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Interrogations, débats

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« A l’école, pour éduquer au numérique, il faut d’abord apprendre aux élèves à s’en passer. Basta ! : Du cahier de texte numérique au tableau blanc interactif, en passant par l’Environnement numérique de travail (ENT) [1] ou l’utilisation de tablettes, le numérique a pénétré le monde de l’école depuis quelques années, en tant qu’outil pédagogique ou interface de communication entre professeurs, élèves, administration et parents. Quels sont les impacts de ces technologies sur le quotidien des professeurs ? Karine Mauvilly : C’est un peu le même impact que l’on retrouve dans la vie des salariés en général : un temps quotidien toujours plus important passé devant des écrans, et qui devient obligatoire. Auparavant, vous pouviez faire votre travail sans ces écrans. Aujourd’hui, les salariés passent en moyenne 30% de leur temps à répondre à leurs mails.

Selon ses promoteurs, le numérique aurait de nombreux avantages pédagogiques. Il n’y a pas forcément de corrélation entre la motivation que l’on a pour un apprentissage et l’efficacité dans cet apprentissage. Philippe Bihouix - Le désastre de l'école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans. Genève: Les outils numériques colonisent l’école et lancent le débat. Le Département de l’instruction publique (DIP) veut équiper les écoles de tablettes, rétroprojecteurs numériques et Wi-Fi (lire l’encadré). Avec quels objectifs? Quel impact sur les élèves et les enseignants? Le point avec sa secrétaire générale, Marie-Claude Sawer­schel, et Gilbert Patrucco, directeur du Cycle de Sécheron qui expérimente l’usage des tablettes.

Face à eux, Philippe Bihouix, ingénieur et essayiste français, dénonce le «désastre» du numérique. Pourquoi intégrer le numérique? Marie-Claude Sawerschel (MCS): La question de l’éducation au numérique ne se pose plus. Bannir de l’école la dimension numérique serait absurde et irresponsable. L’école a-t-elle absolument besoin des outils numériques pour remplir sa mission? Gilbert Patrucco (GP): Non mais ils sont un appui, apportent des soutiens ponctuels, aident à rendre un cours plus compréhensible. Quels sont les bénéfices de ces technologies pour l’élève? Et pour l’enseignant? C’est un miroir aux alouettes! Non. Une éducation plus branchée. En 2010, les premières tablettes numériques faisaient leur entrée dans nos vies. Six ans plus tard, elles sont devenues le compagnon de classe de plus de neuf millions d’élèves américains, de 900 000 écoliers anglais et de plus de 70 000 élèves québécois. Dans bien des classes, les livrels ont détrôné les livres papier.

Dans 45 États américains, les écoliers sont évalués à l’aide de tests numériques standardisés. Bidule superflu ou formidable outil pédagogique ? Thierry Karsenti, professeur à la Faculté de l’éducation de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information (TIC) et l’éducation, se désole des discours polarisés qui collent aux débats sur la place du numérique à l’école, notamment des écrans tactiles. « Je pense que les deux clans ont tort. Certains accordent une importance démesurée au numérique, un rôle presque magique dans l’éducation. Plus motivés, mais plus distraits Qu’en est-il trois ans plus tard ? L’enjeu du numérique à l’école. Dans la classe de français de Marie-Claude, il n’y a pas de papiers sur les pupitres bien enlignés. En ce jeudi matin, on ne sort pas non plus de crayons pour répondre au mini-test sur La Dame aux camélias.

Dans la pénombre du matin, la lumière des tablettes scintille et chaque élève, tête baissée, se met à pianoter sur son écran tactile. Alexandre Dumas en perdrait sa prose. « Vous êtes bons ! », encourage l’enseignante qui voit « en direct » les réponses des élèves défiler sur sa propre tablette. . « Quand il y a trop de rouge, je sais tout de suite qu’un élève n’a pas fait sa lecture. Une croissance fulgurante Des milliers d’élèves au Québec partent désormais en classe avec une tablette numérique et plusieurs milliers d’autres ont accès à toutes sortes d’outils connectés en cour. Malgré la croissance fulgurante de ces appareils, on ne dispose toujours d’aucun chiffre précis au ministère de l’Éducation sur la présence et l’usage de ces nouveaux compagnons scolaires au Québec. Écrans: à consommer avec modération. Penser l’école sans écrans. Pour eux, la vague numérique qui fera déferler dans les classes de France des millions de tablettes intelligentes d’ici 2018 est une énorme fuite en avant, une supercherie motivée davantage par la peur des pédagogues de passer pour des ringards technophobes que basée sur de réelles données scientifiques.

Philippe Bihouix et Camille Mauvilly, auteurs du livre fraîchement paru Le désastre du numérique, ont lancé cet automne un pavé dans la mare tranquille des milieux pédagogiques français. Critiques virulents de la stratégie lancée en 2015 par François Hollande pour « connecter » d’ici 2018 les écoles de France, ils agitent la sonnette d’alarme devant cette politique du « tout numérique » qui affectera à terme plus de 5,5 millions d’élèves des collèges et lycées publics et privés de l’Hexagone. « On passe pour des monstres parce qu’on remet en question l’entrée en bloc des tablettes numériques dans les écoles. Des milliards, pour quoi faire ? L’écran de fumée Un marché lucratif. Faut-il jeter la tablette avec l'eau du bain ? Attention danger ?

Des voix s’élèvent pour mettre en garde les parents à propos des effets néfastes des nouvelles technologies sur l’enfant, notamment les tablettes et smartphones qui prennent une place importante chez les plus jeunes. Cette étude, par exemple (article réservé aux abonnés, résumé ici) proclame qu’il faut « éloigner les tablettes des enfants », mettant en avant une série de nuisances induites par la tablette, à commencer par des « troubles de l’attention ». Et même si cette tribune précise que ces troubles concernent les enfants dont l’écran est « le principal outil de stimulation », la réputation de la tablette en est écornée.

Car la nuance a souvent peu de place dans le débat public et le titre à lui seul, repris sur les réseaux sociaux, fait des dégâts. Récemment, Céline Alvarez était l’invitée de Patrick Cohen sur France Inter. Mais de quoi parle-t-on exactement quand on dit « l’écran », ou « la tablette » ? Attention, attention ! Éduquons ! Encadrer l’utilisation des tablettes par les enfants. Loys Bonod, professeur de Lettres et spécialiste du numérique en milieu scolaire et blogueur était l’invité de l’émission France Live Club sur le thème « Enfants connectés, éduquer à l’ère du numérique » pour parler des dangers de laisser les jeunes enfants trop longtemps seuls face aux écrans. Il est notamment revenu sur la tribune qu’il a cosigné dans Le Monde, avec un Collectif de psychologues, pédopsychiatre, orthophonistes et d’enseignants, intitulée « Éloigner les enfants des tablettes ».

Dans ce texte, les auteurs affirment que l’utilisation des tablettes par les enfants, à l’école ou à la maison est contre productive si elle n’est pas strictement encadrée. Selon eux, des risques de retards de langage, troubles de l’attention, problèmes de socialisation seraient liés à la sur exposition aux écrans. Selon sa propre expérience, Loys Bonod estime que le numérique en classe ne fait pas de miracle, il pense même qu’il accroît les inégalités à l’école. Le Blog de Loys Bonod Commentaires. Éducation mobile 2014. Quelle place pour le professeur dans l'éducation mobile ? Où va l'Ecole sous l'invasion des tablettes et des smartphones ? La première journée de réunions plénières de la Semaine pour l'éducation mobile organisée par l'Unesco, le 18 février, montre que les technologies mobiles interrogent davantage les enseignants et les responsables éducatifs qu'elles n'apportent de réponses.

Cette journée a vu les études et les témoignages se croiser sans qu'émergent des réponses claires à l'invasion des mobiles dans les poches des élèves. "La technologie permet de donner de l'autonomie aux élèves", témoigne Chee Ken Tan, la principale d'une école de filles de Singapour. "Elle pousse à l'amélioration de contenus des cours. Mais ce n'est pas une baguette magique". Ce petit groupe innovant on va le retrouver dans le compte rendu d'une expérimentation menée avec le soutien de Nokia dans 4 pays, au Mexique, Nigéria, Sénégal et Pakistan. Ces questions on les retrouve dans plusieurs expérimentations menées aux Etats-Unis. Mais avec quoi enseigner en classe ? Peut-on apprendre à lire avec le mobile ? De nouveaux outils pour collaborer. Le Web 2.0 c'était la coopération. Place maintenant au Social 3.0, le temps de la collaboration pour comprendre. En ouverture de la Semaine de l'éducation mobile organisée par l'Unesco, l'atelier de C Norris et E Soloway propose les nouveaux outils d'un enseignement qui a mis l'élève au centre.

Il y a des choses qui semblent aller de soi dans cette assemblée d'une quarantaine d'enseignants venus des Etats-Unis, de Turquie, de Singapour ou de Malaisie. Des pays fort différents mais où l'école anglo -saxonne, celle de Dewey, a planté ses marques. Par exemple, des adages. L'école du Web 2.0 au Social 3.0 Cathie Norris, professeur à l'Université du Nord Tecas et Elliot Soloway, professeur à l'Université du Michigan, sont les deux fondateurs de "Intergalactic Mobile Learning Center" (IMLC), un éditeur de logiciels financé par leurs deux universités.

Leur principale prédiction c'est qu'on va passer du Web 2.0, l'époque de Facebook, au Social 3.0. Une suite logicielle pour collaborer C. Le nomadisme numérique : Quelle éducation ? Le mot nomade revient régulièrement pour évoquer l'évolution des comportements qui accompagnent le développement du numérique. Le nomadisme n'est pas nouveau, il avait même tendance à régresser, et dans certains cas à être combattu. C'est le cas du nomadisme des "gens du voyage", par exemple, terme qui désigne des communautés humaines qui se déplacent régulièrement sur le territoire avec leur maison (caravane) attachée à la voiture.

La sédentarisation qui installe des nomades durablement au même endroit est un phénomène qui transforme la culture traditionnelle de ces populations. En réutilisant le terme de nomadisme pour évoquer ce que le numérique semblerait faire advenir on désigne plusieurs choses qui méritent qu'on s'y arrête car cette notion interroge l'école dont la culture est aux antipodes de la culture nomade. Le nomadisme numérique serait, selon Wikipédia, un synonyme de la mobilité connectée. Aller loin n'est donc plus une expérience de séparation. Bruno Devauchelle. Questions Clés - Et si l’école sans écrans était le bon choix ? Rentrée scolaire 2016 : Les tablettes à l'école peuvent-elles améliorer les résultats des élèves ? | Realease Capital. Le plan numérique pour l'éducation mis en marche à la rentrée scolaire 2016 prévoit d'équiper 300 000 élèves en tablettes numérique à l'école. Cette nouvelle doit-elle forcément réjouir parents et enseignants ? Quel impact réel les tablettes ont-elles sur l'enseignement et les performances des élèves ?

Le plan numérique pour l'éducation fait son baptême du feu en cette rentrée scolaire 2016. Destiné à initier l'entrée de plain-pied de l'école dans l'ère numérique, ce grand plan prévoit cette année d'équiper 738 collèges en tablettes numérique cofinancées par l’État et les collectivités territoriales. Carte des collèges numériques / Source : ecolenumerique.education.gouv.fr Éducation au numérique et tablettes à l'école : une utilisation controversée Or, la grande révolution numérique de l'école n'est pas encore amorcée qu'elle suscite déjà le débat. Concernant l'influence des tablettes sur la réussite des élèves en milieu scolaire, les études scientifiques manquent un peu à l'appel. Autour de la tablette... Nous assistons actuellement à une frénésie mondiale autour de l'usage de la tablette à l'école. Selon le journal Le Monde, en matière d'équipement des écoles, les établissements américains ont déjà dépensé 5 milliards de dollars.

La Grande-Bretagne, elle, a dépensé 194 millions de livres (226 millions d'euros) pour offrir 300 000 machines à ses élèves (1). De son côté, le District scolaire de Los Angeles, a signé un contrat de 30 millions de dollars avec Apple pour équiper 47 de ses écoles primaires d’iPad cet automne (2). Depuis cette rentrée scolaire, la Thaïlande (3) a doté chaque élève d'un ordinateur à l'entrée du CP et un million d'enfants sont équipés d'une ardoise tactile qui est devenue l'instrument de base du cartable de l'écolier.

Des sciences cognitives à la salle de classe. Mais qu'en est-il concrètement dans les classes ? Voir lien : Voir lien: Notes : EcritechMATHIEU-TARBOURIECH. La tablette fait son entrée à l'école ... Une frénésie justifiée ? Nous assistons actuellement à une frénésie mondiale autour de l'usage de la tablette à l'école. Selon le journal Le Monde, en matière d'équipement des écoles, les établissements américains ont déjà dépensé 5 milliards de dollars. La Grande-Bretagne, elle, a dépensé 194 millions de livres (226 millions d'euros) pour offrir 300 000 machines à ses élèves (1). De son côté, le District scolaire de Los Angeles, a signé un contrat de 30 millions de dollars avec Apple pour équiper 47 de ses écoles primaires d’iPad cet automne (2).

Depuis cette rentrée scolaire, la Thaïlande (3) a doté chaque élève d'un ordinateur à l'entrée du CP et un million d'enfants sont équipés d'une ardoise tactile qui est devenue l'instrument de base du cartable de l'écolier. Des sciences cognitives à la salle de classe. Voir lien : Voir lien.

Quelles plus-values pour les apprentissages ? Notes : L’iPad en classe de français, un outil pertinent? BYOD (Bring Your Own Device) : perspectives et recommandations.