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FEMMES ET CINEMA

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"La" femme et le grand écran. « On finit tous par manger cette évidence qui nous est rabâchée par les décideurs du septième art : les hommes c’est l’action et les femmes c’est la petite culotte ».

"La" femme et le grand écran

L’édito décapant de Virginie Despentes écrit pour le catalogue des 15es Journées cinématographiques dionysiennes. Lire aussi : « Femmes Femmes » : cinéma au féminin à Saint-Denis Le cinéma est une industrie qui n’est pas interdite aux femmes. Mais c’est une industrie inventée, manipulée et contrôlée par des hommes. Il suffira pour s’en convaincre de s’intéresser au genre des producteurs de films grand public, des responsables du financement cinéma dans les chaînes télé, des directeurs des grands réseaux de distribution, des directeurs des grands festivals de cinéma, des programmateurs de salle, des critiques cinéma ou des réalisateurs primés dans les grandes compétitions. Qu’est-ce que ça se lave, une femme, au cinéma… Pensez au nombre de fois que vous avez vu une femme violée prendre une douche habillée.

Le test Bechdel. Merida trahison. En 1938, il ne faisait pas bon être une femme chez Disney comme en témoigne cette lettre de rejet exhumée aujourd’hui sur Flickr.

Merida trahison

Mary V. Ford, qui avait écrit au studio d’animation pour connaître les critères d’admission à l’école Disney qui formait ses animateurs, avait ainsi reçu la réponse suivante : «Les filles ne travaillent pas du côté créatif pour préparer les dessins animés pour l’écran, car cette tâche est exclusivement réservée aux jeunes hommes. Pour cette raison, les candidatures des filles ne sont pas examinées pour l’école préparatoire. Le seul travail ouvert aux femmes consiste à tracer les dessins des personnages sur des feuilles de celluloïd avec de l’encre de Chine et de remplir l’espace entre les traits à la peinture de l’autre côté de la feuille en suivant les directions données.» Rebelle: pourquoi Merida est-elle la première héroïne aux cheveux bouclés de Disney?

Lorsqu’on a vu les premières images de Merida, l’héroïne du dernier Disney-Pixar qui sort sur les écrans ce mercredi 1er août, nos têtes bouclées n'ont pas pu s'empêcher de se réjouir: ces cheveux!

Rebelle: pourquoi Merida est-elle la première héroïne aux cheveux bouclés de Disney?

Ces boucles! Ce volume et ce joyeux bordel! Publicité Merida a non seulement la lourde responsabilité d’être le premier personnage principal féminin de Pixar mais aussi —surtout? — la première héroïne aux cheveux bouclés de Disney. Ariel a le droit a une espèce de masse rousse vaguement ondulée: Un peu mieux réussie pour Esmeralda: Et Tiana, la princesse afro-américaine de La Princesse et la grenouille, a quelques frisures qui s’échappent: Mais des vraies boucles, des boucles qui bougent à la fois ensemble et séparément, bref des boucles comme les nôtres, comme celles d'Audrey Pulvar, de Rachida Brakni, ou de Julia Roberts, Disney ne l’avait jamais fait.

La Petite Sirène, une bouclée contrariée En fait, Disney ne pouvait pas le faire. Rupture technologique de la boucle Pourquoi maintenant? Films féministes - Liste de 31 films. Femmes et science-fiction, retour à la case départ? Connexion François Lévesque10 août 2013 08h28 Culture / CinémaFemmes et science-fiction, retour à la case départ?

Femmes et science-fiction, retour à la case départ?

Photo : 20th Century Fox Un film en dit souvent autant sur l’époque à laquelle son intrigue se situe que sur celle à laquelle il a été produit. Cet axiome s’applique particulièrement bien à la science-fiction et à la manière dont le genre documente indirectement l’émancipation de la femme, c’est du moins l’opinion de Dean Conrad. Professeur à l’Université de Hull en Angleterre, Dean Conrad est entre autres un spécialiste de la question de la représentation de la femme dans le cinéma de science-fiction. « 17 filles » et pas mal d’objections. Incontestablement, 17 filles est un beau film.

« 17 filles » et pas mal d’objections

Les réalisatrices, Delphine et Muriel Coulin, ont transposé dans leur ville natale de Lorient l’histoire des dix-huit élèves américaines d’un même lycée de Gloucester, dans le Massachusetts, qui, en 2008, avaient défrayé la chronique pour être tombées enceintes toutes en même temps. Leur héroïne, Camille, enceinte par accident, décide de garder le bébé, et persuade ses copines de l’imiter. Elles seront seize à la suivre. Elles concluent un pacte : après avoir accouché, elles habiteront toutes ensemble, s’entraideront, seront enfin adultes et indépendantes. On dira que rien n’obligeait les deux cinéastes françaises au réalisme. « Il s’agit uniquement de notre regard sur ce fait divers », insiste Muriel Coulin (Le Courrier, Genève, 30 décembre). Escamoter la fascination pour la maternité dans la culture populaire On reste néanmoins perplexe : subversive, la maternité ? Idéalisation et condescendance En 2011, sous le titre A Strange Stirring.