La Société Générale est-elle vraiment en train de changer? Plutôt que de ressasser le passé, la Société Générale préfère se tourner vers l'avenir.
Alors que son ancien et plus célèbre trader, Jérôme Kerviel, est actuellement sur le banc des accusés pour répondre d'une gigantesque fraude de 5 milliards d'euros, la banque a présenté ce mardi devant les investisseurs son plan "Ambition 2015". Elle prévoit notamment de faire passer de 3 à 6 milliards d'euros ses bénéfices nets entre 2010 et 2012. Rien que ça ! Alors que le secteur continue d'affronter une crise de grande ampleur, la banque rouge et noir espère dans deux ans réaliser un bénéfice encore jamais atteint (le précédent record a été réalisé en 2006 avec 5,3 milliards d'euros).
Mais pas seulement. Renforcer le modèle de la banque universelle La banque espère ainsi changer son image de mastodonte de la finance pour se recentrer sur la banque de détail. Mais de l'avis général, la banque n'en sortira pas métamorphosée, comme elle le prétend. Compte-rendu - 6ème journée. La Société générale veut oublier Kerviel et la crise - 20minutes. En plein procès de son ex-trader, Jérôme Kerviel, la Société générale aimerait bien que les yeux se braquent sur l’avenir plutôt que sur le passé.
Pour revivre en live la 6e journée du procès Kerviel, c'est par ici La banque a dévoilé mardi son plan stratégique à horizon 2015. Les objectifs sont ambitieux: tourner le dos à la crise financière et atteindre des résultats records dès 2012. Rebondir après deux années difficiles «2010 est pour moi une année charnière, l'année du rebond de la Société générale», a expliqué mardi son PDG, Frédéric Oudéa. Entre les subprimes, la crise financière et l’affaire Kerviel, la banque vient de traverser des moments difficiles. Procès Kerviel: Une absence de témoins choquante ou orchestrée p. Chaque jour c’est la même rengaine.
La plupart des témoins appelés à la barre sont absents. Encore ce mardi matin, sur les cinq qui devaient témoigner, seuls deux se sont présentés face au tribunal. Des anciens collègues du prévenu, des courtiers avec qui il a travaillé, des anciens supérieurs… la liste des abonnés absents est longue. «Sans doute ont-ils eu peur pour leurs places», lâche Me Metzner, agacé. Sur la quarantaine de témoins appelés, dont une trentaine par la défense de Jérôme Kerviel, tous, à une exception près, travaillent dans le monde de la finance. Revivez le compte-rendu de la sixième journée d'audience ici «La plupart des personnes qui ont des choses intéressantes à dire refusent de témoigner», s’est étonné un témoin à l’audience la semaine dernière, accréditant l’idée d’une «omerta».
Un phrase qui relève de l’évidence pour n’importe quel citoyen mais la justice est pus complexe. Une omerta? Une stratégie gagnante à tous les coups? JUSTICE : PROCÈS KERVIEL - Le trader admet avoir produit des fau. Un grave incident sur le travail du trader Jérôme Kerviel en 2005 avait été quasi ignoré par sa hiérarchie à la banque, qui s'était contentée de le réprimander sans autres conséquences.
Jérôme Kerviel, alors trader "junior" (apprenti), avait spéculé après les attentats terroristes de Londres sur le titre de l'assureur Allianz, engageant 15 millions d'euros alors qu'il était limité à un million, a raconté mercredi à son procès le trader Alain Declerck, qui était chargé de le superviser. Kerviel a gagné 500.000 euros et a pu ensuite continuer, devenant trader titulaire et finissant début 2008 par accumuler 50 milliards d'euros de positions, qui ont finalement fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société générale.
L'incident de 2005 n'a pas provoqué de sanction, a confirmé Alain Declerck. "Il y a eu une réunion. Il n'avait absolument pas le droit de faire ça. Kerviel dans les cordes. "M. Kerviel a menti à Moussa Bakir" - Finance et Marchés - Actua. L'affaire Kerviel, "c'est déjà le passé" - Société - Nouvelobs.c. Alors que le procès de l'ex-trader Jérôme Kerviel se poursuit ce mardi 15 juin au tribunal correctionnel de Paris, le PDG de la Société Générale Frédéric Oudéa a estimé que l'affaire Kerviel "c'est déjà le passé".
Le directeur financier de la banque à l'époque des faits a également souligné qu'"il n'y a aucun doute sur l'issue de ce procès". Frédéric Oudéa n'est pas cité comme témoin au procès. Le PDG de l'époque, Daniel Bouton, pourrait lui être appelé à témoigner. "La Société Générale a apporté des réponses immédiates", après la révélation de l'affaire, a ajouté le PDG de la banque.
Et de souligner : "Il y avait nécessité de renforcer les contrôles, nous l'avons fait". Jérôme Kerviel est jugé pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à la Société Générale. (Nouvelobs.com avec AFP)