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Gréce

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La nostalgie et les camarades. Temps d'automne. Athènes et ses environs ont renoué avec la pluie et les orages le week-end dernier, et dès ce lundi, nous voilà sous la pluie des mesures encore nouvelles, celle-ci ininterrompue depuis 2010, c'est dire, le premier Mémorandum de ce conférencier de luxe nommé Papandréou. Inlassablement, les médias énumèrent ces mesures, en rajoutent dans la dramatisation, c'est ainsi que la cadence de l'état de choc semble et devient de fait, sans fin. Vous pouvez trouver la suite de cet article ainsi que l’essentiel de la partie du blog allant d’octobre 2011 à janvier 2013 dans mon livre: “La Grèce fantôme: voyage au bout de la crise (2010-2013)” * Photo de couverture: “Vie, où es-tu”. Sur un mur d'Athènes, septembre 2012. Carrefour se retire des supermarchés de Grèce. PARIS (AP) — Les supermarchés Carrefour ont annoncé vendredi leur retrait de Grèce en invoquant l'incertitude économique dans ce pays, deux jours avant de nouvelles législatives qui pourraient être déterminantes quant à son maintien dans la zone euro.

Le groupe grec Marinopoulos rachètera la part de Carrefour dans leur entreprise commune, Carrefour Marinopoulos, a précisé le Français dans un communiqué. Les supermarchés Carrefour Marinopoulos comptent parmi les plus populaires de Grèce et possèdent des magasins dans la plupart des quartiers d'Athènes ainsi que dans d'autres villes, mais le secteur souffre de la crise économique aiguë que traverse le pays. C'est la cinquième année de rang de récession et la population a subi une forte dégradation de son niveau de vie sous l'effet des plans d'austérité budgétaire drastiques exigés par les créanciers internationaux. st/v262. Le refus de gouverner, ou la redécouverte grecque du sens originel de la gauche. Le Monde.fr | | Par Jean-François Gava, collaborateur scientifique à l'ULB (unité Philosophie), vient de publier L'Hypothèse communaliste aux éditions Anibwe.

Le fait nouveau n'est pas tant que les élections grecques viennent de propulser au rang de deuxième puissance politique une coalition de gauche radicale (synaspismos rizospastikis aristeras, SY.RIZ.A), mais que cette formation se refuse à gouverner, du moins au prix courant du sacrifice des populations. Le Pasok, dont le culot n'est pas la moindre des caractéristiques, lui reproche de ne pas avoir le cran de contribuer au salut national et de se replier sur des intérêts étroitement partisans. Dans la bouche du Pasok et du personnel d'Etat en général, le salut national consiste à livrer la nation laborieuse pieds et poings liés à des argentiers finançant le patron général lui-même (l'Etat) à des taux usuraires en guise de remerciement de leur propre sauvetage public à la suite de la crise de 2008. Mais revenons à nos moutons. François Hollande redoute la victoire de Syriza en Grèce - Page 2.

Régime spartiate. Thomas, le mari de ma proprio, est avocat. À ma demande, il me dresse un aperçu des taxes dont doit s’acquitter sa famille qui appartient à la classe moyenne grecque (gardons bien en tête qu’il s’agit là d’un aperçu des taxes mensuelles et que ne sont pas évoquées celles relatives aux douanes, aux successions, aux échanges financiers etc) : Impôts sur le revenu - 40-45% du revenu reversé à l’Etat (profession libérale), taux plus faible pour les fonctionnaires.

Dépend du revenu. - 500€/an. . - 2% du revenu reversé chaque année pour financer les aides apportées aux chômeurs. Impôts sur la propriété - Impôt payé chaque année par les propriétaires. . - ΦΜΑΠ : un impôt qui concerne les biens immobiliers évalués à plus de 243 600 euros pour une personne seule ou à plus de 487 200 euros pour un couple marié (impôt que ne paient pas Thomas et sa famille et qui concerne en règle générale des foyers plus aisés).

Taxe à la consommation - TVA : 23% sur la grande majorité des biens et des services. Qui sont vraiment ces néo-nazis qui débarquent au parlement grec ? “L’heure de la peur a sonné pour les traîtres à la patrie !”. La menace proférée dimanche soir par Nikólaos Michaloliákos est venue clore une journée qui aura vu, en Grèce, l’arrivée au parlement des néo-nazis d’”Aube dorée” dont il est le leader. Ce parti d’extrême droite, profitant du scrutin proportionnel et du seuil fixé à 3%, est parvenu à rafler 21 sièges de députés sur les 300 que compte le parlement grec. Du jamais vu depuis la chute de la dictature et le retour à la démocratie en 1974. Depuis quelques semaines, ces crânes rasés jusqu’à présent inconnus – 0,23% des voix aux législatives de 2009 – font les gros titres de la presse internationale.

Sans qu’on en sache beaucoup plus sur ces militants qui n’hésitent pas aller à la mailloche contre les étrangers et les groupes d’extrême gauche. Couverture d’un exemplaire du journal de propagande du parti Si le parti refuse d’être taxé de néo-nazi, la symbolique déployée lors des défilés laisse peu de place au doute. Miner la frontière. "La Grèce est en danger d'une crise humanitaire" - (The Guardian) par Alexis TSIPRAS. Helena Smith : Le président du Parlement européen, Martin Schulz, est sorti d’une discussions avec vous ici en Grèce en disant que vous n’êtes pas aussi dangereux que vous pouvez le paraître, M. Tsipras. Est-ce vrai ? Alexis Tsipras : Nous avons eu un entretien portant sur le fond et il a été assez constructif, et je pense que la première chose qui est nécessaire est de commencer un véritable dialogue. Parce que, vous le savez, si on ne parle pas, on ne peut pas trouver de solution.

Helena Smith : Et cela n’est pas arrivé à ce jour ? Alexis Tsipras : Jusqu’ici, je crois qu’il n’y a pas eu de véritable discussion, tout comme il n’y a pas eu de négociations politiques en Europe avant le mémorandum sur les conditions et les moyens de faire face aux problèmes budgétaires de la Grèce. Le mémorandum a été une décision politique qui a été prise sans consulter le peuple grec, et il s’est avéré catastrophique. Et nous avons atteint un point où cela s’est révélé désastreux.

Eric Toussaint : « La Grèce et l'Europe dans les chaînes de la dette » par Éric TOUSSAINT. Tout d’abord, cette aide à la Grèce est un cadeau empoisonné. Il s’agit avant tout de sauver les grandes banques privées européennes qui investissaient auparavant dans les obligations grecques. Les gouvernements des pays européens pensent que si la Grèce avait suspendu le remboursement de la dette, on aurait eu un effet de domino, et l’Union européenne serait tombée dans une crise systémique qui toucherait également ces banques-là.

Deuxièmement, ce prétendu cadeau, c’est en réalité un prêt, c’est-à-dire de nouvelles dettes. L’aide européenne pour Athènes, soi-disant si généreuse, c’est tout simplement 130 milliards de nouveaux crédits. Pas besoin d’être docteur en mathématiques pour comprendre que si d’un côté on réduit la dette de 107 milliards, et de l’autre on prête 130 milliards, alors nous aurons au bout du compte une augmentation du montant de la dette. Troisièmement, ce nouveau plan d’aide à la Grèce ne signifie pas la fin de la crise. C’est une campagne mensongère. Un revenu minimum vital décent pour tous au programme de Syriza. Vous trouverez ci-dessous la traduction du programme de Syriza effectuée par l’ami Okeanos qui suit pour nous l’actualité grecque depuis Athènes et la relaie sur son indispensable site OkeaNews.

Pas difficile de constater que le programme de Syriza est aisément transposable à chaque pays européen actuel. Qu’il est très proche du programme du Front de gauche, tout en s’en démarquant par deux hardiesses à mon sens essentielles : un revenu minimum vital décent garanti pour tout citoyen ;un moratoire immédiat sur la dette. On s’amusera aussi de l’insolent pied-de-nez fait par la bande de Tzipras aux accusations de ringardisme proférées par les croûtons du système moribond contre tous ceux qui oseraient en appeler à l’État-providence. L’État-providence, Syriza est résolument pour et le veut même « puissant » ! 1. 2. La dette est d’abord et avant tout un produit des rapports de classe et est dans son essence même inhumaine. 3. 4. 5. 6. Il y a un déficit démocratique dans le pays. 7. 8. 9. 10. En Grèce, la dynamique créée par Syriza bouleverse la donne.