Bienvenue sur le site du GERME (Groupe d'Etudes et de Recherche sur les Mouvements Etudiants) ! Pourquoi les jeunes sont dans la rue. Mouvement lycéen, mode d'emploi. Lycéens, squats: Montreuil sur une poudrière. A Marseille, lycéens et étudiants sont «les premiers concernés» La garde à vue traumatisante de six lycéens de Fontainebleau. «Les jeunes gens de 15 à 16 ans ont été placés en garde à vue dans des conditions indécentes, menacés et humiliés par la police, leurs familles ne veulent pas laisser passer cette injustice et les pratiques dégradantes que leurs enfants ont subies» Les six jeunes gens ont été arrêtés entre 13h15 et 14h15, à l'issue d'une manifestation, mardi 12, dans le centre ville de Fontainebleau par les forces de l'ordre.
L'arrestation était musclée, l'un des jeunes se serait vu appliquer un sac de toile sur la tête, les bras tirés en arrière et frappé à plusieurs reprises. Pour les autres, la même méthode mais avec les capuches de leur jogging. Menottés, placés engarde à vue et accusés au final de rébellion à agent de la force publique, les lycéens ont vécu de l'intérieur les méthodes policières largement dénoncées depuis que le nombre de gardes à vue a explosé sous la politique du chiffre instiguée par le chef de l'état. La police prend son temps, les parents dans l'incompréhension.
Dans les coulisses du «shadow cabinet» des lycéens de Villepinte. A ceux qui veulent casser le mouvement lycéen. Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques), dénonce l'instrumentalisation du mouvement entamé par les lycéens par le gouvernement, «dans le but évident d'en limiter l'ampleur». Il existe une forme de violence à l'école, dont on parle trop peu. C'est une violence politique, qui consiste à instrumentaliser l'école, ses personnels, les parents et encore plus les élèves, à des fins politiciennes.
Nous en avons aujourd'hui un parfait exemple avec la façon dont le gouvernement traite le mouvement lycéen, dans le but évident d'en limiter l'ampleur. La manipulation politicienne n'est sans doute pas là où l'on veut faire croire qu'elle est. Le pouvoir politique instrumentalise proviseurs et policiers pour «casser» un mouvement de protestation de la jeunesse. Et lorsque cela passe par l'Education nationale qui a notamment comme mission l'éducation civique des jeunes, c'est inadmissible ! Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE. L'Elysée face au réveil jeune. A Paris-13, 300 étudiants entrent en grève.