L’étude de cas sur la schizophrénie.
1- Y.L est un fils unique célibataire qui a aujourd’hui 34 ans, qui n’a aucune activité professionnelle. Le jour il est à l’hôpital et la nuit il dort chez ses parents.
2- Y-L est rentré en hôpital psychiatrique à la demande de son psychiatre « docteur W » suite à l’arrêt brutal et non prescrit de son traitement.
3- Y.L a un père psychorigide, colérique et volontaire qui ni fortement la pathologie de son fils, pour lui son mal-être vient de la drogue et de sa rupture sentimentale. Sa mère reste en retrait, elle est décrite par son mari comme « dépressif ».
L’ongle d’Y.L était alcoolique, d’ailleurs il a fini ses jours en hôpital psychiatrique.
4- Y.L est un adolescent solitaire. Les prodromes (= Quand les premiers symptômes apparaissent ; changement de personnalité/ désinvestissement) ont été mis sous silence dans le cas Y.L (la famille n’a pas voulu voir l’état psychique d’Y.L). Le fait qu’il fume renvoie à une tentative d’auto médicamenteuse. Il fréquente des marginaux
(milieu interlope ; ce sont des personnes qui accepte ce qui ne sont pas dans la norme en somme c’est un groupe plus tolérant).
C’est sa rupture amoureuse qui engendre un isolement (repli sur soi) ce qui aboutit à l’arrêt de ses études.
Il souffre de dysmorphophobie (peur d’être difforme), ce n’est pas forcément pathologique. La plupart des adolescents ont peur d’être différents.
Il décompense (= réapparition des symptômes) à l’âge de 20 ans, il est donc ré hospitalisé. Il est sur un mode positif (idée délirante/hallucination).
Après une hospitalisation son état s’améliore il reprend donc ses études, par la suite il sera ré hospitalisé à sa demande ou à la demande d’un tiers.
5- Sémiologie antérieure :
Hallucination
Idée délirante
Tentative de suicide
Sémiologie actuelle :
Coq à l’âne
Barrage
Forme autistique
Incongréance à l’humeur (hais son père)
Ambivalence (déteste son père, mais ne peut rien faire sans lui)
Idée noire ; suicidaire
Délire non systématisé
Retard psychoaffectif (sa relation avec son père le montre)
Néologiste (il invente des mots ; cerveau rage)
Écholalie (répétition de la même phrase)
6- Il est sous neuroleptique. Le bilan biologique (bilan thyroïdien, hépatique, EEG et un scan) ne montre aucune anomalie. L’EEG et le SCAN sont effectués pour voir s’il y a des modifications dans le cerveau (certains schizophrènes montrent des espaces plus grands que la moyenne dans le cerveau).
7- Y.L souffre de schizophrénie, le tableau clinique montre que c’est une forme positive (schizo d’Andersen).
La thérapie commence tout d’abord avec le père, il faut créer une alliance entre le père d’Y.L est l’équipe soignante. Il faut lui expliquer les différentes formes de schizophrénie, le traitement approprié ainsi que ces effets. Il faut établir un projet thérapeutique avec la famille, ainsi qu’une éducation thérapeutique ; il faut donc expliquer au père que d’avoir instauré des règles est une excellente idée dans la mesure où celle-ci reste flexible. Le cadre étant pas favorable Y.L ne peux canaliser les symptômes de sa maladie.
Il faut ensuite amener le patient à faire des activités afin d’être autonome.
Exemple : appartement thérapeutique ; le patient reçoit des visites de l’équipe soignante dans son appartement.