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L’humour est une arme. Je vais parler d’humour.

L’humour est une arme

La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. Et est parfois instrumentalisé.

Peut-on accepter toutes les formes d’humour ? Le blogueur sociologue Denis Colombi en avait déjà parlé plein de fois sur son blog « Une heure de Peine » : l’humour n’est pas une entité abstraite détachée de tout code social. Je sais que ça énerve beaucoup de gens, mais oui, le rire se pense. Le droit de rire de tout avec Desproges La plupart du temps, quand on commence à pointer le rire du doigt, à dire que non, là, cette blague pose problème pour x ou y raison, les gens s’insurgent et appellent Desproges à la rescousse : « olala, on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, hein ! Ne le prend pas dans tes bras. Quelle mère n’a jamais entendu ça?

Ne le prend pas dans tes bras

« Ne le prend pas dans tes bras, il va s’habituer ». « Laisse-le pleurer, ça lui fera les poumons ». La violence éducative commence tôt, très tôt. Feminisme. Le viol, le quotidien des Indiennes d'Amérique. «Je suis littéralement née dans la violence.»

Le viol, le quotidien des Indiennes d'Amérique

Lisa Brunner vit à White Earth Nation, la plus grande réserve indienne du Minnesota. La moitié des femmes de son peuple a un jour été violée, frappée ou traquée, rapporte Al Jazeera. Une Amérindienne sur trois sera violée dans sa vie. Lisa Brunner raconte son histoire à la chaîne qatarie: les cris de sa mère, d'abord, lorsque son beau-père la frappe avec la crosse de son fusil; la fuite dans les bois et les hurlements de celui-ci, lancé à leurs trousses; puis, des années plus tard, le viol de ses deux filles, l’aînée par un oncle lorsqu'elle n'est encore qu'une enfant, la plus jeune par quatre étrangers l'été dernier.

«Je rêve des hommes qui ont brisé ma fille, confie Lisa à Al Jazeera. Elle-même a survécu à des viols. Lisa est avocate et défend les survivants de violences sexuelles et domestiques à White Earth Nation. «J'ai déjà parlé de ça avec ma mère. «J'appelle ça une chasse, les non-natifs viennent ici chasser. Célésia Barry. La première oppression. Tu ne m’en voudras pas, lecteurice, d’avoir attendu longtemps avant de vraiment aborder le sujet.

La première oppression

Trop de choses à dire et je ne sais pas par où commencer. Bien que j’ai déjà abordé le sujet ça et là entre les lignes, et que je suis presque entré dans le vif avec l’article Insoumission à l’école obligatoire, j’ai longuement hésité avant de livrer mes propres réflexions. Diverses formes d’oppression nous touchent et s’entrecroisent, se renforcent les unes les autres. Les plus évidentes ne sont pas celles qu’on voit le plus souvent, mais celles qui ont été le plus dénoncées et combattues par le passé: le racisme, le sexisme.

Les autres, nous refusons de les voir, du moins de les considérer comme oppression. Le terme lui-même n’est pas très clair parce qu’il est utilisé pour définir des formes de discrimination qui sont, en fait, multiples. Mais ce dont je veux parler ici, c’est de la façon dont on traite les enfants. Considérons quelques faits: Sexisme ordinaire. Livre : Marre du rose. Une belle trouvaille de bibliothèque que je devais absolument partager avec vous. Le titre est évocateur et a fait frétiller de joie ma fibre féministe dès le premier regard: Marre du rose. C’est l’histoire d’une petite fille qui trippe sur le noir et qui n’en peut plus des “tralala de princesses”. Le rose, “ça lui sort par les yeux”.

Sa maman lui dit qu’elle est un garçon manqué. Pourtant, elle trouve qu’elle est plutôt réussie comme fille. En quelques pages seulement, on questionne les rôles attribués/attendus selon le genre. Marre du rose Texte de Nathalie Hense. Sexisme.

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