background preloader

Parcours de personnage

Facebook Twitter

Héros et superhéros

Romantisme. Naturalisme. L'enfance maltraitée. Contexte historique Comme Hector Malot, Eugène Sue ou Alphonse Daudet, Victor Hugo s’est beaucoup préoccupé, dans ses romans qui se fondent souvent sur des faits-divers relatés dans la presse, des enfants malheureux et de leur exploitation par des ravisseurs ou des nourrices sans scrupules.

L'enfance maltraitée

Mais Cosette, contrairement à Gavroche ou à L’Homme qui rit, n’est pas qu’une description littéraire. Elle a, depuis plus d’un siècle, les traits du personnage dessiné par Émile-Antoine Bayard, artiste qui illustra de nombreuses publications de Louis Hachette, notamment celles de la Bibliothèque rose. La gravure est, en effet, continuellement reproduite, à l’identique ou détourée comme sur l’affiche réalisée pour la mise en scène théâtrale des Misérables — par Robert Hossein — où le buste de Cosette est imprimé sur fond de drapeau tricolore. Analyse des images Interprétation Bibliographie Pour citer cet article Commentaires. Les métiers de rue des enfants pauvres. Contexte historique La loi du 22 mars 1841 réglementant le travail juvénile ne concerne que les établissements employant plus de vingt salariés.

Les métiers de rue des enfants pauvres

De fait, au moins jusqu’à la loi Jules Ferry du 28 mars 1882 sur l’obligation scolaire, des garçons et des filles de moins de dix ans continuent d’être engagés, pour des salaires de misère, par des artisans, commerçants et marchands de quatre saisons. Habillés de guenilles, le visage couvert de suie, encombrés de paniers ou de hottes trop lourds pour eux, ces malheureux sont bien visibles et attirent l’attention des artistes qui commencent, au XIXe siècle, à faire de l’enfant le sujet de leurs romans et scènes de genre.

Grâce à eux, des lois sur l’apprentissage et sur l’éducation vont se succéder, mais elles auront du mal à atteindre les populations d’orphelins et d’étrangers, le plus souvent sans domicile fixe. Analyse des images Interprétation. L’évolution de l’image du paysan. Au XIXe siècle, les paysans sont tantôt décrits comme des brutes arriérées, tantôt comme des travailleurs purs et vertueux.

L’évolution de l’image du paysan

Ce sont d’abord les physiocrates qui les critiquent pour l’archaïsme dans lequel ils végètent : leur passion pour la terre les détourne des investissements productifs, la routine leur fait ignorer les plantes nouvelles et les techniques modernes. Il est vrai que dans les années 1820, par exemple, les propriétés de 1 à 5 hectares représentent trois quarts des exploitations et seulement 17 % de l’ensemble en valeur. Durant tout le Second Empire, les républicains fustigent ces masses ignorantes, politiquement immatures, capables seulement de jacqueries ou de votes en faveur du tyran. « Majorité rurale, honte de la France ! », s’écrie en 1871 le jeune député républicain Gaston Crémieux. En comparaison, les paysans au repos dans ces trois tableaux apparaissent étrangement paisibles, enveloppés d’une sérénité qui se communique au spectateur.

Aspects de la misère urbaine au XIXe siècle. Contexte historique Plusieurs événements, sous la monarchie de Juillet, ont éveillé la réflexion de la bourgeoisie au sujet de la misère populaire : la révolution de 1830 à Paris, les insurrections des canuts de Lyon en 1831 et en 1834, la crise de subsistance de 1846.

Aspects de la misère urbaine au XIXe siècle

C’est donc entre 1830 et 1840 que l’opinion prend conscience de la misère urbaine et ouvrière. Diverses réalités sont alors décrites : la pauvreté, la misère (manque de biens extrême), le paupérisme (pauvreté comme phénomène économique en rapport avec l’industrialisation) . Cette révélation est l’œuvre d’opposants au régime comme le docteur Guépin. Mais la très officielle Académie des Sciences morales et politiques a également incité à l’étude du paupérisme. Analyse des images Selon Buret, un tiers de la population en 1840 est assistée par la charité publique. C’est une scène de bienfaisance que Goeneutte, actif dans le dernier quart du XIXe siècle, représente La Soupe du matin. Interprétation Bibliographie Commentaires. La naissance des éditions pour enfants : l'exemple de Jules Hetzel. Contexte historique La situation du livre pour enfants au début du XIXe On assiste, au XIXe siècle, au développement de l’enseignement primaire, grâce à la loi Guizot de 1833 puis surtout aux lois Jules Ferry, dans les années 1880.

La naissance des éditions pour enfants : l'exemple de Jules Hetzel

L’enseignement primaire devient alors gratuit et universel. Si l’éducation se fait encore beaucoup à la maison, l’école primaire se développe. Cette évolution favorise la croissance d’un nouveau lectorat important, celui des enfants, et ne sera pas sans conséquence sur la littérature et l’édition. Analyse des images Jules Hetzel, la famille Hugo et la photographie Jules Hetzel se lie véritablement avec Victor Hugo en 1851, durant leur exil à Bruxelles. Interprétation L’apport d’Hetzel à la littérature enfantine Tout d’abord commis chez le libraire Paulin, Jules Hetzel se voit confier dès 1837, la responsabilité des 6 premiers volumes du Livre des enfants, un recueil de contes traditionnels, premier livre illustré imprimé avec une presse mécanique. Bibliographie.