Le droit à la ville en Inde, un monopole des classes moyennes au détriment des minorités Lieux par excellence de la domination britannique durant la période coloniale, les villes indiennes ont un temps été perçues comme l’emblème d’une modernité occidentale à émuler, avant que Gandhi ne renverse les tendances et fasse du petit village rural l’idéal de société à suivre pour la jeune République indienne de 1947. Depuis, et jusqu’à récemment [1], la croissance urbaine n’a pas vraiment été considérée comme un processus positif. Toutefois, malgré la frilosité des politiques publiques à promouvoir l’urbanisation, les villes ont attiré une population croissante depuis l’indépendance. Le droit à la ville en Inde, un monopole des classes moyennes au détriment des minorités
Construction médiatique des banlieues - Tissot Construction médiatique des banlieues - Tissot Alors qu’elle peine aujourd’hui à s’imposer dans la campagne présidentielle, la « banlieue » était un enjeu central de celle de 2007. Une analyse des articles de quatre grands quotidiens nationaux montre combien les médias ont contribué à en construire une image particulière qui fait écho au thème sécuritaire. Alors que les élections françaises sont aujourd’hui au centre de l’agenda journalistique, cet article se penche sur la manière dont l’image des « banlieues » a été forgée médiatiquement lors de la campagne du scrutin présidentiel de 2007. Pour cela, un corpus d’articles issus de quatre titres de la presse nationale a été construit [1]. La lecture de ces articles révèle que, dans 62 % des cas, les espaces résidentiels évoqués sont les « banlieues », les « quartiers sensibles » et autres « cités HLM », ce taux variant de moins de 50 % dans Le Monde et Libération à 80 % dans L’Humanité.
Ivan Illitch
Hôtel du Nord. La construction d’un patrimoine commun dans les quartiers nord de Marseille Hôtel du Nord. La construction d’un patrimoine commun dans les quartiers nord de Marseille À l’origine de cet article, il y a le besoin impérieux de témoigner d’une expérience à la fois collective et personnelle dans le sens où j’ai suivi régulièrement et avec curiosité une aventure, dite patrimoniale, menée dans les quartiers nord à Marseille depuis une quinzaine d’années. Son déploiement implacable et obstiné dans sa diversité et son intensité a défié mes doutes, mes réserves et les a en partie apprivoisés (Jolé 2006). La dernière mouture, et peut-être l’aboutissement qui lui donne son sens plein, « Hôtel du Nord », n’a fait que fortifier mon désir de décrire ce mouvement collectif à ramifications multiples parce que c’est là que j’ai compris comment tout cela se tenait. Je prenais conscience que les quartiers nord de Marseille étaient un véritable laboratoire social et que chacun des termes de « la démarche du patrimoine intégré » dans laquelle s’inscrit cet ensemble prenait un sens singulier et perdait de son caractère labellisé. Hôtel du Nord, mais qu’est-ce que c’est ?
La haine des villes, entretien avec Éric Hazan et Bernard Marchand - , , Paris, La Fabrique, 2011, 128 p., 12 €. - , , Rennes, PUR, 2009, 388 p., 20 €. {*style:<b>Les auteurs des livres : La haine des villes, entretien avec Éric Hazan et Bernard Marchand
David Harvey: 'The financial crisis is an urban crisis' | Comment is free David Harvey: 'The financial crisis is an urban crisis' | Comment is free David Harvey, theorist and author of Rebel Cities: From the Right to the City to the Urban Revolution, says that postwar capitalism can be understood with reference to the history of urbanisation and suburbanisation. Urban investment gets you out of a crisis but defines what the next crisis is going to look like, he argues. The emerging powers of the east are now in the midst of a massive urbanisation project and could fall victim to the same outcome
David Harvey : le retour du marxisme David Harvey : le retour du marxisme Il y a un paradoxe David Harvey, qui nous renseigne à la fois sur l'œuvre de Harvey, et sur la situation de la critique théorique et politique contemporaine[1]. David Harvey est à l'heure actuelle l'un des théoriciens critiques – il est géographe à l'origine – les plus connus. Ses ouvrages sont traduits en de multiples langues, ses théories sont discutées aux quatre coins du monde, outre la géographie, l'influence de ses travaux s'est fait ressentir dans de nombreuses disciplines, comme la sociologie urbaine, l'histoire sociale, ou encore l'économie politique. Pourtant, Harvey appartient à un courant aujourd'hui minoritaire dans les pensées critiques contemporaines, à savoir le marxisme. Après son premier ouvrage consacré à l'épistémologie de la géographie (Explanation in Geography, 1969), dans lequel il défend une perspective « positiviste », Harvey n'a cessé d'affirmer sa volonté de poursuivre en l'actualisant la « critique de l'économie politique » de Marx.