
Billets 2010
Get flash to fully experience Pearltrees
le bilan 2010 « Morningmeeting
Morningmeeting c’est, fin 2010, un total de près de 45 000 pages vues, 109 articles et 313 commentaires. Voici le “top” des articles écrits en 2010, en quatre catégories :« Kiss the Past Hello : Larry Clark au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, du 8 octobre 2010 au 2 janvier 2011 « Morningmeeting
Une expo, c’est aussi fait pour changer la perception d’un artiste. Je n’étais pas très fan de Jean-Michel Basquiat, sans raisons précises d’ailleurs (peu de goût pour son univers “néo-expressionniste”, né du graffiti, puis transposé dans les arts plastiques ? prise de distance par rapport à un artiste trop hype pour être authentiquement underground tout en gardant sa street credibility ?).
« Basquiat : Musée d’art moderne de la Ville de Paris, du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011 « Morningmeeting
The Unilever Series : « Sunflowers Seeds de Ai Weiwei à la Tate Modern, Londres, du 12 octobre 2010 au 2 mai 2011 « Morningmeeting
Vu le lendemain de la visite à la Saatchi Gallery l’installation Sunflower Seeds de l’artiste chinois Ai Weiwei. L’œuvre est exposée à la Tate Modern, dans le grand hall d’entrée (le turbine hall ), dans le cadre du mécénat d’un grand groupe lessivier. Elle occupe en fait une bonne partie du hall, puisqu’elle consiste tout bonnement en un épais tapis formé de plus d’une centaine de millions de graines de tournesol qui recouvre le sol de béton de la Tate Modern. Cette manière d’utiliser l’espace d’un musée ou d’une galerie me rappelle l’installation de Richard Wilson à la Saatchi Gallery (un billet commun sur ces deux œuvres s’impose d’ailleurs…). Bon, très bien, me direz-vous, et alors ?Charles Saatchi , l’ex-magnat de la pub devenu l’un des collectionneurs d’art les plus influents au monde, défend depuis toujours la création britannique. Son exposition Sensation (septembre à décembre 1997 à la National Gallery, à Londres) avait marqué les esprits notamment par la révélation des Young British Artists (dont Damien Hirst, Tracey Emin…), à tel point que cette exposition possède sa propre page Wikipédia . Newspeak: British Art Now est, dans la même veine, une exposition en deux volets qui fait le point sur la création récente au Royaume-Uni.
« Newspeak: British Art Now, Part 2″, Saatchi Gallery, Londres, du 27 octobre 2010 au 17 avril 2011 « Morningmeeting
Musée National d’Art Contemporain (MNAC), Bucarest, Roumanie « Morningmeeting
Pour comprendre un pays, il n’y a pas mieux que l’architecture. Il faut se promener dans Lipscani, la vieille ville de Bucarest, pour non seulement prendre la température de l’ère post-soviétique, mais remonter les années, les siècles. A son summum avant l’ère socialiste, ce quartier avait valu à la ville son surnom de “Paris de l’Est”. Sous Ceausescu, une grande partie fut rasée pour faire place à de grands boulevards et au gigantesque Palais du Peuple. Le reste de la vieille ville tombe alors en décrépitude, son état empire au cours des années 90 et 00, jusqu’à ce que la municipalité décide d’entamer en 2007 un immense chantier de restauration, toujours en cours à l’heure actuelle.Le Houellebecq 2010 est-il un grand cru ? « Morningmeeting
Centre Pompidou Metz, lauréat du Top Com HEC 2010 de l’audace marketing « Morningmeeting
Les « Refuges d’Art d’Andy Goldsworthy : balade artistique en pays Dignois « Morningmeeting
Selon un sondage non “sourcé”, il paraîtrait que seulement un Français sur trois fréquente les musées, alors que plus de deux Français sur trois pratiquent la randonnée pédestre… Pour ouvrir les Français à l’art, adressons-nous à leurs mollets plutôt qu’à leur tête. CQFD. En tout cas, c’est ce qu’ Andy Goldsworthy , artiste britannique né en 1956, a dû se dire en posant ses valises en Pays Dignois. Ce chef de file du “ Land Art ” (courant artistique contemporain qui consiste à utiliser des matériaux et un cadre naturel pour produire et exposer des œuvres) a réalisé depuis 2002 une série d’œuvres qui jalonnent les sentiers de promenade des sites de Digne-les-Bains et de la Réserve géologique de Haute-Provence. On croise donc au détour d’un sentier de randonnée des murs, cairns, refuges , mis en scène par Andy Goldsworthy. Le Land Art est remarquable par cette volonté de vouloir “renouer avec la nature” d’une certaine manière.Bons baisers de Bombay « Morningmeeting
Casse-croûte estival : The Blanco Museum, Ubud, Bali, Indonésie « Morningmeeting
Selon ses thuriféraires, Antonio Blanco (1911-1999) partage beaucoup de choses avec Salvador Dali (1904-1989) : même origine espagnole, même personnalité fantasque, même goût pour les femmes, même veine d’inspiration surréaliste dans leurs peintures. Soyons subjectif : je trouve moi aussi qu’ils se ressemblent beaucoup, et n’aime ni l’un, ni l’autre (ceci expliquant peut-être cela). Mais rendons justice à Dali : lui au moins possède sa notice dans la Wikipédia. C’est dire que la notoriété de Blanco ne lui arrive pas à la cheville… Antonio Blanco est donc un artiste-peintre d’origine espagnole, mais né et ayant vécu aux Philippines. Il voyage pas mal dans sa jeunesse, avant de s’installer jusqu’à sa mort à Ubud, ville située dans l’intérieur des terres, sur la très célèbre île de Bali (Indonésie).Hana-Bi débarquait en 1997 sur les écrans français. Grosse claque cinématographique dans la gueule. Takeshi Kitano y gagnait ses galons d’auteur indé (Lion d’or à Venise et une kyrielle d’autres nominations et récompenses), et nécessairement exotique, puisque japonais. J’étais dans ma période japonisante, et Hana-Bi (et avant ce film-ci, Sonatine et Violent Cop ) m’apportait également la preuve irréfutable que le Tarantino de Reservoir Dogs et Pulp Fiction , certes doué, n’était rien qu’un sale petit copieur.
Exposition « Gosse de peintre , Beat Takeshi Kitano à la Fondation Cartier, Paris, du 11 mars au 12 septembre 2010 « Morningmeeting
Quand ça veut pas, ça veut pas. Pourtant, il était plus que temps de retourner à la Pinacothèque (lieu d’exposition privé ouvert à Paris il y a environ trois ans), pour y voir cette expo dont beaucoup parlent, et qui se termine dans moins d’un mois. Si on oublie son iPhone à la maison, pas d’audioguide, on doit donc se contenter des panneaux rédigés en tête de chaque section. Et dès le premier, ça part très mal : panneau insistant lourdement sur le caractère farouchement décalé et indépendant de la Pinacothèque vis-à-vis de l’ establishment parisien de l’Art (certes pas totalement faux, mais bon, quoi ?), et écrit dans un style si lamentable qu’il est nécessaire de relire plusieurs fois certains passages tellement la syntaxe en est incompréhensible…
Edvard Munch ou « l’Anti-Cri , Pinacothèque de Paris, du 19 février au 8 août 2010 « Morningmeeting
Les petits bouquins de l’encyclopédie de poche Que-sais-je ? font le tour d’un sujet en 128 pages. Le label Mute Records, lui, fait le tour de tout ce que le rock et la pop ont produit de meilleur, hors des sentiers battus, de 1978 à 1984, en 128 morceaux. Mute Records est un label fondé en 1978 (excellente année au demeurant), par le non moins excellent Daniel Miller.

