Patrimoine numérique. Catalogue des collections numérisées. André Malraux. Culture. 1L’un des objets de l’enquête anthropologique, pour laquelle des éléments peuvent être obtenus par l’étude des sociétés existantes, est l’inter-dépendance des phénomènes culturels. 2Alors que dans l’étude des processus de diffusion et de développement parallèle les caractères et la distribution de traits singuliers sont communément les objets de l’analyse, nous sommes conduits, ici, à considérer la culture, dans toutes ses manifestations, comme un tout.
Les inventions, la vie économique, la structure sociale, l’art, la religion, la morale sont, tous, en corrélation. (...) 3Les processus dynamiques des sociétés contemporaines sont un des champs les plus sujets à débat en théorie anthropologique. On doit aborder ceux-ci à partir de deux points de vue ; l’un, celui des corrélations entre les différents aspects des formes culturelles et entre la culture et l’environnement naturel ; l’autre, celui des corrélations entre individu et société. (...) 1 Cf. De la raison patrimoniale aux mondes du patrimoine.
1Aujourd’hui le patrimoine, devenu synonyme de lien social, est partout, de la mobilisation des corps politiques à l’institution culturelle. L’impératif de conservation de l’héritage, matériel et désormais immatériel, prend chaque jour un caractère plus général et plus contraignant, incarné par des dispositifs législatifs et réglementaires qui ne cessent d’étendre leur domaine d’application. Parallèlement, le tourisme, dans l’importance des enjeux économiques qu’il mobilise, fait de l’interprétation du patrimoine, voire de sa simulation, un instrument souvent décisif du développement local. Enfin, la réalité de destructions (iconoclasmes religieux ou idéologiques, dégâts collatéraux de conflits ou « domicides » concertés), que l’on avait eu sans doute tendance à sous-estimer ou à tenir pour abolies, et qui mobilisent les media, nourrit le sentiment d’urgence qui a toujours accompagné la conscience patrimoniale. Découvrez les 35 sites français inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Esthétiques au quotidien. 1Quelle volonté affichée d'une métamorphose des modes de vie exprime la quête contemporaine d'une « esthétique de la vie quotidienne » ? 2Nous prendrons d’abord pour exemple l'expérience singulière de Mari-Mira, réalisée par un collectif d'artistes marseillais et mauriciens, qui montre comment s’élaborent les possibilités de pratiquer, sous un mode communautaire, un certain art de la vie quotidienne, ou de transformer la vie quotidienne en un art de vivre.
Cette expérience se présente comme une « exposition vivante » dont les multiples aspects se renouvellent au contact du public. 3Mari-Mira a été présentée cet été à Paris, sur un terrain qui se situe au bord du canal de l’Ourcq, près de la rue de Crimée. A Mari-Mira, ce qui prime, c’est la fabrication de luxe avec des choses de peu. Il s’agit de créer un cadre de vie évolutif qui s’oppose à la standardisation. 6Mari-Mira se présente comme un « univers transportable et évolutif ».
Histoire des monuments historiques. avec Patrimoine de France. Au Moyen Âge et pendant l'Ancien Régime la notion de « patrimoine historique » n'existait pas, excepté pour quelques érudits tels Bernard de Montfaucon, François Roger de Gaignières et Aubin-Louis Millin de Grandmaison. Et, encore, ces hommes, comme tous ceux du Moyen Âge, vénéraient plus les traces, que l'on avait du passé, principalement à travers les sceaux et les médailles.
Les biens nationaux, constitués à la faveur de la nationalisation des biens du clergé (octobre 1790), des émigrés (novembre 1791) et de la Couronne de France (septembre 1792), ont eu des fortunes diverses. En 1790, Aubin-Louis Millin parle pour la première fois de « monument historique » à l'assemblée constituante, à l'occasion de la démolition de la Bastille. « Monument historique » devient symbolique de l'avant-révolution, de l'Ancien Régime. Le vandalisme entraîne des réactions, en particulier des romantiques (Chateaubriand, ou Victor Hugo qui publie en 1825 un pamphlet : Guerre aux démolisseurs). Patrimoine culturel. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ne doit pas être confondu avec [[]]. Le patrimoine culturel se définit comme l'ensemble des biens, matériels ou immatériels, ayant une importance artistique et/ou historique certaine, et qui appartiennent soit à une entité privée (personne, entreprise, association, etc.), soit à une entité publique (commune, département, région, pays, etc.) ; cet ensemble de biens culturels (en) est généralement préservé, restauré, sauvegardé et montré au public, soit de façon exceptionnelle (comme les Journées européennes du patrimoine qui ont lieu un weekend au mois de septembre), soit de façon régulière (château, musée, église, etc.), gratuitement ou au contraire moyennant un droit d'entrée et de visite payant. « L'héritage ne se transmet pas, il se conquiert. » — André Malraux (1935) Genèse de la notion de patrimoine[modifier | modifier le code] Émergence de l'idée de patrimoine pendant les Lumières[modifier | modifier le code]