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Sculpture grecque

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Groupe du Laocoon. Le groupe du Laocoon est une sculpture grecque antique conservée au musée Pio-Clementino, au Vatican, dans la collection Vaticane, Belvédère, n°74. Elle est en marbre à grains fins. Contrairement à la croyance populaire, le groupe n'est pas issu d'un seul bloc de marbre mais bien de 8 blocs. Elle mesure 2,42 m de hauteur et 1,60 de largeur. Elle représente le prêtre troyen Laocoon et ses deux fils attaqués par des serpents, scène décrite notamment dans l’Odyssée et l’Énéide. C'est l'une des œuvres les plus représentatives de l'art hellénistique. Mythe[modifier | modifier le code] Le mythe représente Laocoon, qui est un prêtre de Poséidon à Troie, fils de Capys et frère d’Anchise. Une autre version plausible est proposée par des archéologues : Laocoon aurait été un prêtre d’Apollon qui s’était attiré la colère de son Dieu en prenant femme contre sa volonté. Histoire[modifier | modifier le code] Le groupe avec la reconstitution du bras en diagonale par Montorsoli, copie d'atelier, Mannheim.

Gladiateur Borghèse. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Gladiateur Borghèse après restauration La statue du Gladiateur Borghèse est une œuvre grecque datant de l'époque hellénistique (323 av. J. -C. – 30 av. J. Découverte et notoriété de la statue[modifier | modifier le code] C'est durant la première décennie du XVIIe siècle que les vestiges de la statue ont été découverts à Nettuno, port situé au sud de Rome, au cours de recherches faites sous l'autorité du cardinal Scipion Borghèse sur le site de l'antique Antium ou l'on trouvait la villa antique de Néron. Elle va être connue dans toute l'Europe entraînant de nombreux copies et moulages.

Description[modifier | modifier le code] La signature du sculpteur est gravée sur le tronc d'arbre : « Agias, fils de Dôsithéos, Éphésien, a fait ». L’artiste qui a su dégager cette œuvre de sa composition de marbre a donc sculpté un corps d’homme. Analyse de l’œuvre[modifier | modifier le code] Étude de la statue[modifier | modifier le code] Bronzes de Riace. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les guerriers ou bronzes de Riace sont deux sculptures grecques en bronze datées du Ve siècle av. J. -C. (vers 460 pour le guerrier A et vers 430 pour le guerrier B) et conservées au musée national de Reggio de Calabre.

Un peu plus grands que nature (1,98 mètre de haut pour le guerrier A, 1,97 mètre pour le guerrier B), ils furent découverts en 1972 au large de Riace, en Calabre, probablement sur les lieux d'un naufrage dans l'Antiquité. Description et datation[modifier | modifier le code] Technique[modifier | modifier le code] Les deux guerriers sont des témoins de l'évolution qui a lieu dans les techniques de bronze dès la fin du VIe siècle av. Le guerrier A[modifier | modifier le code] Chez le guerrier A, on note des joints de soudure au niveau du cou, sous les épaules, aux poignets, à mi-pied et pour les orteils médians[1]. L'armature en fer de la statue dépasse du pied, et servait à la fixer sur sa base en pierre. Sculpture grecque. Aphrodite de Cnide. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Tête en marbre du type de l'Aphrodite de Cnide, copie romaine d'époque impériale, musée du Louvre (Ma 421 = MR 675) L’Aphrodite de Cnide est un type statuaire attribué au sculpteur grec Praxitèle représentant la déesse Aphrodite debout, nue, portant la main droite devant son sexe et tenant de la main gauche un vêtement.

La statue figurait dans le temple de la déesse à Cnide ; elle est la première représentation connue de la nudité féminine complète dans la grande statuaire grecque. Témoignages littéraires[modifier | modifier le code] Le type est connu de nombreux témoignages littéraires, au premier rang desquels celui de Pline l'Ancien : « Nous avons cité parmi les statuaires l'âge de Praxitèle qui se surpassa lui-même dans la gloire du marbre. . « Cypris voyant Cypris à Cnide, s'écria Hélas, hélas ! Variantes connues et description[modifier | modifier le code] La Vénus de Cnide est connue par de très nombreuses répliques. Galate mourant. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Galate mourant[1], parfois intitulé le Gladiateur mourant, est la copie romaine en marbre d'un original grec perdu, vraisemblablement exécuté en bronze, commandé entre 230 et 220 av. J. -C. par Attale Ier de Pergame pour commémorer sa victoire sur les Galates. Cette sculpture antique est exposée au Palais Neuf (musée du Capitole) à Rome. Description[modifier | modifier le code] La statue représente avec un réalisme saisissant l'agonie d'un guerrier celte, réalisme particulièrement remarquable dans le traitement du visage. La statue sert d'une part à commémorer la défaite celte tout en démontrant la force du peuple vainqueur mais, au-delà, elle apparaît comme un témoignage du courage de dignes adversaires.

Histoire[modifier | modifier le code] Le Galate mourant est l'une des plus célèbres œuvres de l'Antiquité à nous être parvenue. Elle fut abondamment copiée et gravée par de nombreux artistes et sculpteurs. Hercule Farnèse. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L’Hercule Farnèse (ou Hercule au repos) est un type statuaire dont l'original est une sculpture grecque antique attribuée à Lysippe (IVe siècle av.

J. -C.). Une copie du IIIe siècle apr. J. Copies[modifier | modifier le code] La réduction en bronze du musée du Louvre. De nombreuses copies en marbre et des fontes en bronze ont été exécutées, quelques-unes à l'époque antique, puis de nombreuses à partir du XVIIIe siècle, parmi celles-ci : copie antique en bronze (en réduction 42,5 cm) découverte à Foligno (province de Pérouse) et exposée au musée du Louvre.copie en marbre réalisée par Giovanni Comino à Rome de 1670 à 1672 et installée au parc de Sceaux en 1686 puis au jardin des Tuileries de 1793 à 2010, elle est ensuite revenue à Sceaux, un moulage reste aux Tuileries[1].copie en marbre, exécutée de 1684 à 1686 par Jean Cornu pour les jardins du château de Versailles.

Puzzle 3D[modifier | modifier le code] Notes[modifier | modifier le code] Sculpture grecque classique. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Périclès, copie romaine en marbre d'un original grec réalisé vers -430, Rome, musée Pio-Clementino. Pour les anciens, la sculpture de la seconde moitié du Ve siècle av. J. -C., dit aussi le siècle de Périclès, est dominée par deux sculpteurs de renom, Polyclète et Phidias. Les artistes du IVe siècle av. Plusieurs mentions suggèrent que les contemporains avaient conscience de l'importance des deux artistes, qu'ils ont souvent voulu confronter à travers leurs œuvres. Praxitèle est, avec Phidias et Lysippe, le sculpteur grec dont les sources nous parlent le plus. Mis à part quelques originaux (en bronze ou en marbre) dont le nombre n'augmente que lentement, nous devons nous appuyer sur des sculptures qui sont à peu près toutes des copies en marbre d’époque romaine.

Essai de Chronologie[modifier | modifier le code] Les Olympiades[modifier | modifier le code] Pline l'ancien, écrivain latin du Ier siècle apr. On situe ainsi selon les olympiades : Kouros. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un kouros (pluriel kouroï[1]) est la statue d'un jeune homme, datant de la période archaïque de la sculpture grecque (de -650 à -500). Généralités[modifier | modifier le code] Les premiers kouroï étaient en bois et n'ont pas survécu jusqu'à nos jours, mais vers le VIIe siècle av. J. -C. les Grecs apprirent à sculpter la pierre avec des outils en fer et commencèrent à fabriquer des kouroï en pierre, surtout en marbre en provenance des îles de Paros et Samos.

Le mot grec ancien κοuρος / koũros signifie « jeune homme » et fut utilisé par Homère pour parler des jeunes soldats. Les kouroï furent créés à une époque où la Grèce était sous l'influence culturelle de l'Ancienne Égypte, comme on peut le voir par leur pose rigide caractéristique, qui rappelle les statues des anciens rois égyptiens. Les kouroï sont toujours nus, portant tout au plus une ceinture et parfois des bottes. Au VIe siècle av. À la fin du VIe siècle av. Œuvre majeure: Sculpture grecque antique. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La sculpture est probablement l'aspect le plus connu de l’art grec antique, celui qui pour un contemporain exprime le mieux le beau idéal et la perfection plastique. Matériaux[modifier | modifier le code] La plupart des sculptures grecques qui sont parvenues à l'ère moderne sont en pierre, le plus souvent en marbre blanc.

Dans l'Antiquité, néanmoins, les Grecs sont loin de favoriser ce matériau. Il est alors en concurrence avec le bronze, la technique chryséléphantine (incrustations d'or et ivoire), mais aussi l'argile et le bois. Le bois[modifier | modifier le code] Le bois est utilisé principalement à l'époque archaïque, pour réaliser les xoana, figures grossières, caractéristiques de la religion pré-olympique. Les Grecs archaïques recourent également, principalement au VIIe siècle av. Cependant, le bois est également employé pour des travaux plus raffinés. Du fait de la fragilité du support, peu de sculptures en bois nous sont parvenues. J. La sculpture grecque antique. LA SCULPTURE GRECQUE ANTIQUEJean-Claude Daumas pour Latine Loquere Iconographie :– Sculpture grecque archaïque : ici– Sculpture grecque classique : ici– Sculpture grecque classique, style sévère : ici– Sculpture grecque hellénistique : ici Par sa variété et sa qualité, la sculpture grecque est sans aucun doute la plus remarquable de toute l´Antiquité ; mais nous ne la connaissons qu´imparfaitement dans la mesure où de très nombreuses œuvres ont disparu (pillages, fonte du bronze et même du marbre pour récupérer la matière première).

Il ne reste alors que les descriptions littéraires de Grecs ou de Romains qui ont vu les originaux, ainsi que les copies surtout romaines des œuvres les plus appréciées ; copies plus ou moins fidèles, en particulier lorsqu´on passe du bronze au marbre, ce qui entraîne techniquement une simplification ou mutilation. I “ LA SCULPTURE ARCHAàQUE (VII°-VI° siècles) : L´APPRENTISSAGE La véritable sculpture grecque naît au VII° siècle avant J.

La sculpture grecque antique – Histoire des Arts en Khâgne. Le terme sculpture recouvre reliefs et statues (terme grec glyphein : sculpter ≠ graphein = dessiner) Aborder la sculpture grecque antique comporte des difficultés : – l’étude doit être faite par l’archéologue (s’intéressant à tout vestige même minime et pas seulement aux chefs d’œuvre) ou en historien de l’art qui lui ne retient que les pièces les mieux conservées, voire en philologue ? Car l’essentiel de ce qu’on sait sur les sculptures grecques antiques vient des auteurs de l’Antiquité qui citent plusieurs œuvres et artistes : exemples d’Ekphrasis de Philostrate, de Callistrate (dont on ignore tout : IVe siècle ?

IIIe siècle ?) (cité par Quatremère de Quincy : « nous avons du sophiste Callistrate la description de 14 statues antiques faites par les maîtres les plus célèbres de la Grèce antique… ». L’évolution de la grande statuaire. 1) Epoque archaïque : Korè et kouroi. , Kouros de Sounion, 3m, VIe siècle av. P. ex. Vers 590 av. 6.

Statue chryséléphantine de Zeus à Olympie. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie est une œuvre du sculpteur athénien Phidias, réalisée vers 436 av. J. -C. à Olympie. Aujourd'hui disparue, elle était considérée dans l'Antiquité comme la troisième des sept merveilles du monde. Description[modifier | modifier le code] L'ensemble fut réalisé selon la technique chryséléphantine : des plaques d'or (χρυσός / khrusós) et d'ivoire (ελεφαντόδοντο / elephαntόdonto) recouvraient une âme de bois et figuraient respectivement, d'une part les cheveux, la barbe, les sandales et la draperie, d'autre part les parties nues (notamment la peau).

La statue jouissait d'une très grande célébrité dans l'ensemble du monde grec. Postérité et influence[modifier | modifier le code] La statue est à l'origine de la représentation du Christ pantocrator de l'art byzantin. Notes[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code] Apoxyomène. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'Apoxyomène (en grec ancien ἀποξυόμενος / apoxuómenos, de ἀποξὐω / apoxúô, « racler, gratter ») est un marbre d'après Lysippe, représentant, comme son nom l'indique, un athlète nu se raclant la peau avec un strigile. Il est conservé au musée Pio-Clementino (musées du Vatican) sous le numéro Inv. 1185. Découverte[modifier | modifier le code] En 1849, dans le quartier romain du Trastevere, des ouvriers découvrent dans les ruines de ce qu'on croit alors être des thermes romains la statue d'un jeune homme nu se raclant avec un strigile[1].

Son premier commentateur, l'architecte et antiquaire Luigi Canina, l'identifie comme une copie du sculpteur grec Polyclète[2], mais dès l'année suivante, l'archéologue allemand August Braun[3] y reconnaît une copie d'un type en bronze de Lysippe (vers 330-320 av. J. La statue jouit d'une grande popularité dès sa découverte. Description[modifier | modifier le code] Détail de la tête et des bras (en) P.

Colosse de Rhodes. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Colosse de Rhodes était une statue d'Hélios, le dieu Soleil, en bronze, dont la hauteur dépassait trente mètres, œuvre de Charès de Lindos. Souvenir de la résistance victorieuse à Démétrios Ier Poliorcète (-305 à -304), érigée sur l'île de Rhodes vers -292, cette gigantesque effigie d'Hélios, dieu tutélaire de la ville de Rhodes, fut renversée en -227 ou -226 par un tremblement de terre. Cassée au niveau des genoux, elle s'effondra et tomba en morceaux. La statue brisée resta sur place jusqu'en 654. Historique[modifier | modifier le code] La construction fut longue et laborieuse.

On place traditionnellement la statue du colosse sur le grand port de Rhodes, où elle aurait servi de « porte d'entrée » (comme le suggère la gravure ci-contre). Le colosse fut mis à bas par un tremblement de terre autour de l'an -227/-226. Dans la culture populaire[modifier | modifier le code] Gravure sur bois de Sidney Barclay. Cinéma[modifier | modifier le code] La sculpture grecque : découvertes archéologiques, avancées scientifiques, orientations méthodologiques. Gabriele Nick, Die Athena Parthenos: Studien zum griechischen Kultbild und seiner Rezeption, (MDAI[A], 19), Francfort, 2002.

Martin Bernal, Black Athena: The Afroasiatic Roots of Classical Civilization, I, The fabrication of ancient Greece 1785-1985, New Brunswick, 1987 [éd. fr. : Black Athena : les racines afro-asiatiques de la civilisation classique, I, L’invention de la Grèce antique, 1785-1985, Paris, 1996] ; II, The archaeological and documentary evidence, New Brunswick, 1991 ; III, The linguistic evidence, New Brunswick, 2006. Hanns Gabelmann, « Zur Chronologie der Königsnekropole von Sidon », dans Archäologischer Anzeiger, 1979, p. 163-177 ; Rolf A. Stucky, Die Skulpturen aus dem Eschmun-Heiligtum bei Sidon. Griechische, römische, kyprische und phönizische Statuen und Reliefs vom 6. Jahrhundert vor Chr. bis zum 3. Voir Nicola Bonacasa, Antonino Buttitta éd., La Statua marmorea di Mozia e la scultura di stile severo in Sicilia, (colloque, Marsala, 1986), Rome, 1988.

Guglielmo B.