
Sus à la taupe chez MAM
(Dessin : Louison) Cette fois, Philippe Courroye sera du mauvais côté de la Justice. Selon Le Monde, le procureur de Nanterre va être mis en examen dans l’affaire des fadettes du Monde par la juge parisienne Sylvie Zimmermann.
Espionnage du Monde : Courroye va-t-il sauter pour la Sarkozye ?
Espionnage du Monde : les fusibles vont-ils payer pour le pouvoir politique ?
Brice Hortefeux à Angoulême pour le 117e congrès national des pompiers, le 25 septembre 2010 (Pascal Rossignol/Reuters). Un ancien conseiller ministériel de la chancellerie qui assigne en justice le ministre de l’Intérieur pour « violation de la présomption d’innocence », cela promet de bons moments devant les juges, et peut-être quelques révélations sur les méthodes de surveillance des journalistes. David Sénat n’a pas apprécié la sortie de Brice Hortefeux , le 17 octobre, en réponse aux journalistes de RTL qui l’interrogeaient sur l’enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) pour identifier la source d’un journaliste du Monde .
Ecoutes : l'ex-conseiller de MAM attaque Hortefeux en justice
Police : Tous contre MAM
(Dailymotion - BFMTV.com) Le tort de Michèle Alliot-Marie ? Loin de la Place Beauvau, l’idée de lui reprocher ses longs silences quand les magistrats se déchirent au-dessus du nid cousu d’or des Bettencourt. Non, ce qui soude les hommes de l’Intérieur contre la femme de la Place Vendôme, c’est d’abord la certitude qu’elle ne peut avoir tout ignoré des agissements de David Sénat, membre éminent de son cabinet et fidèle de toujours. L’enquête de la DCRI (contre-espionnage) a déjà pointé le rôle de ce magistrat dans l’alimentation de la presse en procès-verbaux brûlants sur l’affaire Bettancourt, ce que le magistrat concerné nie avec la dernière force. Frédéric Péchenard, le directeur général de la police, aurait désormais la conviction que Sénat est également pour quelque chose dans les révélations du Parisien sur les frasques de son fiston, très désagréable avec les flics qui avaient osé l’interpeller, bourré, sur les Champs-Élysée.La plainte publicitaire du Monde pour violation du secret des sources
Un kiosque à journaux à Nice (Eric Gaillard/Reuters) Après avoir révélé à la mi-juillet le contenu d’une audition de Patrice de Maistre, Le Monde a subi une enquête du contre-espionnage français , la DCRI, qui a abouti à la sanction d’une de ses sources supposées. Quelques jours plus tôt, Le Figaro publiait un extrait de PV d’audition de Claire Thibout.
Ecoutes du Monde : la taupe du Figaro peut dormir tranquille
Hortefeux lance l'opération «restore DCRI»
Affaire Sénat : Mam victime ou manipulatrice ?
(Dessin : Louison) Du même auteur A peine connu l’espionnage des journalistes du Monde , l’Élysée et ses relais médiatiques ont entonné comme un péan que François Mitterrand faisait, en l’espèce, bien pire. Peut-on s’arrêter juste quelques secondes à cette ligne de défense pour le moins baroque qui vise à absoudre les turpitudes actuelles au regard de ce qui s’est produit dans le passé ?
Ecoutes de l'Elysée: comparaison n'est pas raison
Sécurité intérieure : des écoutes détournées pour l'Elysée
(Flickr - dynamosquito - cc) Du même auteur Samedi matin, quelque part sur l’autoroute entre Besançon et Paris : Une radio périphérique – je ne me souviens s’il s’agit d’Europe ou RTL- relate un entretien de Bernard Squarcini au JDD.Une étude attentive du texte de loi invoqué par l’exécutif montre que l’intervention de la DCRI est totalement injustifiée. Le Monde (Philippe Wojazer/Reuters). Depuis que Le Monde a affirmé ce lundi à la une que « l’Elysée a violé la loi sur le secret des sources des journalistes », le pouvoir exécutif multiplie les ripostes. Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard , et ses services peinent à justifier l’enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (le contre-espionnage français), qui a abouti à l’identification et à la sanction d’une supposée source du quotidien, le magistrat David Sénat. Une de leurs réponses est passée inaperçue. Elle donne pourtant un bel argument aux opposants qui évoquent un « Woerthgate », voire un « Sarkozygate », puisqu’elle montre clairement que cette enquête n’a aucune justification juridique, contrairement aux affirmations du pouvoir.
Le Monde espionné : où est "l'intérêt national" ?
Dans le climat délétère actuel, dans lequel pèse le soupçon grave de mensonges, de trafic d’influence, d’abus d’autorité, d’accrocs à la Constitution ou aux engagements européens de la France, y a-t-il une autre sortie honorable que la création d’une commission d’enquête parlementaire en bonne et due forme ? Dans une démocratie, n’est-ce pas le meilleur moyen de laver l’honneur des personnes concernées, et de permettre à l’exécutif de retrouver sa capacité à gouverner sereinement ? Le Parlement est le grand absent du débat actuel, la vaine tentative d’évoquer ces questions lundi ayant tourné court. Nicolas Sarkozy avait réformé la Constitution avec la promesse de pouvoirs accrus aux parlementaires, mais on constate évidemment, à l’usage, qu’avec une hyper-présidence, toutes les autres institutions disparaissent.

