
Privatisations : les hôpitaux espagnols livrés à la spéculation financière Au nom de la croissance et de la réduction des déficits, le gouvernement espagnol accélère la privatisation du système de santé publique. Des fonds d’investissement en quête de « rentabilité élevée » s’emparent d’hôpitaux, sur fond de conflits d’intérêt et de scandales politico-financiers. Collectifs citoyens et syndicats dénoncent les conséquences désastreuses de cette privatisation : des patients mourant prématurément par négligence, un personnel soignant en pleine dépression, et des coûts au final plus élevés que ceux d’une gestion publique. Enquête sur un désastre en cours. « Partenariat public privé » : ce mode de gestion, appliqué au système de santé publique espagnol provoque des ravages, tant sociaux que sanitaires. 2 700 personnes seraient mortes prématurément en 2012 dans la région de Valence, selon un rapport de l’UGT, le premier syndicat espagnol. Conditions de travail « inhumaines » Des privatisations pour réduire les déficits ? Scandales politico-financiers Photo : CAS
[Passionnant] FRIOT sur la LAÏCITÉ, outil radical de désintoxication des croyances religieuses capitalistes Salut à tous. Je vous parle de Bernard Friot depuis des années. Je le trouve épatant, attachant, émancipant… important. Mon enthousiasme redouble encore, cette fois, avec cette (passionnante) conférence sur… la laïcité. Pourtant, jusque-là je pensais que le concept de laïcité était vraiment « à la marge » de mon travail (je me penche très peu sur les questions religieuses). Eh bien, vous allez voir comment Bernard replace étonnamment la laïcité (laïos = peuple) au cœur de nos réflexions politiques modernes. Les conférences de Bernard sont de plus en plus puissantes (et utiles), je trouve. Bernard Friot: Religion Capitaliste & Laïcité (partie 1/2) : Bernard Friot: Religion Capitaliste & Laïcité (partie 2/2) : Il faudrait retranscrire cette conférence, je crois : sa langue est claire, convaincante, son message est à la fois subversif et émancipant. [Extrait de mes notes, prises au vol :] Antidote laïc : la copropriété d’usage des outils de travail. Faites passer… • Programme : Étienne.
2002 - IX / Le partage de la valeur ajoutée — Sciences économiques et sociales Ce chapitre résume une étude réalisée pour le Conseil d'orientation des retraites. La part des salaires dans la valeur ajoutée s'est fortement réduite depuis le début des années 1980. Elle est inférieure de 10 points à son point culminant de 1981 (où elle atteignait 67,5 %). Mais sur longue période, la part moyenne se situe autour de 62-63% (voir encadré). Les salaires sont pris en compte y compris toutes les cotisations sociales (employeurs et salariés). L'équilibre entre salaires et profits est complexe à déterminer et il n'existe pas de consensus sur les déterminants de ce partage. En % Sources: OCDE de 1965 à 1995, comptes nationaux base 1995 de 1980 à 2000, prévision OFCE de 2001 à 2010. Une histoire mouvementée de 1960 à 1980 Dans les années 1960, lors de la forte croissance d'après-guerre, (les trente glorieuses) la part des salaires semblait relativement stable. Taux de croissance annuel moyen, en % Les années 1970 marquent une rupture forte; la croissance se ralentit nettement.
Articles about Paw Paw Research The following is a list of articles written by Dr. Jerry McLaughlin and others about the pawpaw and its properties, including anti-tumor. We are attempting to get permission to make more available to our readers. "Pawpaw shows promise in fighting drug-resistant tumors", Purdue News, 1997. There is a sizeable number of technical articles that have been written concerning the application of pawpaw with cancer and for other uses.
En Espagne, austérité et privatisations détruisent le système de santé publique et nuisent à la qualité des soins Le spectacle n’est pas très flatteur pour la direction de l’établissement hospitalier. Des lits sont entassés en quinconce dans les couloirs et dans les chambres individuelles. Les issues de secours sont bloquées et le travail du personnel soignant entravé. Avec l’augmentation des maladies hivernales, le service est rapidement saturé. La plupart des patients sont des personnes âgées, demandant une attention particuliers. « Je n’en peux plus ! « La saturation des urgences est devenue permanente » En 2012, le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire, droite), a modifié le régime des indemnités journalières versées aux fonctionnaires de l’État en cas d’arrêt de travail pour les maladies et les accidents non-professionnels. Ces scènes inquiétantes se banalisent. Hausse des cas de négligences médicales Difficile de quantifier l’ampleur des négligences médicales. Délai d’attente moyen pour une opération : 98 jours 19 000 postes supprimés en deux ans Nathalie Pédestarres, à Madrid
Citation Les taches aveugles de « l'autre euro possible Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro quand il s’agit de mettre l’une derrière l’autre deux idées conséquentes. Une ironie qui n’est sans doute pas inadvertante nous soumet la question de savoir si une autre Europe est possible dix ans après un référendum constitutionnel qui nous promettait déjà à sa manière une autre Europe possible — et dont on mettra difficilement au compte du « non » que la promesse n’en ait pas été tenue, puisque ce texte nous est revenu à l’identique sous la forme du Traité de Lisbonne (à quelques déclarations ronflantes près qui n’engageaient que de l’encre sur du papier). Les prérequis passionnels de la démocratie formelle Est-ce à dire qu’elles ne pourraient jamais l’être ? Gerxit ?
Le projet de taxe Tobin, bête noire des spéculateurs, cible des censeurs, par Ibrahim Warde (Le Monde diplomatique, février 1997) En 1972, alors que le monde était en proie à des remous monétaires, l’économiste James Tobin proposa, lors d’une conférence à l’université de Princeton, de taxer les transactions de change en vue de permettre aux gouvernements de retrouver leur autonomie en matière de politique macroéconomique. L’idée fit long feu, mais telle le monstre du loch Ness, elle resurgit périodiquement. En 1992 et 1993 lors des crises monétaires européennes, et fin 1994 avec l’effondrement du peso mexicain, la « taxe Tobin » refaisait surface ; en 1994, lors du sommet social de Copenhague, le président François Mitterrand en relança l’idée ; dans les coulisses du G 7, à Halifax en 1995, la taxe fut à nouveau évoquée. A chaque fois, le projet fut rapidement enterré, et la taxe semblait condamnée à se voir systématiquement qualifiée d’« idéaliste » et « irréaliste ». Il faut dire que M. Tobin n’est pas un économiste à la mode. Pourtant, certains chiffres sont éloquents. Le long terme dure... dix minutes
FMI : la mondialisation financière nourrit les inégalités Pour les experts du Fonds monétaire international (FMI), il n’y a aucun doute : quand un pays ouvre son économie aux grands vents de la finance mondiale, il voit croître ses inégalités sociales. C’est la conclusion d’une étude empirique menée sur 149 pays pour la période 1970-2010. Quels sont les mécanismes qui relient les inégalités à l’ouverture financière ? D’abord, la libéralisation permet aux plus aisés d’avoir un accès au crédit encore plus important. Ensuite, la libéralisation accroît les chocs liés aux crises financières. Enfin, par la réalité ou la menace de délocalisation des investissements, la libéralisation financière conduit à un rapport de force favorable aux employeurs et à une baisse de la part des salaires dans la répartition des revenus. Les économistes du FMI indiquent en conclusion que leur étude ne les conduit pas à conseiller aux pays de refuser toute forme de libéralisation financière.
800 euros par mois pour tous ? Pourquoi le revenu de base peut changer notre vie 800 euros, c'est la somme de base qu'il faudrait allouer à tous les citoyens chaque mois (SIPA). La Finlande s'apprête à tester un revenu de base de 800 euros par mois sur une partie de sa population ! Promesse encourageante ou pure folie démagogique, qu’est-ce donc que le revenu de base ? Comment l’appliquer en France ? Souvent présenté comme un instrument de lutte contre la pauvreté, le revenu de base constitue surtout une nouvelle manière d’envisager le rapport entre les individus et la société. Selon André Gorz, co-fondateur du Nouvel Observateur, "il doit donner aux individus et aux groupes des moyens accrus de se prendre en charge, des pouvoirs accrus sur leur vie et leurs conditions de vie." Le revenu de base garantit à chacun son autonomie financière en lui assurant sa subsistance et une existence digne tout au long de la vie. Choisir son travail au lieu de le subir Il ne se substitue pas aux prestations sociales telles que l’assurance maladie ou l’aide au logement.
Apple, Steve Jobs et le néocapitalisme américain La publication du livre consacré à Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, par Walter Isaacson, ancien dirigeant de CNN et de Time Magazine, aujourd’hui à la tête de l’Institut Aspen, est l’occasion de mieux comprendre — de l’intérieur — comment fonctionne le technocapitalisme américain. En août 2011, Apple est devenue la première capitalisation boursière au monde devant Exxon Mobile avec plus de 330 milliards de dollars. L’entreprise doit une grande partie de son succès à son patron, Steve Jobs, et à sa volonté de puissance qui l’a amené à imposer ses produits de façon quasi-religieuse auprès d’une communauté d’aficionados devenue massive et mondiale. Mais l’histoire d’Apple et la légende de son mythique fondateur, décédé le 5 octobre dernier, sont aussi emblématiques de l’évolution des grandes multinationales de la Silicon Valley qui se sont converties aux techniques du marketing et de la communication pour favoriser une véritable dévotion à leur marque. Le désir de tout contrôler
Le code du travail, garant de l’emploi, par Rachel Saada (Le Monde diplomatique, janvier 2016) Feu sur le droit et sur le code du travail, qui angoisseraient patrons et salariés et seraient responsables du chômage ! Ils doivent être réduits, ramenés à quelques grands principes, entend-on partout. Pourtant, avant de chercher à les déconstruire, il serait judicieux de voir comment ils se sont construits. Rien n’est là par hasard. Comme dans un écosystème, chaque élément est utile à certains, et le tout, utile à tous. Cet édifice s’est élevé lentement au fil des siècles. Dans le système économique d’après la Révolution française, il n’existe pas de droit du travail. Le contrat lierait deux hommes libres et consentants, tous deux propriétaires, l’un de sa seule force de travail, l’autre de beaucoup plus et notamment des moyens de production, mais tous deux égaux malgré tout. Le travailleur donne donc à bail ses services, pour lesquels l’employeur paie un loyer (le salaire), comme un simple locataire. Conçu pour que chacun puisse s’y retrouver Une fable colportée depuis trente ans