Démondialisation, le paradoxe français. Pour ses adeptes, l'ouverture aux échanges est responsable de la délocalisation et de la désindustrialisation des pays développés qui sont mis en concurrence avec des pays en développement aux normes salariales et environnementales inacceptables.
Démondialiser, c’est donc limiter les échanges de façon à relocaliser la production et l'emploi à travers des taxes aux frontières de façon à mettre fin au « dumping social et environnemental des pays émergents ». Pour les partisans de la démondialisation, la question est simplement de savoir à quel niveau devrait s'appliquer ces taxes aux frontières. Pour la gauche du PS avec Arnaud Montebourg, c'est au niveau européen, pour le Front de gauche, c’est aux frontières des pays européens engagés à refonder une « union monétaire et démocratique » et pour le front national aux frontières de la France. La démondialisation pour les nuls. INTERVIEW - La démondialisation, une fausse bonne idée ? Le candidat socialiste arrivé troisième de la primaire a écrit une lettre à François Hollande et à Martine Aubry pour leur demander de reprendre à leur compte le concept de "démondialisation" qu'il défend.
Cela passe notamment par la mise en place d'un "protectionnisme européen, social et écologique". Jean-Marc Siroën, professeur d'économie à Paris-Dauphine, estime que c'est une fausse solution.