Proust and the Squid: The Story and Science of the Reading Brain (9780060933845): Maryanne Wolf. Alain Giffard > « Enchaîner les esthètes, gouverner les Français » > Alphabetville. On interroge ici les formes nationales de gouvernement du sensible : un mythe et un dogme. L’ « Hercule Gaulois » est cette invention des lettrés de la Renaissance du XVIème siècle qui attribue au pouvoir politique l’autorité langagière et la fonde sur une certaine sensibilité, un désir des peuples d’être ainsi subjugués, pas autrement. « On lie les troupeaux par les cornes et les hommes par le langage ». La légitimité du Prince Français se montre au maniement de la chaîne - l’antique catena des latins - qui, reliant les sujets de bouche à oreille, conjugue émotion, discours et mémoire.
Cette performance du pouvoir est technique, mais aussi elle doit plaire : il y a une esthétique de la chaîne. Cette conférence propose d’interpréter ce récit politico-esthétique que Pierre Legendre nous apprend à lire comme montage dogmatique. Mais le dogme dit vrai : on lie l’homme (on fait société) par le langage. A/ Jusqu’à présent nous avons associé deux domaines : le politique et la culture. Sur la lecture. Proust - À la recherche du temps perdu. Cette édition numérisée reprend le texte de l’édition Gallimard, Paris, 1946-47, en 15 volumes. Une attention particulière a été apportée à la numérisation.
Marcel Proust: Sur la lecture. Le texte a paru en préface à la traduction par Proust du livre de John Ruskin : Sésame et les lys. Il n'y est en fait pas question de Ruskin, dans cette préface, Proust y expose plutôt ses propres idées sur la lecture. Sur la lecture. 1. Du côté de chez Swann. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. Bibliographie de Proust 1896 – Les plaisirs et les jours. 1904 – La Bible D’Amiens, traduction de The Bible of Amiens, de John Ruskin. 1906 – Sésame et les lys, traduction de Sesame and Lilies, 1913 – Du côté de chez Swann. 1918 – À l’ombre des jeunes filles en fleurs. 1919 – Pastiches et mélanges. 1920 – Le côté de Guermantes. 1922 – Sodome et Gomorrhe. 1923 – La prisonnière. 1925 – Albertine disparue ou La fugitive. 1927 – Le temps retrouvé. 1954 – Contre Sainte-Beuve. 1954 – Jean Santeuil (inachevé).
Marc Fumaroli. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Marc Fumaroli (né à Marseille le 10 juin 1932) est un professeur des universités, historien, essayiste et académicien français spécialiste du XVIIe siècle. Biographie[modifier | modifier le code] Il passe son enfance et son adolescence à Fès. Il effectue des études secondaires au lycée mixte de Fès (où il obtient un baccalauréat ès lettres) et des études supérieures au lycée Thiers à Marseille, à l'université d'Aix-Marseille et à la Sorbonne[1]. En 1958, il est reçu à l'agrégation de lettres classiques. En 1986, il est élu professeur au Collège de France, chaire « Rhétorique et société en Europe (XVIe-XVIIe siècles) ».
En 1991, dans L'État culturel, dont le titre a été repris dans celui de l'ouvrage de Jacques Donzelot, L'État animateur, il développe une critique très ferme de la politique culturelle française qui s'enracinerait dans le régime de Vichy, à travers André Malraux, pour atteindre son apogée en Jack Lang. Doriane_Tch : #Enmi12 : Nuage de mots sur... Site - Alain Giffard. Agence régionale du livre. Les métamorphoses numériques du livre Alain Giffard La lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique ? La lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique – j'entends ici la lecture du texte imprimé, telle qu'on l'apprend à l'école ?
Est-il possible, concevable de lire à l'écran ? Mais aussi, cette lecture numérique remplit-elle tous les éléments du cahier des charges cognitif et culturel de la lecture classique, et sinon, comment ces deux lectures peuvent-elles s'articuler ? Le reflux de la culture écrite classique n'est pas une conséquence du numérique, mais le numérique se développe bien dans le cadre de ce reflux.
Voilà posé très brièvement l'enjeu de la substitution de la lecture numérique à la lecture classique. Avec l’essai “Des lectures industrielles” paru dans Pour en finir avec la mécroissance, je propose un bilan nécessairement provisoire de la lecture numérique. Examinons maintenant l'activité de lecture du point de vue des lecteurs. Lecture numérique et culture écrite, par Alain Giffard.
François Morellet - Emprunt n°7 - 1997, gravure sur inox brossé Le débat lancé par Nicholas Carr en Août 2008 ("Is Google making us stupid? ") a ouvert, en grand et soudainement, le débat sur la lecture numérique. La lecture numérique a en effet cessé d’être une simple « tendance technique », dans le sens de Leroi Gourhan. Elle est devenue une pratique culturelle, c’est-à-dire qu’un milieu humain associé s’ordonne autour d’un nouveau dispositif technique. La question de départ pourrait être: « est-il concevable de lire à l’écran? Elle devient ensuite: "la lecture numérique peut-elle se substituer à la lecture classique, comprise comme la lecture du texte imprimé, essentiellement du livre, telle qu’on l’apprend à l’école? " Plus généralement encore: comment la lecture numérique, comme culture et comme pratique, prend-elle place dans la culture écrite?
Dans cette perspective, notre point de départ doit être le reflux de la culture écrite, et plus particulièrement de la lecture. Critique de la lecture numérique. Paru en 2009 dans la revue Atlantic Monthly, l’article de Nicholas Carr, « Is Google making us stupid ? 1 », connut un vif succès, significatif du nouvel esprit de dissensus qui caractérise les affaires numériques. C’est probablement dans les pays de langue allemande que le débat est le plus vif, notamment autour de l’ouvrage de Susanne Gaschke sur « l’abrutissement numérique 2 ». Bien au-delà des critiques habituels du numérique, le débat a vu s’engager les activistes les plus connus de l’internet, comme Geert Lovink, avec le colloque « Society of query 3 », ou Ippolita 4. Au sein de la communauté scientifique, le symposium 2010 de la fondation Nobel, « Going Digital 5 », a été largement centré sur ce débat.
Un an plus tard, Nicholas Carr publiait, sous le titre The Shallows : What the Internet is Doing to Our Brains 6, l’enquête et la démonstration qui sous-tendent l’article d’Atlantic Monthly. La question de la lecture La surcharge cognitive Une vision déterministe de la technique. Coagulation dans la communication. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Thibaud Vuitton (@thibo) "Je suis en train de manger un sandwich. " Ce type de message représenterait 40 % de ce qui est publié sur Twitter. D'après une étude du cabinet américain Pear Analytics, la plus grandes partie des tweets ("gazouillis", en français) sont, en effet, des "bavardages sans intérêt" relatant des faits anodins. Si l'étude a été réalisé sur un tout petit échantillon – 2 000 messages en anglais ont été analysés –, elle révèle finalement une chose : la consigne de base de Twitter, répondre à la question "Que faites-vous actuellement ?
", a bien été comprise. "Pourtant cette consigne est complètement absurde. Si on répondait réellement à la question, on répondrait tous 'j'écris sur Twitter', ironise Alain Giffard, chercheur spécialiste des technologies de l'écrit et ancien président de la Mission interministérielle pour l'accès public à l'Internet. Chercheur jusqu'au bout des tweets, Alain Giffrard expérimente. Agrandir le plan.