background preloader

France Musique-culture

Facebook Twitter

Sans titre. Tom Waits, c’est une voix identifiable entre mille autres depuis le début des années 70.

sans titre

Une gueule, une dégaine, comme tout droit sorti de la grande dépression, qu’il balade de scène en scène, interprétant ses propres textes. 5 entretiens exceptionnels avec ce libre poète. Auteur d’un important répertoire, baroque, protéïforme, mais nourri aux racines du blues auquel beaucoup sont venus puisés : Cash, Faithful, Springsteen, Buckley, et des dizaines d’autres… Tom Waits, c’est aussi un acteur occasionnel dont la filmographie peut faire quelques envieux chez les réguliers.

Avec Coppola souvent, avec Jarmusch bien sûr. Mais aussi Robert Frank, Wenders ou Terry Gilliams pour ne citer qu’eux. Libre poète californien, sombre et fantaisiste hobo d’un monde globalisé, il se pourrait bien que Tom Waits soit quelque chose comme le dernier représentant de la "Beat Generation". "I live on a cruise ship, I have no country. Il évoque au cours de ces cinq émissions :

Boris Vian vous emmène au Tabou, "centre de folie organisée" Bienvenue au Tabou, le club de jazz préféré de Boris Vian et Juliette Gréco, haut lieu de la vie noctambule parisienne après-guerre.

Boris Vian vous emmène au Tabou, "centre de folie organisée"

Une plongée en archive et en musique à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Vian. Dans son Manuel de Saint-Germain des Prés paru en 1951, Boris Vian écrivait ceci à propos du caveau de jazz Le Tabou : Peut-on être mélomane et aimer le football ? Aujourd’hui encore, dans l’imaginaire collectif, la barrière culturelle entre la musique classique et le football semble infranchissable.

Peut-on être mélomane et aimer le football ?

Pour comprendre la divergence entre ces deux mondes, il faut remonter aux propriétés sociales de leurs publics explique Bernard Lahire, sociologue, auteur de La culture des individus. Dans les salles de musique classique ou à l’opéra, on retrouve généralement des personnes qui ont fait de longues études, avec un haut capital culturel, tandis qu’au stade, la base est plutôt populaire. En sciences sociales, pour caractériser la relation entre ces deux univers, on parlera de dominants et de dominés. Ces différences sociales d’accès à la culture sont régulièrement mesurées par le ministère de la Culture qui, depuis les années 1970, mène des enquêtes sur les pratiques culturelles des individus en fonction de leur âge, sexe, niveau d’étude et profession.

LA MUSIQUE, OUTIL DE DIPLOMATIE? La Flûte enchantée, franc-maçonnerie et prélude au féminisme. La Flûte enchantée de Mozart est trop souvent considérée comme un opéra léger, naïf et dominé par la féerie.

La Flûte enchantée, franc-maçonnerie et prélude au féminisme

Les spectateurs manquent parfois de recul face à l’œuvre et passent à côté de son sens profond, camouflé par une nébuleuse de symboles maçonniques, étrangers aux non-initiés. Le procédé n’est pas nouveau, beaucoup d’auteurs ou de compositeurs ont écrit des divertissements sous couvert de véhiculer un message plus sérieux, comme Molière, Beaumarchais, ou Wolfgang Amadeus Mozart avec Die Zauberflöte (La Flûte enchantée), « grand opéra en deux actes » sur un livret d’Emanuel Schikaneder. L’opéra est créé le 30 septembre 1791 au Theater auf der Wieden à Vienne, propriété du librettiste, également interprète du rôle de Papageno. Si l’on vante la partition de La Flûte, le divin Mozart appelait ses amis à porter leur attention sur « certaines paroles » et sur le message véhiculé par le texte, non pas sur les particularismes musicaux. Mozart franc-maçon.

La "viola organista", rêve de Léonard de Vinci, devient enfin réalité. C’était l'un des rêves restés inachevés dans l’esprit de génie de Léonard de Vinci, un instrument qui serait à mi-chemin entre l’orgue, le clavecin et la viole de gambe.

La "viola organista", rêve de Léonard de Vinci, devient enfin réalité

De cette « viola organista », le peintre a laissé de nombreux dessins, mais est mort avant de la voir construite et de l’entendre sonner. Plus de cinq cent ans plus tard, le pianiste polonais Sławomir Zubrzycki a donné vie à l’instrument de Léonard de Vinci et en est devenu le défenseur le plus fervent. Il en a construit lui-même un prototype présenté en Pologne pour la première fois en 2013. Désormais, la viola organista résonne en concert partout dans le monde et s’est même dotée il y a quelques mois d’un premier enregistrement au disque grâce à une campagne de crowdfunding. Marin Marais, Abel, Biber, mais aussi la seule pièce composée pour la viole organiste par Carl Philip Emmanuel Bach : les répertoires des cordes et des claviers se rencontrent et se croisent sur ce premier enregistrement de ce curieux instrument.