Art industriel

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Laissez-les mourir

Cinéma : sans souci, Bollywood plagie les blockbusters d'Hollywood. En toute impunité, loin du regard de leurs auteurs originaux, des cinéastes indiens réalisent leurs versions de grands succès internationaux et de blockbusters hollywodiens.

Cinéma : sans souci, Bollywood plagie les blockbusters d'Hollywood

A Bollywood, depuis des décennies, les uns s’inspirent d’un scénario, les autres vont jusqu’à reproduire une scène plan par plan. Presque une tradition. La nouvelle panoplie de Shahrukh Khan, la superstar de « Devdas “, a un air de déjà-vu. Pour son nouveau film ‘Ra.One , le plus cher de l’histoire du cinéma indien, le roi de Bollywood’ a adopté un look et des accessoires de super-héros ultramoderne. Largement empruntés, selon ses détracteurs, à Iron Man, Batman ou aux personnages de Tron. Faux procès peut-être, puisque que l’acteur et producteur s’est entouré de professionnels d’Hollywood comme David Benullo, scénariste de ‘Dead Zone’.

Le cinéma français copié-collé Les meilleurs exemples de copies quasi-conformes sont peut-être celles des films français. Dans les dialogues, la mise en scène et même les décors. Musique : le téléchargement légal, trop contraignant, pousse au piratage. Reproduction d’un chien écoutant de la musique, symbole de la maison de disque RCA Music (Jeffrey/Flickr/CC) Et si les contraintes du téléchargement légal poussaient au piratage ?

Musique : le téléchargement légal, trop contraignant, pousse au piratage

C’est la conclusion d’une étude américaine selon laquelle moins il y a d’interdits, moins il y a de pirates qui téléchargent de musique illégalement. Réduire la lecture du support à une zone géographique, interdire la copie ou verrouiller certaines fonctions : l’étude, menée par des chercheurs de deux université américaines, Rice et Duke, démontre que si les restrictions de la gestion du droit numérique (DRM) rendent le piratage plus dur, elles ont aussi un impact négatif sur les utilisateurs vertueux.

Le site Science Daily rapporte les résultats de l’étude : « Seuls les utilisateurs légaux paient le prix et souffrent de la restriction. » Ce qui pousse au final les honnêtes... à la triche. Dinah Vernik, de l’université Rice, explique : L’universitaire conclut : Ce que l’industrie du disque n’a pas l’air de partager. Bientôt une grève de la musique dans les bars et restos? Quatre organisations patronales de l’hôtellerie et de la restauration, dont le Synhorcat et la Fagiht, fustigent mercredi dans un communiqué des «augmentations astronomiques» de la redevance musicale, menaçant de faire une «grève de la musique» faute d’ouverture de négociations.

Bientôt une grève de la musique dans les bars et restos?

En cause, l’augmentation depuis 2010 de la redevance musicale pour les bars et restaurants à ambiance, perçue par la Société pour la perception de la rémunération équitable (SPRE). En plus de la Sacem, destinée aux auteurs et compositeurs, la SPRE collecte auprès de tous les commerces diffusant de la musique une redevance destinée à être reversée aux interprètes et producteurs, mais aussi à financer des actions d’intérêt général liées au spectacle vivant. En outre, ils subissent «des augmentations astronomiques de tarifs pouvant atteindre 2000% en passant de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers».

(Source AFP) Crédit photo: Flickr/psigrist. Droit d'auteur : YouTube jugé irréprochable. Dans la mesure où YouTube s'occupe des infractions qu'on lui signale et que le site s'efforce d'éviter les récidives futures, il ne peut pas être tenu pour responsable de la (non)conformité, vis à vis du droit d'auteur, des vidéos qu'il héberge.

Droit d'auteur : YouTube jugé irréprochable

C'est par ce jugement que le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a mis fin, hier, au conflit juridique qui opposait la plateforme vidéo à la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) depuis 2009. Car il y a deux ans tout juste, la SPPF se plaignait par la voix de son directeur général, Jérôme Roger, «qu’un nombre très important de vidéomusiques produites par ses membres étaient de nouveau en ligne en 2009 alors qu'elles avaient été retirées par YouTube suite à sa demande en 2008.» Dès le premier signalement de la SPPF en 2008, YouTube avait rapidement fait disparaître les 233 vidéos en question de ses serveurs.

Mais «la SPPF s'est abstenue de donner suite à cette proposition» , a constaté le TGI.