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Rape culture

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Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? Lorsqu'une femme est agressée, force est de constater que les réactions sont toujours du même type : elle l'a cherché. Il est particulièrement stupéfiant de lire les réactions à l'agression d'une femme pour constater que nous ne sommes jamais à notre placez, toujours dans l'erreur, dans le mensonge ou dans l'exagération. « il y a très, très longtemps, les femmes dirigeaient le royaume.

Les hommes commencèrent à trouver que ce n’était pas une bonne chose, et appelèrent à une réunion pour discuter de ce qu’il y avait lieu de faire. Ils décidèrent de réunir les femmes et de les faire danser nues devant eux. Une femme voilée est agressée ? On nous demande d'obéir à des règles qui changent en permanence, qu'on ne connait pas, qui seraient implicites mais peu claires. Un femme voilée est agressée ? Toujours plus grave, jamais assez. Les femmes mentent sur leurs agressions. Donnez nous les règles. Minijupe, voile ou pantalon, une femme ment. Qu'est ce qu'elle faisait dehors à cette heure-là. Laisse pas traîner tes fils. Les mythes autour du viol. EDIT ; certains commentaire peuvent être très choquants surtout pour les victimes de viol et d'agressions sexuelles. je choisis de les laisser en connaissance de cause car ils illustrent souvent notre propos. Les mythes autour du viol désignent les croyances entourant le viol, les victimes et les coupables.

On les définit par des attitudes et croyances fausses mais profondément et constamment entretenues qui servent à nier et à justifier le viol. Ces mythes servent à décrédibiliser la personne violée et à excuser le violeur. Ainsi le comportement passé d'une victime peut servir à justifier qu'elle a cherché ce qui lui est arrivé. Une photo de Tristane Banon a ainsi servi à la décrédibiliser (rappelons que DSK a reconnu l'agression sexuelle sur Banon mais qu'il n'a pas été condamné car il y a prescription). Avant de vous jeter tête baissée sur les commentaires, merci de prendre la peine de lire intégralement l'article et les liens associés. Etudions donc à présent ces mythes : Ces pauvres garçons qui violent à l’insu de leur plein gré | Rue69. Un garçon bien sous tout rapport. Une fille en mini-jupe. Forcément en mini-jupe. Si ce n’est pas une mini-jupe, ce sera un pantalon moulant, un décolleté plongeant, une robe au minimum sexy. La fille (encore elle) chauffe le garçon – œillades, caresses, baisers.

Elle envoie tous les signes promettant une folle nuit de sexe. Ils boivent comme des trous. Parce qu’elle avait envoyé tous les signaux d’un consentement ; parce que lui-même était un peu à l’ouest ; parce que ça se passe toujours comme ça : avant le sexe, il faut pas mal d’alcool. Violer ou faire la fête, pourquoi choisir ? Le jeune homme qui nous explique ceci est l’auteur d’un témoignage qui fait grand bruit dans la blogosphère anglo-saxonne. Publié sur le site américain Good Men Project – une branche de la fondation du même nom qui promeut une masculinité éclairée et tente, via des livres et des conférences, de répondre à la question « qu’est-ce qu’un homme bon ?

Son analogie est idiote. Je l’ai violée sans le faire exprès ! Viol: C’est toujours la faute des victimes. Marte Dalelv, crédits: Page Facebook « Release Martha Deborah Dalelv » Peut-on porter plainte pour viol et être emprisonnée pour « comportement indécent « (une relation sexuelle hors mariage), parjure et consommation d’alcool » ? Si la question aurait paru absurde il y a quelques jours, les faits nous ont prouvé le contraire. C’est l »histoire douloureuse d’une Norvégienne de 24 ans, Marte Dalelv. Aujourd’hui « graciée » et autorisée à rester dans l’émirat ou revenir dans son pays, la jeune femme a fait l’expérience d’une injustice, qui a mobilisé le monde entier.

Si les autorités de Dubaï, sous la pression diplomatique, sont revenues sur leur jugement, il n’a jamais été question du violeur. Et Dubaï n’est pas un cas isolé. Ces dernières semaines au Canada, une étrange campagne de pub a circulé. . « Don’t be that girl », affiche du groupe masculiniste canadien Cette idée est ancienne. Il est intéressant de remarquer que les sciences sociales se sont intéressées très tardivement au viol.

Je me suis fait violer, et c’est là que mes problèmes ont vraiment commencé. Un de mes dessins qui, apparemment, ferait de moi un témoin moins crédible de mon viol. Selon la RAINN, Agence nationale contre l’inceste, le viol et l’abus, une femme américaine sur six a été victime d’un abus sexuel ou d’une tentative de viol. Je suis l’une d’entre elles. Je ne pense pas que mon histoire soit unique ou spéciale : cela arrive tout le temps. Selon la RAINN, un abus se produit toutes les deux minutes aux US. Et 97 % des agresseurs – dont le mien – sont toujours en liberté. Tout a commencé en octobre 2010 : je rejoignais des amis dans un bar à Park Slope, dans Brooklyn. Son regard était comme déconnecté. Il m’a entraînée dans son appartement étrangement propre, d’un ordre maniaque.

Je ne savais absolument pas quoi faire. Je me suis rendue au commissariat, l’air triste et les yeux boursoufflés. Je suis retournée voir le même inspecteur à la Special Victims Unit [unité traitant les affaires de viols] quelques jours plus tard, dans le but d’identifier mon agresseur. Pourquoi 97% des viols ne terminent jamais aux assises. Procédures longues, policiers sans tact... Souvent, les victimes de viol que Nolwenn Weiler rencontre soupirent : « Si j’avais su, je n’aurais pas porté plainte. » Entretien. Nous l’avons appris en fin de semaine, la justice rennaise a tardé six mois avant de faire un test ADN dans une enquête pour viol.

Une analyse qui aurait peut-être pu éviter trois viols supplémentaires, vraisemblablement commis par celui qui est poursuivi pour l’agression. La victime et son avocat dénoncent un dysfonctionnement dû, selon eux, à un manque de budget, tandis que le parquet rétorque que son choix a été guidé par un souci d’efficacité : il aurait pris la décision de ne pas demander l’analyse, puisqu’il estimait que les chances d’obtenir des preuves étaient faibles. Les réactions des médecins, de la police, voire des proches dans les affaires de viols ne sont pas toujours très compréhensives ou appropriées. Et du côté de la justice ? Seulement 3% des viols sont jugés Les peurs légitimes des victimes. Un exemple de la façon dont sont traitées les victimes de viol. « Culture du viol » : les réseaux sociaux contre Disney.

Sujet suggéré parun internaute En août dernier, une étudiante en anthropologie de 23 ans commence son stage à Disney World, en Floride. Peu après, elle déclare avoir été victime d’un viol commis par un collègue, lors d’une soirée avec des membres du staff, trois semaines après son arrivée au « Disney College Program ». S’ensuit pour la jeune femme une longue lutte afin d’être entendue et soutenue au sein de l’entreprise Disney, en vain, au vu de ce qu’elle déclare après coup : « Je me sens davantage détruite par la manière dont Disney m’a traitée que par le fait d’avoir été violée. » C’est le site américain XOJane.com qui publie d’abord le témoignage de l’étudiante, dans sa rubrique « cela m’est arrivé ». Il n’empêche, suite à sa publication, le récit suscite de nombreuses réactions et déclenche une campagne sur les réseaux sociaux contre la manière dont l’entreprise gère l’affaire. Il ne faut pas traîner avec des garçons la nuit #Disneyrape L’antécédent du viol de Steubenville.

Aldo Naouri et la confusion entretenue sur le viol conjugal. Paru dans ELLE le 29 mars : "Très présent médiatiquement après la parution d'un nouvel ouvrage, Aldo Naouri évoque dans cet entretien un homme se plaignant que sa femme ne fasse plus l'amour après la naissance d'un bébé. Il raconte alors qu'il lui a conseillé « en exagérant : 'Violez-la ! ' ». Et de poursuivre : « C’était excessif mais c’était une manière de dire : allez-y, foncez, ça viendra bien ! D’ailleurs, à ces mots, le visage de la femme s’est illuminé ! »" Il y a une grande ignorance et un tabou pesant autour du viol conjugal ou dans le couple. Le viol en général est perçu comme un acte sexuel avant tout, il est même érotisé (on parle de fantasme de viol, or comment peut-on désirer un acte par définition non-consenti? Quand ce médecin propose de "violer" une femme en "exagérant", il suppose que le viol est une "exagération" d'un acte sexuel.

Pourtant, de deux chose l'une : soit chacun est consentant, et c'est du sexe, plus ou moins bon, mais c'est une situation normale. "Culture du viol" : illustration par le "victim blaming" Pour lutter contre le viol et les agressions sexuelles en Chine, on recommande aux femmes de porter des collants poilus. Alors que la réaction communément entendue est « ben, autant ne pas s’épiler ! Oui mais ça gratte. Ah oui pardon. », il est temps de parler de culture du viol. Objet de plaisanteries, banalisé, il est considéré comme un accident, un manque de chance. Au mieux, quand il se généralise, on parle d’« épidémie ». Si quelqu’un devait en porter une quelconque responsabilité, ce serait les femmes elles-mêmes. J’ai été témoin moi-même de réactions désagréables et culpabilisantes envers des victimes de viol. Voici quelles pourraient être les réactions de son entourage : « Attends, tu lui avais mal parlé. . « Tu es sûr ?

« Et pourquoi tu ne t’es pas mieux défendu ? « Bon, OK, il a essayé de te tuer, mais enfin, c’était un de tes meilleurs amis, non ? « Vous êtes sûr que vous voulez porter plainte ? « C’est bon, oublie ça, il ne mérite pas que tu penses à lui » Où sont les violeurs ? Il y a quelques temps j'ai lu un commentaire sur un sujet sur le viol, commentaire dont j'ai beaucoup de mal à me remettre. Je ne linke pas et me contente de vous narrer l'histoire (pour ne pas que vous alliez pourrir le blog de la copine en fait). En clair l'homme a conscience d'avoir violé minimum deux fois ; l'une fois lors de l'état semi comateux d'une fille. L'autre fois lorsqu'il a vu que la résignation de sa femme n'était pas du consentement.

Le discours est classique : chaque homme peut être un violeur (mais rires), j'ai violé (peut-être plus de deux fois je ne sais pas) MAIS je ne recommencerais plus car j'ai deux filles. Comme il dit il projette dans des "victimes abstraites", des femmes qu'il a aimées et ainsi le viol le dégoûte (visiblement en revanche l'amour qu'il avait pour sa femme n'a pas suffi à ne pas la violer ?). Mais comme il dit, il est maintenant immunisé car il a deux filles et a lu le blog de ma copine qui l'a amené à réfléchir. Et donc que faire avec cela ? ) .

Quand le nouvel obs se vautre dans la culture du viol. Nous avons récemment beaucoup parlé de culture du viol et Le nouvel observateur nous fournit ces jours ci de merveilleux exemples de ce qu'elle peut être. Dans un premier article, analysé par Gaelle-Marie Zimmermann, un homme - on ne tentera pas de le qualifier de journaliste - se masturbe romance la relation pédocriminelle entre une professeure et une enfant de douze ans. L'agression sexuelle devient une relation d'amour racontée avec force détails complaisants. Nous aurions pu supposer qu'il s'agissait d'un cas isolé, qui avait malencontreusement échappé à la sagacité de la rédaction si : - un rectificatif et des excuses avaient été faites suite aux nombreuses réactions face à ce torchon.

Bien au contraire, une note a été ajoutée où l'auteur nous expliquait faire preuve de "compassion" face aux "parcours singuliers". - si un second article ne nous avait pas alerté. On nous parle donc d'un homme accusé de viol avec circonstances aggravantes et d'actes de torture. Les conséquences de la rape culture. Partie 2 : les conséquences pour la victime Partie 1 : Quels sont ces mythes ? Qui y adhère ? Partie 3 : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmesPartie 4 : Conséquences sur la propension au violPartie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias Les taux de dépression sont élevés chez les victimes de viol Nous avons vu dans une première partie quels étaient les mythes sur le viol et qui y adhérait.

Ce transfert est typique des agressions sexuelles. A ce propos et comme me le faisait très justement remarquer une de mes commentatrices, elfvy, en Français, la forme « elle s’est faite violer» (appelé « causatif pronominal ») est très courante alors qu’à l’inverse le passif « elle a été violée » est beaucoup plus rare. Nous allons voir dans cette partie quelles conséquences entraîne ce transfert de responsabilité sur la victime. Les séquelles psychologiques chez les victimes de viol Le TSPT se manifeste notamment par des cauchemars évoquant l’évènement traumatisant Matthew Hale 1. Décider que c' est pas arrivé... J' ai eu mes premiers rapports sexuels à pas douze ans. Une nuit entière, des viols et des violences, ils étaient deux. A cette époque là, les gens me donnaient facilement 16/18 ans. J' avais grandit très vite et eu mes règles très tôt, et puis j' avais fait de nombreux séjours à l' hôpital et subit plusieurs opérations lourdes après un accident, il paraît que c'est de ces choses qui font grandir les enfants trop vite. j' évoluais dans un univers un peu particulier.

Mes parents travaillaient dans un milieu artistique couplé au monde de la nuit, un monde d' adultes en somme. J' étais fascinée par tout ça, et je voulais grandir vite pour pouvoir en profiter pour de vrai moi aussi, ne plus être sans cesse reléguer au rang de gamine qui comprendra plus tard, à laquelle on peut pas expliquer parce que c'est pas pour les enfants, pose pas de questions et cherche pas à comprendre. En résumé, j' avais une vie à la con. J' ai donc été au concert, et j' y ai plus que jamais fait ma grande.

Les violeurs. Parmi les mythes sur le viol, il y a l’idée que les violeurs sont des psychopathes, des malades mentaux. Bien pratique, cette idée fait du viol non pas un phénomène de société, mais un ensemble de faits divers isolés. Elle est bien sur démentie par de nombreux éléments concrets, à commencer par le nombre de viols par an en France (environ 75 000 d’après l’Observatoire National de la Délinquance, chiffre probablement sous-estimé puisque de nombreuses femmes ne parlent jamais du viol qu’elles ont subi), mais aussi par leur impunité (90% des femmes ne portent pas plainte, 98% des agresseurs ne seront jamais condamnés; de plus la plupart des viols sont requalifiés en agressions sexuelles). Il est difficile de mettre un chiffre là-dessus mais la majorité des femmes ont déjà subi une agression sexuelle. J’ai subi plusieurs agressions sexuelles dans ma vie ainsi qu’une tentative de viol, et cela n’a rien d’exceptionnel.

Etc, etc. Un autre petit détour sur un forum. Ho oui, y a du niveau, là. AUTRE :: ACTUEL :: «Le viol est la violence de notre temps» «Ne nous dites pas comment nous comporter, dites leur de ne pas violer.» Ce slogan de la Marche des Salopes rappelle que la condamnation du viol, malgré les progrès de la justice et les combats féministes, est loin d’être acquise. Dans les têtes continuent de circuler des vieux repères du passé, dignes d’une époque où le viol s’appelait rapt et le statut social de la victime comptait davantage que l’atrocité du crime.

Cette réalité, le professeur français Georges Vigarello la connaît bien, lui qui a retracé l’histoire du viol dans l’Hexagone sur cinq siècles, intimement liée à l’évolution des rapports entre les sexes et à l’avènement d’une nouvelle sensibilité envers la personne. Comment notre société est-elle passée du «troussage de domestique» à la notion de crime pénal?

Entretien avec l’historien, de passage à Genève en novembre dernier. Quel est l’intérêt de raconter l’histoire du viol? Depuis quand le viol constitue-t-il un crime? Pourquoi? Quel était le rôle de la religion? "Il leur est conseillé d'éviter de se promener toutes seules" : La culpabilisation ordinaire. Elles couchent pour ne pas avoir à dire « non » Viol et alcool: quelle place pour le consentement? Aldo Naouri, le viol et le magazine ELLE. Minimisation/Deni d'existence du viol. Oui, nous vivons dans une culture du viol. Slut shaming. Rape Culture and Lulz. Histoire de la complaisance sociale à l'égard du viol - G. Vigarello et J.-N. Jeanneney. Comprendre la culture du viol. Medias: pubs et campagnes. Parler du viol (2): un enjeu de pouvoir. Femmes violées: une affaire d’hommes (2/2)

« Consentement » ? un vice de procédure dans la qualification pénale des crimes sexistes. Page Président - Apprenons à reconnaître les différents types de viols grâce aux républicains américains. Comment j’ai pris conscience de la culture du viol. | Ma vie privée est toujours politique. Rescénariser le sexe | L'air de rien… Merci de ne pas me violer. Promis on parlera des hommes gentils un jour. Témoignage – Le doigt froid. Tu seras violée ma fille. Parler à en crever. Je ne supporte plus vos abjections au sujet du viol. Les aventures de Yaka et Yakapa. Les victimes coupables, ou Yaka et Yakapa au dur pays de la réalité.