Récompensé aux États-Unis. À Boston dans la nuit de samedi, les professionnels de la presse en ligne à l'échelle mondiale récompensaient leurs bons élèves. OWNI a été désigné meilleur média en ligne non anglophone dans la catégorie des petites entreprises de presse. En 2010, les apps’ ont été à l’honneur. Avec entre autres la dissection des subventions à la presse et les étapes du forage des gaz de schiste. Popular Geeks :) Image Loguy pour OWNI. Innovation de l’année : FreePress ou les eBook de Noël. Un des évènements les plus marquants ? Nous traitions aussi de Bioéthique et de privatisations de La Poste et de la SNCF En février, la première application-bande-dessinée sur les monnaies libres et la crise.
Et puis en mars, nous avons décidé de libérer les données en organisant un crowdsourcing autour du prix de l’eau. Les métamorphoses de Gainsbourg par tOad. Autres app’ avec Gainsbourg et la possibilité de taguer le mur de la rue de Verneuil. Les biens mal acquis en carto ? Juin ? Septembre et sa rentrée. Malaise à Owni, la soucoupe est pleine. Actualité chargée pour Owni.fr, cet «Objet web non identifié» lancé en 2009 sur fond d’engagement anti-Hadopi. Le jeune média technophile a enfin bouclé sa levée de fonds et annoncé dans la foulée la nomination d’un nouveau directeur de la rédaction. Très «nouveau», même, puisque le poste en question (assumé par le journaliste d’investigation Guillaume Dasquié) n’existait pas il y a une semaine. Et pour cause: malgré les apparences, l’ambiance n’est pas au beau fixe dans la soucoupe, et la mise en place d’un intermédiaire entre la rédaction et son directeur de la publication, Nicolas Voisin, a tout d’une mesure d’urgence.
L’urgence de renouer le dialogue entre des journalistes à bout de nerf et leur patron. Départs de salariés (3 salariés en CDI ont démissionné, 3 CDD n’ont pas été renouvelés), tensions internes, pressions et crise de confiance ont en effet marqué ces dernières semaines. Un espace gratuit, au graphisme soigné, sans pub «Au début, tout était transversal, auto-gérable. SPEL it slowly: J.U.N.E! C'était juin, caniculaire et c'était épuisant! Récit de cette séquence hors norme que nous venons de traverser, et retour sur le précédent édito. Bel été! Guillaume avait des cernes sous les yeux, les filles de la soucoupe mettaient des robes printanières. Mon CTO portait des shorts. C’était juin, caniculaire, et c’était épuisant ! Récit de cette séquence hors norme que nous venons de traverser.
Mon édito —à chaud— du 7 juin dernier a provoqué pas mal de réactions. To be or not to be Je fais partie des entrepreneurs de presse qui préféreraient ne pas être subventionnés. C’est particulièrement le cas d’une start-up, dont le développement nécessite une agilité souvent incompatible avec la forme des engagements requis par l’administration en matière de projets d’investissement et d’expansion. It’s the economy, Stupid! Les jeunes entreprises qui innovent comme 22Mars/OWNI doivent faire leurs preuves dans des délais bien plus courts. Choix stratégiques Open debate Naissance dans la Silicon Valley. Cher fonds SPEL… Ouvrons les archives des journaux. Quelle est la couverture que les journaux donnent à tel ou tel évènement ? Existe-t-il des règles quant à la quantité de couverture donnée à un lieu ou une personne ?
En 2008, j’avais fait l’expérience en montrant ‘le monde dans les yeux d’un rédac chef’, en comptant le nombre de fois où un pays était mentionné dans la presse. Résultat : Plus un pays est riche et plus il est peuplé, plus les médias en parlent. Rien de très surprenant, si ce n’est les exceptions à la règle (surreprésentation de l’Espagne et de l’Italie, sous-représentation du Japon et de l’Allemagne).
Pour rendre ce genre de recherche accessible à tous, j’ai codé un programme, dans le cadre d’un projet OWNI, permettant d’extraire le nombre d’occurrences d’un mot dans 3 médias (Libération, Le Monde et Le Figaro) en fonction de la date. Il permet par exemple de vérifier si Le Monde s’est plié à la volonté du gouvernement, votée par le parlement en 2010, de parler de ‘vidéoprotection’ et non plus de ‘vidéosurveillance’. [LABO] Oussama Ben Laden, augmenté. La mort de Ben Laden? Des reportages, des tweets, des Unes, des articles, des LOLcats et des gifs.
Et maintenant, le remix, dans une "hypervidéo". Près de trois semaines après sa mort, que reste-t-il d’Oussama Ben Laden? Médiatiquement, la disparition du fondateur d’Al-Qaida, ennemi numéro un des Etats-Unis depuis dix ans, a fait l’effet d’une déflagration. Sans précédent? Pas vraiment. Dans la volonté d’être un laboratoire de R&D, OWNI s’est demandé comment redonner du sens à cet épisode, vécu sur le mode de l’ultra-temps réel. Le prototype repose sur une base de code préexistante, ajustée à nos besoins – ajaxification des éléments connexes synchronisés sur la vidéo principale (sic). Pour en savoir plus sur ce qu’est l’hypervidéo (pour “hyperlinked video“, ou vidéo cliquable en VF), vous pouvez également lire le billet qu’en avait fait Tristan Nitot, ou encore regarder ce qu’en avait fait Upian et Arte pour Notre poison quotidien, le documentaire de Marie-Monique Robin. Influence Networks ‹ OWNI. De l’imprimerie à l’iPad, en infographie. L'imprimerie racontée par une infographie.
De ses prémices dans l'Antiquité chinoise, jusqu'à sa modernisation au XIXe siècle, et son possible dépassement prochain avec les tablettes. 1455, Gutenberg imprime la première Bible. Dès le VIIe siècle avant Jésus-Christ, une première impression était réussie en Chine. Et quelques six siècles après Gutenberg, une nouvelle ère semble s’ouvrir, celle des ebooks sur tablettes. L’histoire de l’imprimerie raconte aussi celle de la presse, des magazines et de l’édition.
Vous apprendrez ainsi que le premier magazine est apparu en 1690 en Allemagne suivi en 1731 du premier magazine moderne. La designer brésilienne Flavia Marinho revient sur cette longue histoire de l’imprimerie pour Visual Loop, avec une infographie forcément. Infographie initialement publiée en anglais sur Visual Loop Traduction Pierre Alonso et Martin Clavey. Les professeurs font l’école buissonnière numérique.
À côté du cadre bien défini par l'Éducation nationale, les professeurs ont recours aux TICE pour faire leur travail. Ils le font davantage que ce que l'observation de leur usage public entre collègues pourrait laisser croire. En travaillant à plusieurs reprises avec des enseignants qui développent des usages « ordinaires » des TIC dans leur pratique professionnelle, on peut faire quelques observations intéressantes sur le devenir des TICE. On peut observer trois grandes catégories : le travail personnel, le travail en classe, le travail de suivi.
Chacun de ces aspects se développe en lien avec les deux autres, amenant l’enseignant à organiser son environnement personnel professionnel de travail. Développement de pratiques en autonomie En d’autres termes enfermés dans un cadre qui peut paraître très enfermant, les enseignants ont depuis très longtemps développé une autonomie puis une liberté (reconnues dans la loi) qui, dans le domaine des TICE, est particulièrement lisible.
Tripu et. Exclusif ! Un journaliste balance ses sources. Journaliste scientifique, David Larousserie a décidé d'expliquer l'envers de la fabrique de ses articles en répondant à la sempiternelle question : dis, tu les trouves où tes sujets ? Initiative rare (voire unique !) , j’ai décidé de livrer mes sources de Sciences et Avenir au lecteur. Vous trouverez donc à partir de ce billet des liens vers plus de dix ans d’articles qui précisent où j’ai péché les infos… Pour cette occasion exceptionnelle, j’ai ouvert un blog léger grâce au logiciel PluXml afin que la navigation soit plus facile. Ce blog se propose de répondre à la question rituelle posée aux journalistes par les non journalistes : où trouvez-vous vos sujets ?
Autre défaut sans doute, je m’intéresse ici aux sources qui «donnent l’idée» de faire un sujet (appelons les, les sources d’origine) et pas à celles qui «donnent les informations» pour réaliser ce sujet (appelons-les les sources nourricières). Cet exercice inédit, à ma connaissance, de transparence a aussi ses limites. Aux ordres. Amateurs et journalistes : le grand mélange. Un article du Nouvel Obs consacré aux vidéos amateurs amalgame tout sans discernement, simple buzz et info réelle. Décidément la désintermédiation est un phénomène encore mal digéré par certains journalistes. Le Nouvel Obs publiait il y a peu un long article consacré à l’irruption des contenus amateurs dans l’info professionnelle dans lequel, une fois de plus, l’incompréhension de l’info participative de la part de certains journalistes est évidente. Il y a le titre, Vidéos pas gag, mais je ne jetterai pas la pierre à celles et ceux qui aiment les jeux de mots, je le fais trop souvent moi-même.
Le 11 mars, le Nouvel Obs revenait sur “l’affaire Galliano” à travers un long article consacré à ces vidéos amateurs qui ont fait depuis quelques années leur apparition dans l’info “professionnelle”. Signé Doan Bui et Marie Vaton, le papier commet à mon avis les mêmes sempiternelles erreurs que l’on retrouve souvent lorsque l’on se penche sur ce nouveau phénomène. Est-ce une vidéo volée ? Le singe qui a gagné le Pulitzer. Les journalistes doivent muter pour survivre: c'est ce qu'explique un livre écrit par deux Italiens. Ils y présentent des exemples de spécimens qui sont déjà au stade suivant. Billet initialement publié sur OWNI.eu Il y a des espèces condamnées à disparaitre. Et puis il y a des espèces qui s’adaptent aux changements extérieurs et qui évoluent. Cela s’appelle la loi de la sélection naturelle. Ce n’est ni un paradoxe scientifique, ni un phénomène de régression : le Singe est un logiciel.
À quoi ressemblera le journalisme à l’ère numérique ? Il y a les gamins ‘Speedy Gonzales’ de BNO News [en], des adolescents qui tweetent à la vitesse de la lumière et dépassent les plus grandes agences de presse traditionnelles. Il y a la député européenne islandaise Birgitta Jónsdóttir [en], qui a réussi à faire passer une loi d’avant-garde qui a fait de l’Islande un paradis pour les journalistes et la liberté d’expression. Il y a Julian Assange, un des hommes les plus craints du Pentagone.
Dis, papa, c’est quoi l’open data? Nombreux sont ceux qui estiment que le mouvement "open data" aura, à l'instar de l’apparition de l’alphabet, de l'internet ou encore de l'explosion des réseaux sociaux, des répercussions majeures dans nos sociétés. Connu pour ses logiciels non libres, Microsoft a eu la très bonne idée de demander à Regards sur le numérique (RSLN, animé par Spintank), son “laboratoire d’idées, de réflexions et d’expérimentations en ligne“, de se pencher sur la notion d’open data, et donc le partage de données publiques dans des formats ouverts, afin de libérer les données récoltées, ou produites, par les autorités publiques, et de les rendre, si possible gratuitement, à la société, ses citoyens, associations, entreprises privées et administrations publiques.
Au menu, très complet, digeste et instructif : une enquête et une trentaine d’articles, que l’on retrouve sur son site ainsi que dans le n° spécial de leur magazine, suivi d’une conférence, intitulée L’Open data, et nous, et nous, et nous ?