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Internet, démocratie et politique

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Internet : outil de collaboration ou de domination. Il y a un an, l’enquête Ipsos « France 2013 : les nouvelles fractures » faisait l’effet d’un coup de tonnerre médiatique, soulignant combien la crise avait exacerbé la tentation du repli national et le rejet du politique. Le Monde titrait sur « les crispations alarmantes de la société française ». « Le poujadisme s’est enraciné en France », estimait-elle. L’idéologie anti-autoritaire des années 60-70 a reflué de manière spectaculaire. 87 % des Français estiment qu’on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre et 86 % (toute tendance politique confondue) estiment que l’autorité est une valeur qui est souvent trop critiquée. Et la nouvelle édition que vient de relayer Ipsos ne fait que renforcer cette tendance.

Certes, ce sondage, encore plus que d’autres, est à prendre avec beaucoup de précautions, tant il semble chercher à faire démonstration. Notre besoin d’autorité est impossible à rassasier Pourquoi les gens éprouvent-ils un tel besoin d’autorité ? Hubert Guillaud. Frédéric Bardeau : « l’hacktivisme doit changer de posture » Frédéric Bardeau s’est fait connaître du grand public après la parution fin 2011 de son bouquin-enquête « Anonymous, peuvent-ils changer le monde ? », co-écrit avec Nicolas Danet. Bardeau est un entrepreneur du web, co-fondateur de l’agence Limite, pure-player spécialisé en communication, mais n’est pas pour autant un « cyber-béat ». Son activité de conseil en stratégie digitale l’oblige à observer le net avec le plus de recul possible : l’évolution du réseau, ses ornières ou ses avancées, ceux qui défendent sa neutralité ou veulent le réguler, les groupes de cyber-activistes qui s’y font connaître, etc.

Nous nous sommes rencontrés lors d’une conférence sur la neutralité du net et l’hacktivisme, où votre serviteur, pour Reflets, et Jérémie Zimmerman pour La Quadrature du Net étaient eux aussi invités. En cinq questions-réponses, Bardeau donne son analyse sur ces sujets. Frédéric Bardeau : C’est une très bonne chose sur le fond. Quel beau programme non ?

Politique, tu n'as pas changé. Ma réponse aux «élites» qui détestent l'Internet. Les Français n’aiment pas Internet (1). Est-ce le résultat d’une nouvelle enquête menée auprès de 85 internautes? Nan. En fait, précisons: les élites françaises n’aiment pas Internet. Enfin… les élites… Disons les gens dont on parle dans les médias. Florilège des propos anti-web classés par «métiers» publicité Les politiques Michèle Alliot-Marie, Le Figaro, le 5 septembre 2011 «A travers les blogs et les tweets, il y a une mise en cause des principes de l’information. Patrick Ollier, à Public Sénat le 23 février 2011 «Les .fr vont chercher des infos dans le caniveau.» Nadine Morano, le 15 août 2008 «Internet, c’est comme une magnifique voiture de course. La même à Rue89, le 8 mai 2008 «Ah, Internet, je déteste, c’est le temple des rumeurs et de la caricature.»

Jacques Myard, à l’Assemblée nationale en décembre 2009 «J’espère que l’on va prendre conscience de la nécessité de nationaliser ce réseau.» Rassurez-vous, à gauche aussi Ségolène Royal, le 21 septembre 2009: Les gens de la télévision Oui. 1. Internet, c’est un truc de hippies. Conçu en pleine période Flower Power par des barbus libertaires, Internet n'a jamais perdu – malgré les tentatives de récupération politiques et commerciales – son esprit profondément lié au partage. Cette prise de conscience doit perdurer et produire un acte de résistance face à la tentative forcenée de nivellement du monde par les inconscients qui nous gouvernent. Je suis souvent présenté comme un dinosaure d’Internet, mais c’est faux : même si je suis trop vieux pour faire partie de la génération “digital-native”, j’étais trop jeune quand Internet est né, trop jeune pour pouvoir vivre une époque à laquelle toutes les utopies étaient encore imaginables. Ça n’a jamais empêché personne de me considérer comme un utopiste libertaire (par exemple, dans ce billet qui aligne un nombre d’idées fausses assez stupéfiant), vous êtes prévenus.

Et je voudrais, pour replacer mon propos dans son contexte historique, revenir quelques instants sur ce monde dans lequel Internet est né. Les voleurs 2.0. Evolution et incidences de la Technologie sur les pratiques de communication en France des annees 1960 à nos jours - Quinchy RIYA. Mémoire de Recherche pour l'obtention du Master AIGEME Culture et Métiers du Web réalisé sous la direction de Dominique CARDON Année universitaire 2010-2011 Université Paris Est Marne-la-Vallée 5 Boulevard Descartes77420 Champs-sur-Marne "L'Université Paris Est Marne-la-Vallée n'entend donner aucune approbation ou improbation aux opinions émises dans ce mémoire.

Comme propres à leur auteur" Je souhaiterai adresser un premier merci à Vincent LEMIRE pour les cours de méthodologie, qui fût très utiles et qui m'ont aidé à structurer mon travail. J'adresserai un second merci à Dominique CARDON qui m'a aidé pour la structuration et la validation de mon plan, les pistes d'étude et bibliographique. J'adresserai également un merci à tous les êtres que j'aime et qui m'ont soutenu et difficilement supporté lors de la rédaction de ce mémoire.

-Merci à tous- 'objet de notre étude est la communication politique en France depuis le début des années 1960. Nous avons traité la question en trois chapitres.

Collectivités et web 2.0

Cartographie de controverses. E-démocratie, Internet et citoyenneté active. Personnalités politiques et stratégies numériques. Connaissance et praxis des réseaux comme projet politique. Le monde contemporain a enregistré des évolutions d’une telle force qu’elles tendent souvent à produire un sentiment d’impuissance lorsqu’il s’agit d’essayer d’en maîtriser les effets problématiques. Il n’est pas honteux d’avouer avoir du mal à comprendre ce monde, de reconnaître l’impression d’avoir en face de soi de telles puissances qu’on tend à perdre l’espoir de les faire bouger. Que faire alors si on ne veut pas être condamné à la démission et à l’observation passive ?

Chercher à construire de nouvelles capacités bien sûr, des capacités plus adaptées. Et pour cela, il peut y avoir des outils disponibles, sans qu’on pense forcément à utiliser. C’est le cas de l’analyse des réseaux, telle qu’on a pu notamment la voir se développer dans le champ des sciences sociales. Derrière une présentation scientifique qui pourrait le faire croire réservé aux cercles académiques, il pourrait y avoir là un outil puissant sur le plan politique, en l’occurrence pour décrypter et pour agir.

</b>*} Nouvelles technos : la tentation totalitaire. Liberté ©bu7amd via Flick'r {*style:<b>L’opposition entre les deux réseaux ne correspond pas à tous les usages. Nombreux sont ceux qui utilisent les deux outils, de manière différente et pour des publics distincts. Toutefois, parmi les gros utilisateurs de Twitter, la préférence a des motifs évidents et d’autres plus cachés. </b>*} Certains usagers des réseaux sociaux refusent de choisir entre Facebook et et Twitter. . « Pour moi il n’est pas question de préférence mais d’usages différents.

Pourtant parmi les accros à Twitter, la préférence semble très nette. C’est l’avis de @lisadol pour qui, « Les rapports en 140 signes sont souvent plus profonds que des heures de blabla autour d’un café. Cela peut sembler paradoxal de prétendre se livrer davantage à des inconnus qu’à ses propres connaissances, mais c’est assez classique finalement. @Linoacity résume : « Le débat n’est pas faussé car les gens étant sous pseudo, ils disent vraiment ce qu’il pensent.

Sécurité Facebook ©visitfinland via Flick'r. La démocratie Internet / Dominique Cardon. Place Publique - Média citoyen, relais d’engagements associatifs et outil de démocratie participative. Par Yan de Kerorguen, le 2/08/2011 Force est de constater qu’avec le développement discret mais fertile des initiatives de débat public, la toile est de mieux en mieux tissée. Dans les forums hybrides qu’on trouve sur internet se construisent des savoirs et des identités à même de pallier aux insuffisances de la démocratie délégative ou participative . Mais le web reste une immense friche à déchiffrer. Diners en ville, liaisons dangereuses avec l’autorité publique, consanguinités des relations entre journalistes et politiques, les études et les enquêtes convergent pour mettre en évidence la relative méfiance des publics à l’égard des grands médias. Pour beaucoup de citoyens en effet, le système d’information pèche par son manque de fiabilité. Les critiques sont récurrentes : il est coupé des réalités de l’espace social, il est envahi par la mise en scène du pouvoir et soumis à des influences et des coteries parfois suspectes.