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L'Europe après la victoire de Syriza

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Le “massacre de juillet” et le temps de la peur. Nous espérions une nuit du 4 août, et nous avons eu un nouveau Munich, par Henri Chesnot | Blog de Paul Jorion. Le parallèle peut être grossier, et je concède qu’il est volontiers provocateur, et pourtant, souvenez-vous : Après l’Anschluss, l’Allemagne exige le retour des allemands des Sudètes, citoyens de la Tchécoslovaquie, république née du Traité de Saint Germain (signé en 1919, pendant pour l’empire austro-hongrois du Traité de Versailles) et qui est la cible des foudres allemandes depuis la disparition de l’Autriche.

La tension est extrême et a brutalement monté durant l’été 1938 jusqu’à l’ultimatum adressé par le chancelier allemand, compte tenu de la dégradation brutale de la situation des allemands des Sudètes dont le retour impérieux est exigeant immédiatement. Les Français et les Britanniques ne sont pas prêts à la guerre, et vont donc tout faire pour l’éviter, avec une mention spéciale pour les Français qui sont directement concernés par la tension générée par les exigences sans cesse grandissantes des Allemands. – pour éviter à tout prix la guerre (Grexit)

Pour éviter le Grexit, on a détruit l'idéal européen. FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Charles Wyplosz, l'accord européen trouvé dans la nuit avec la Grèce est une victoire à la Pyrrhus : sur le plan économique, les dispositions convenues ne sont ni soutenables, ni viables. Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, est directeur du Centre international d'études monétaires et bancaires. Et voilà, une nuit blanche a abouti à un accord pour éviter le Grexit. Mais quel accord et pour combien de temps? Bien sûr, les aspects politiques sont fascinants, mais je me concentre ici sur les questions économiques. Le nouvel accord va beaucoup plus loin que celui de la fin juin qui avait été rejeté par Tsipras et ensuite par le référendum. Le communiqué officiel publié au bout de la nuit comporte d'incessantes références au besoin de rétablir la confiance.

Cet argument est destiné à justifier la sévérité et le degré exceptionnel d'intrusion du nouveau programme. Grèce : les Allemands ne veulent plus payer. Avec fatalisme, au Bundestag, on a tiré un trait sur le début des vacances d'été. "On est prêts, dès lundi, à se lancer dans l'organisation d'une session extraordinaire", assure un fonctionnaire parlementaire. Le feu vert de la chambre basse du Parlement allemand est indispensable pour valider le principe d'un nouveau plan d'aide à la Grèce. Les 631 députés pourraient se saisir de la question mercredi et voter jeudi ou vendredi. "Ce délai est important car un débat est fondamental", confie au JDD le président du groupe des Verts, Anton Hofreiter.

"Même si les chefs d'État ne parviennent pas à un accord et rejettent le nouveau plan, je souhaite que nous discutions des conséquences en session plénière", estime cette voix incontournable de l'opposition. Au risque de voir les discussions déraper? Les esprits sont particulièrement échauffés dans les rangs des partisans d'Angela Merkel. "Soit Tsipras se moque de son peuple, soit il se moque de nous" "Et nous payons… Quel foutage de gueule"

» « On assiste à la 3e autodestruction de l’Europe sous direction allemande », par Emmanuel Todd. Pour Emmanuel Todd, l’Europe est en train de se scissionner par le milieu: nord contre sud Si son intransigeance insupporte une partie des opinions publiques européennes, Alexis Tsipras s’est gagné en retour la sympathie de nombreux supporters par-delà ses frontières nationales.

Par empathie pour le petit peuple grec, qui ploie sous des mesures d’austérité jugées scélérates? Sans doute. Mais n’incarnerait-il pas, aux yeux de ceux qui l’admirent, quelque chose de plus vaste, qui ressemblerait au combat d’un David, fort de son histoire et de sa culture, face au géant froid de Bruxelles, convaincu que la Raison est la faculté de l’unité? Nous avons questionné l’historien, démographe et anthropologue français Emmanuel Todd, auteur, notamment, de L’Invention de l’Europe (Seuil): essai dont il espérait «qu’il permettra à certains européistes de sonder l’épaisseur anthropologique des nations». Comment analysez-vous le psychodrame grec ? Un clivage nord-sud plutôt que gauche-droite? OXI ! (Non) La victoire du « Non » au référendum est un événement historique. Elle fera date. En dépit des pressions nombreuses pour un vote « Oui » tant de la part des médias grecs que de celui des dirigeants de l’Union européenne, en dépit de l’organisation par la BCE des conditions d’une panique bancaire, le peuple grec a fait entendre sa voix.

Il a fait entendre sa voix contre les mensonges qui ont été déversés continument sur la situation de la Grèce depuis ces dernières semaines. Nous aurons ici une pensée pour ces éditorialistes qui ont, à dessein, travestis la réalité, et laissés entendre un lien entre Syriza et l’extrême-droite d’Aube Dorée. Ces mensonges ne nous étonnent plus, mais nous ne les oublieront pas. Cette victoire du « Non » a aussi, et c’est une évidence, une résonnance particulière en France. Le vote avait marqué la nette différence entre ce que pensaient les électeurs des classes populaires et ceux des classes plus aisées[4]. C’est ici que la France pourrait être un frein. CRISES et Dévoilement. Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain.

Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ». Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger. On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras.

L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale ; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. » Qu’est-ce que le FMI fait dans cette galère grecque ?, par Jacques Attali. Merci de ne critiquer que les propos, pas le personnage (les commentaires seront supprimés, cela a déjà largement été fait dans les billets précédents), c’est lassant à la fin. La situation grecque, plus ubuesque chaque jour, par toutes ses dimensions, l’est devenue plus particulièrement depuis un an, par le rôle saugrenu et très négatif qu’y joue le Fonds Monétaire International. Un observateur débarqué de la planète Mars cette semaine se demanderait avec stupéfaction comment les Européens ont-ils pu laisser trois économistes non européens, nommés on ne sait par qui, dépendant d’une institution à dominante américaine , décider du sort de l’euro !?! Ensuite, les mêmes dirigeants européens, au lieu d’assumer leurs responsabilités politiques, ont affirmé haut et fort qu’ils n’accepteraient aucun compromis qui ne serait négocié d’abord avec les trois institutions, formant ce qu’on nomma triomphalement « la troïka ».

Européens, réglez entre vous vos problèmes. » [Décryptage] La propagande européiste de Jean Quatremer en temps de crise. Je rappelle que Jean Quatremer est LE journaliste spécial Europe de Libération. Celui qui avait dit : « On me demande souvent : “Est-il bien normal qu’on envoie à Bruxelles un journaliste aussi europhile que vous ?” C’est comme si on posait la question : est-il normal que l’on envoie un journaliste pas anti-américain à Washington ?

Pourquoi pas aussi demander à ce que l’on envoie un journaliste antisémite à Jérusalem. Bref une source neutre et fiable… Voici donc son analyse de la situation. C’est très intéressant car on voit : 1/ les techniques manipulatoires de “fabrication du consentement” (cf. 2/ et le fait que c’est essentiellement un mécanisme peu conscient – ces personnes, très engagées, se pensant sincèrement honnêtes et n’étant généralement pas en “mission commandée” (réfléchissez, si c’était le cas, cela serait fait autrement, et il n’y aurait pas de grossières erreurs et contradictions dans les textes mêmes). Comme d”habitude mes commentaires sont apparents : • Que s’est-il passé ? » Grèce : les banques seront fermées pendant une semaine. Le gouvernement grec devrait décider de fermer les banques jusqu’au 7 juillet. Les retraits autorisés aux distributeurs seront limités à 60 euros par jour et par carte bancaire, un contrôle des capitaux sera en place.

Article écrit le 28 juin à 19h49, mis à jour le 29 juin à 0h11. Les banques grecques resteront fermées lundi 29 juin et jusqu’au 7 juillet. La décision a été prise à l’issue d’un conseil de stabilité financière tenu à Athènes dimanche 28 juin au soir avec plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Banque de Grèce (BoG) Yannis Stournaras. C’est la conséquence directe de la décision de la BCE ce dimanche de maintenir le plafond de la liquidité d’urgence (le programme ELA) disponible pour le système financier grec à son niveau de vendredi. OB : La presse mainstream loue la magnanimité de la BCE, MAIS en faisant cela elle étrangle évidemment la Grèce, et joue la pourrissement pour le scrutin, même si elle aurait pu faire encore pire… Les conséquences.

Referendum grec: qui va gagner le Waterloo de l'euro? Le referendum grec restera quand même comme un très beau pavé dans la mare monétaire européenne. Il devrait préparer un véritable Waterloo pour la zone euro, mais on peine aujourd’hui à savoir qui en sera le vainqueur final – étant entendu que le perdant est déjà connu: la monnaie unique devrait rapidement disparaître désormais. Le referendum grec était prévisible Depuis plusieurs semaines, Tsipras faisait courir le bruit d’un recours aux urnes, sous une forme ou sous une autre (législatives anticipées ou referendum), pour faire passer le nouveau plan de sauvetage européen.

Ses partenaires ont en effet exigé de lui des concessions pour lesquels il ne dispose pas de mandat populaire. Coincé par son aile gauche, Tsipras a besoin de « réassurer » ses arrières pour éviter une crise politique et raffermir une majorité parlementaire. L’annonce lancée dans la nuit vendredi à samedi d’un recours au referendum n’était pas une surprise. Le referendum, un choix tactique des créanciers? Guillaume Duval sur Twitter : "Excédent budgétaire : Grèce est en fait le pays le plus "vertueux" d'Europe (et Royaume Uni le plus laxiste) #grexit. Grèce : la victoire à la Pyrrhus de Wolfgang Schäuble. Dans son discours prononcé dans la nuit de vendredi à samedi, le premier ministre grec avait affirmé que les « institutions » (Eurogroupe, FMI et BCE) cherchaient à « humilier tout un peuple. » Il semble que l'Eurogroupe l'ait pris au mot et ait voulu rendre plus éclatante encore ce samedi 27 juin cette humiliation.

Après avoir ignoré la demande de prolongation du programme de 2012 pour permettre aux électeurs grecs de se prononcer sur leurs propres propositions, les ministres des Finances de la zone euro ont demandé à Yanis Varoufakis, leur collègue grec, de signer ces mêmes propositions. Sur son refus, ils lui ont signifié la fin du programme à la date prévue, le 30 juin. Exclusion de la Grèce A ce moment s'est produit un fait inouï jusqu'ici en zone euro : l'Eurogroupe a de facto exclu la Grèce. Victoire de Wolfgang Schäuble La BCE fera-t-elle la « sale besogne » de l'Eurogroupe ?

C'est la BCE qui va devoir désormais se charger de la basse besogne commandée par l'Eurogroupe. Tyrannie européenne. Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différend qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International.

Ce faisant, et dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste a provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité. Nous sommes en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi, quand l’Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. Le troisième point se déduit des deux premiers. » [HISTORIQUE] Tsipras convoque un référendum le 5 juillet pour rejeter les demandes des créanciers !

On apprend ce soir qu’Alexis Trispras a indiqué à l’instant à la télévision qu’il convoquait un référendum le 5 juillet à propos du plan d’aide en cours de discussion. Le référendum portera sur “l’offre en forme d’ultimatum” des créanciers du pays. De fait Tsipras appelle a voter non. Verbatim : “En cinq mois de négociations on nous a demande encore d’appliquer des politiques que vous avez rejetées à travers les urnes”“Leur but est d’humilier tout un peuple”“Ce qui a été demandé au gouvernement grec est un fardeau insupportable”“J’ai demande à mon gouvernement d’organiser un référendum, ma motion a été acceptée à l’unanimit锓Le referendum portera sur l’offre de nos créanciers. Je vous appelle à choisir avec la dignité qui a toujours caractérisé le peuple grec”“Votre choix honorera l’histoire de notre pays.

Cela ne sera donc pas un référendum sur l’euro. Finalement, voilà ce qu’est un démocrate. Désolé Pierre, la révolution orange place Maidankratia, il faudra attendre encore un peu… Grèce : quand la presse allemande dérape... Die Welt est un journal allemand connu pour son conservatisme. Très proche de la CDU, ce quotidien fait partie du groupe Springer qui détient également le puissant et très populiste Bild Zeitung. Die Welt est, en quelque sorte, le pendant « respectable » de Bild, mais il développe souvent des idées similaires. Die Welt est ainsi assez souvent italophobe, très volontiers francophobe et évidemment absolument mishellène. Il vient d'en donner encore voici quatre jours un exemple flagrant dans un article qui émeut les réseaux sociaux en Grèce et en Europe. Destructeurs du bel ordre européen L'article est titré : « la Grèce a déjà détruit une fois l'ordre européen » et il évoque la guerre d'indépendance grecque, guerre qui dura huit ans de 1822 à 1830 et qui permit la naissance du royaume de Grèce après quatre siècles de domination ottomane.

Les Grecs, agents du chaos ? Cette vision est assez hardie. La faute du philhellénisme Mais le pire n'est pas là, selon le quotidien allemand. Rupture ? Étape finale ? 17 juin 2015. Certains commentateurs radio découvrent enfin que nous sommes en guerre contre l’UE et contre les institutions (Real-FM). Panagiótis Roumeliótis, représentant de la Grèce auprès du FMI en 2010, précise dans sa déposition devant la Commission d’enquête du Parlement sur les responsabilités politiques qui ont conduit la Grèce sous le joug de la Troïka, que “des négociations secrètes ont eu lieu entre le FMI et les gouvernements allemand et français de l'époque en amont du programme grec”. Le but étant de préparer le terrain pour sauver les banques françaises et allemandes exposées à la dette grecque et par la même occasion empêcher la faillite grecque en lui imposant un programme meurtrier. Les banques privées allemandes, françaises et grecques ont été sauvées et la Grèce compte déjà 25.000 morts... de crise.

Il se peut que le menu de la crise change subséquemment de... gargote. Le pays va mal, sauf qu’il profite du soleil et de la chaleur. Le révélateur grec. Euro: le beau spectacle d'une union monétaire en déroute... Les inconnus de Moscou. La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ? Grèce : réponse aux sophistes, par Stathis Kouvélakis. La BCE et la crise du capitalisme en Europe.

De quoi Syriza est-il le nom ? par Roberto Boulant. Accord sur la Grèce : victoire ou déculottée de Syriza ? Notre guerre de religion européenne, par Zébu. Grèce : le coup de force de la BCE. » Le scandale des nouveaux droits de vote à la BCE.