité ? Les signifiants du Malaise actuel dans la civilisation Bibliographie. Surmoi, sentiment de culpabilité et meurtre mythique du père. Moïse BENADIBA Freud, à propos du sentiment de culpabilité, qui a selon lui son origine dans le meurtre mythique du premier père, a toujours insisté sur la sévérité d’un surmoi implacable, contrôlant toute pulsion et a souligné l’importance du passage de l’interdiction de l’objet d’amour à la condamnation de la pulsion qui vise l’objet d’amour.
Il soutient que le sentiment de culpabilité est sous-tendu par deux causes entre elles liées : le renoncement à la satisfaction de la pulsion et l’angoisse par rapport à l’Autre — qu’il désigne par “ Autorité extérieure ”. Conséquence de l’angoisse, le renoncement ici ne suffit pas pour ne pas perdre l’amour de l’Autre, car le désir, en l’occurrence désir interdit, persiste et demeure impossible à dissimuler au surmoi. Le surmoi sait, dit Freud, il sait que le désir persiste. Quels liens dès lors entre surmoi, sentiment de culpabilité et meurtre du père ?
Primat donc toujours à la parole. Références bibliographiques. Le Surmoi dans les séminaires de Lacan. J’ai suivi à travers tous les séminaires de Jacques LACAN les occurrences du terme de Surmoi, en notant (à quelques exceptions près) pour composer ce thésaurus la citation complète et sa référence. Le lecteur pourra ainsi la consulter dans son contexte.* Patrick VALAS THÉSAURUS I. — Le symptôme.
Paru. II. — Le Surmoi. III. — La fin de l’analyse et la Passe. À paraître juillet 1981. IV. — La perversion. À paraître juillet 1981. * Nota : Pour faciliter le travail, j’ai ici donné la référence dans les textes publiés ou accessibles à l’époque (1979), sans corriger les paginations pour aujourd’hui (11/6/2009). Thesaurus le surmoi 1953-1954 — Livre I — LES ÉCRITS TECHNIQUES DE FREUD — Le Super-ego est une loi dépourvue de sens mais qui pourtant ne se supporte que du langage. 1954-1955 — Livre II — LE MOI DANS L’ŒUVRE DE FREUD (Le moi dans l’œuvre de Freud et dans la théorie de la psychanalyse) — censure et Surmoi. 1955-1956 — Livre III — PSYCHOSES — …Surmoi. 1960-I96I — Livre VIII — LE TRANSFERT.
Le surmoi et le jugement esthétique. Un lapsus dès l’écriture du titre m’a immédiatement mis une autre puce à l’oreille : “ ersthétique ” renvoie à ce qui est premier, et pourquoi pas primitif. Or le surmoi, cette instance “ héritière de l’influence des parents ”, apparaît en surimpression et en opposition au moi, même si elle lui est en quelque sorte prélevée. Quant au jugement, Freud l’emploie dans le sens du jugement de condamnation, substitut intellectuel du refoulement, et donc en relative contradiction avec la sublimation, domaine privilégié où s’accomplit la création artistique.
Rien de premier dans tout cela. Avec en prime cette réserve freudienne : “ Malheureusement, c’est sur la beauté que la psychanalyse a le moins à dire ”. C’est dire que ma contribution se met d’emblée en péril, l’ancêtre latin de ce mot suggérant l’essai, l’expérience et le danger, y compris pour l’âme en latin médiéval. Kant distingue bien ce qui m’est agréable, ce qui est beau pour moi, de la question philosophique du beau. La Jouis-sens du surmoi. Pierre Jamet Le surmoi est donc cette instance qui juge, critique, surveille, qui fait des reproches, qui interdit et qui culpabilise, cette voix intérieure qui commande ou ce regard qui observe, cet impératif qui dit “ il faut ”, “ tu dois ” ou même qui injurie et humilie, rabaisse et dévalorise, ou torture, ce que l’on nomme classiquement la relation sadomasochiste du surmoi et du moi.
Dans la structure, pour Freud, après son développement dans Totem et tabou, il fait suite au complexe d’Œdipe qu’il liquide, en tant qu’introjection des images parentales avec une identification au père idéal, donc père imaginaire et porteur de l’interdit du désir, qui va transmettre une morale, un ordre, une loi, qui permet l’entrée dans une communauté langagière et une culture, mais conjointement fait le lit de la culpabilité et de la transgression. La transgression est toujours possible, mais elle en demandera toujours une autre et ne résoudra jamais la question du refoulement et de l’interdit. Le surmoi freudien ne prend pas le risque d’aimer. Marie Henriet Le surmoi et son lien à l’angoisse Freud semble poser le surmoi comme précédant l’angoisse. L’“ angoisse de conscience ”, l’“ angoisse morale ”, serait la conséquence du surmoi. Pourtant, lorsqu’il reconnaît que cette angoisse morale a un lien avec l’angoisse de castration, la place de l’angoisse est incertaine. “ Cette angoisse de castration est vraisemblablement le noyau autour duquel se dépose ce qui sera l’angoisse de conscience, c’est elle qui se continue sous forme d’angoisse de conscience ” (1) De plus, Freud reconnaît dans l’ouvrage “ La Vie sexuelle ” que l’angoisse de castration est le “ motif puissant d’édification du surmoi ” (2).
Or la conception de l’angoisse chez Lacan nous permet d’interroger différemment la place du surmoi par rapport à l’angoisse. Pouvons-nous alors penser que le surmoi apparaîtrait lorsque l’angoisse surgit pour recouvrir ce dont l’angoisse est le signal ? Le surmoi freudien ne serait donc pas premier mais second devant l’angoisse. J’ouis. Surmoi et culpabilité. A propos des perversions. Le surmoi peut-il être considéré comme générateur de culpabilité ?
Il en est le vecteur, sans doute, et bien plus encore vient fonctionner comme seul point solide pas rapport à une culpabilité sans fond. Quand plus “ rien ” ne tient pour un sujet en dérive, il s’accroche au surmoi qui, pour la circonstance, revêt la fonction d’un dernier recours et trouve dans la procédure juridique son champ d’action. Le surmoi vient alors occuper la place de ce “ rien ” qui ne tient plus, qui n’a plus ni teneur ni tenue. Cependant la plénitude qu’il procure est traître, car elle donne au sujet le goût d’une jouissance qui est autrement plus destructrice que tout ce qu’il a voulu éviter. La culpabilité pour sa part intervient dans un processus de limitation, qui cependant n’est efficace que s’il est limité à son tour. Elle est considérée par d’aucuns comme un frein indispensable, en l’absence duquel “ tout ” serait permis. Mais y parvient-il vraiment ? Surmoi et culpabilité. A propos des perversions.
Surmoi, culpabilité et fin d’analyse. Hervé GISIE Dans un article de 1933 intitulé “ Transfert et Amour ”, Jekels et Bergler font la présentation de l’intuition clinique suivante : il y aurait un rapport étroit entre l’amour et la culpabilité. Ce n’est pas seulement que l’amour est souvent coupable, disent-ils, c’est qu’on aime pour échapper à la culpabilité. L’amour dans son fond ne serait pas simplement besoin d’être aimé, mais besoin d’être aimé par qui pourrait vous rendre coupable. Et, justement, si l’on est aimé par celui ou celle-là, tout va considérablement mieux.
Même si la culpabilité n’est pas toujours présente dès le début du déclenchement d’un amour, voire dans un coup de foudre, “ il arrive avec le temps que viennent se centrer sur l’objet aimé tous les effets d’une censure active. Ce n’est pas simplement qu’autour de lui se regroupe tout le système des interdits, mais aussi bien que c’est à lui que l’on vient — fonction si constitutive de la conduite humaine — demander la permission.
Fascination collective 1. Considérations micropsychanalytiques sur le surmoi. Daniel Lysek Quelle pourrait être la contribution originale d’un micropsychanalyste à des échanges concernant le surmoi ? Peut-être simplement d’apporter un éclairage original sur des éléments connus. Il suffit parfois de quelque chose de cet ordre pour que des aspects inattendus sortent de l’ombre. Dans la mesure où le surmoi est inconscient, il en va de lui comme de l’inconscient lui-même : on connaît ses dérivés et ses effets, mais les avis peuvent diverger quant à savoir ce qu’il est et ce qui le constitue. Ainsi, tout discours sur le surmoi est en partie fonction d’observations qui varient selon le dispositif technique mis en place et selon les outils conceptuels utilisés.
La diversité des pratiques et des modèles ne simplifie pas les échanges entre analystes, mais cela les rend d’autant plus nécessaires. Cela m’amène à répondre de manière plus précise à ma question inaugurale. 2) L’étape anale : le surmoi va y recruter le gros de ses troupes. Le Surmoi, ou de la légitimité. Les trois temps de la loi, les trois surmois. Surmoi, pensée, transmission. Le surmoi et le désir.