Think tanks: de l’espace et des cerveaux disponibles. S’il est un mot d’origine étrangère qui a connu un succès fulgurant dans l’utilisation courante en France, qui ne relève absolument pas de l’introduction des nouvelles technologies mais possède toujours une aura mystérieuse et jamais vraiment levée, il s’agit bien du terme «think tank».
Bien que rapide, partiale et incomplète, une petite revue de presse permet de réaliser l’importance prise par ces structures dans les espaces dédiés aux débats d’idées. publicité Elle montre également que l’ensemble demeure bien vague, et que si, clairement, des niches d’expertise se dessinent, et que certaines figures émergent, dans le même temps, en matière d’identification, le flou continue de se disputer au vague… sans doute pour le bonheur de tous et pour les bonnes affaires du marché des idées. «Le Monde.fr s'est associé à plus de dix think tanks (centre de recherche) français dans le but d'enrichir son espace de débats sur des sujets d'actualité.
Le mot magique des rubriques «Idées» Devenez fan sur. Qu’est-ce qu’un technocrate? Et ont-ils jamais eu le pouvoir?
Retrouvez tous nos articles de la rubrique L'explication ici Lucas Papademos, nouveau Premier ministre de la Grèce, a prêté serment le 11 novembre. En Italie, Silvio Berlusconi est remplacé par l’ancien commissaire européen Mario Monti. Ces deux hommes ont été présentés comme des «technocrates» dans des grands journaux. Carlos, le Chacal bavard comme une pie. Lundi 7 novembre, déjà, l’entrée en scène de Carlos donnait le ton.
Ilich Ramirez Sanchez est apparu hors de prison pour la première fois depuis quatorze ans au «Faites-entrer l’accusé», prononcé comme il se doit par le président de la cour d’assises. Carlos s’est avancé dans le box, un peu comme un retraité pénètrerait dans sa cuisine pour prendre le petit-déjeuner: vêtu d’un léger blouson bleu marine, le journal du matin à la main. Autour du nucléaire, la politique en fusion. L’énergie est-elle un sujet trop sérieux pour les politiques?
Comme l’a montré l’accident de Fukushima un quart de siècle après celui de Tchernobyl, rien n’entre plus aujourd’hui dans le champ du politique que le nucléaire, qui interpelle l’Etat dans le cadre de ses fonctions régaliennes pour assurer la sécurité des citoyens. Encore faut-il que le dossier soit ouvert sur un mode réaliste tout autant que volontariste, et non pas strictement politicien dans un bras de fer plus partisan que constructif. Or, entre les ultimatums d’Eva Joly, qui veut négocier les conditions d’un rassemblement des Verts avec le PS, et les réponses de Jean-Marc Ayrault et François Rebsamen pour le PS, uniquement basées sur une comptabilité électorale, on a plutôt l’impression que les frères ennemis de la gauche se disputent déjà des circonscriptions pour les législatives. publicité.
Comment les adultes se sont mis aux jouets... « Ce n’est point par une révolution conçue avec des concepts rationnels de l’Occident que le monde change ou changera, mais avec l’émergence de l’inutile, du gratuit et l’immense flux du jeu… » Jean Duvignaud, Le jeu du jeu Jouets et organisation Les jouets sont associés à l’enfance, qu’il s’agisse de nostalgie ou à proprement parler des poupées, lego et autres panoplies de cowboy.
Mais cette conception du jeu et des jouets correspond à une conception particulière de l’organisation sociale et du rapport à ce moment de débordement qu’est le ludique. Zapatero chassé du pouvoir par la crise comme Aznar le fut par le terrorisme. On aurait tort d’établir un parallèle entre deux événements - le premier datant de 2004 et le second se situant en 2011 - qui auront précipité la chute du parti au pouvoir.
Comment pourrait-on les mesurer à la même aune ? Au cours des deux journées qui suivirent le massacre des 192 victimes du terrorisme islamiste, et alors que les sondages donnaient une légère avance au Partido Popular, les bévues puis les mensonges de José María Aznar et de Mariano Rajoy [ce dernier déjà candidat il y a sept ans] avaient fait pencher le fléau de la balance électorale du côté des socialistes. Entre le 11 et le 13 mars, les deux leaders de la droite et le gouvernement PP unanime n’avaient eu de cesse de marteler, malgré les preuves irréfutables que la police nationale apportait d’heure en heure, que les bombes placées dans les trains à destination de la gare d’Atocha étaient le fait de l’ETA et non des islamistes radicaux.
Créativité : nous avons perdu le goût du futur. Dans la mode, dans la déco ou à la TV, plus que jamais il semble que l’ambiance soit à la nostalgie.
Vous avez tous déjà entendu ou peut-être même prononcé cette phrase : "La mode est un éternel recommencement". La souveraineté des peuples est remplacée par la dictature des marchés. "Golgota Picnic", cacophonie dans l'Église. C'est reparti : chemins de croix, oraisons, banderoles défendant l'identité chrétienne de la France.
Et ballet de CRS, au cas où les intégristes catholiques qui, après Sur le concept du visage du fils de Dieu de Romeo Castellucci, s'en prennent à Golgota Picnic de Rodrigo García seraient tentés par de nouvelles actions coups de poing. Cette fois, les yeux sont braqués sur Toulouse et le théâtre Garonne, où a lieu, mercredi, la première de la pièce. Une création où un plateau couvert d'hamburgers figure la multiplication des pains, où des billets sont fourrés dans les plaies du Christ au terme d'une crucifixion feinte et où un pianiste nu joue, sur la scène dévastée, l'intégralité des Sept Paroles du Christ sur la croix de Joseph Haydn.
En apparence, le scénario reproduit le précédent Castellucci (demande d'interdiction déposée devant un tribunal administratif et rejetée, appels à manifester) - mais la tension pourrait bien cette fois monter d'un cran. Pourquoi les affiches de cinéma deviennent moches. Dès ses origines, le cinéma a eu recours à l’affiche pour assurer sa promotion.
Avec «L'Ordre et la morale», Kassovitz plonge dans la poudrière d'Ouvéa. L’affiche de L'Ordre et la morale, septième long-métrage de Mathieu Kassovitz, aurait pu s’orner de deux titres d’œuvres récentes, L’Exercice de l’Etat et L’Art français de la guerre. Comme le film de Pierre Schoeller, il traite du fonctionnement de l’Etat, non pas dans son quotidien banal, mais dans sa prérogative la plus grave: l’usage légal de la force. Celle qui a fait dire au prix Goncourt Alexis Jenni que «tout est là, tout est montré, c'est exactement ça, l'art français de la guerre, cette façon grandiose et absurde d'aller au massacre». publicité. Europe fédérale: où sont les Français? - Angela Merkel, le 15 novembre 2011 à Leipzig.
REUTERS/Tobias Schwarz - Mais où sont passés les Français militants de l'Europe? Pour en finir avec les faux exemples sur le féminisme aux Etats-Unis. Quand on commence à parler de féminisme aux Etats-Unis, certains commentateurs ont une réponse toute prête: de toutes façons là-bas, les hommes évitent de monter dans un ascenseur seuls avec une femme de peur de se faire accuser de harcèlement sexuel... Est-ce qu'on veut vraiment vivre dans une telle société? Depuis l'affaire DSK et les débats qu'elle a engendrés, ce commentaire apparaît régulièrement au bas d'articles sur les sites du Nouvel Observateur, Libération, Le Figaro, Les Echos, ou encore Slate.fr. publicité Répétez cette histoire aux Etats-Unis, et personne ne comprendra de quoi vous parlez. Nucléaire: le coût du démantèlement, au doigt mouillé.
- Manifestation d'anti-nucléaire le 15 septembre 2011, sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg. REUTERS/Vincent Kessler - Bien malin qui pourrait aujourd’hui comprendre le débat sur le coût du démantèlement du parc nucléaire français. Entre les 70 milliards d’euros avancés par les écologistes et les 750 milliards estimés par la Commission Energie (installée en septembre par le gouvernement et à laquelle les ONG ont refusé de participer), il y a de quoi se perdre.
Et plusieurs fois. Pour ne rien simplifier, l’Institut Montaigne a chiffré vendredi à 220 milliards d’euros le coût de l’arrêt des 58 réacteurs français à horizon 2030, mais à 124 milliards la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire d’ici à 2025, selon l’accord conclu entre le PS et EELV. Publicité Mais en 2008, pour l’élaboration de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), le montant retenu avait été de 16,9 milliards d’euros.
Pourquoi?