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Trémargat, laboratoire d'alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert

Trémargat, laboratoire d'alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert
Un samedi matin gris de novembre. Il pleut des cordes sur Trémargat, un village des Côtes d’Armor, perdu au cœur du Kreiz-Breizh (Centre Bretagne). Pourtant, sur la place centrale, une armée silencieuse a adopté le ciré pour uniforme et, bravant les gouttes, ratisse, bine et nettoie les parterres de fleurs. « On organise un chantier participatif pour terminer l’aménagement du bourg, explique Yvette Clément, la maire, une brouette à la main. Nous, on s’occupe des espaces verts, et une autre équipe, installée sous un hangar plus loin, construit six bancs en bois qui seront installés sur la place. » L’initiative est loin d’être une première : l’an dernier, le centre du village a été totalement transformé grâce à la participation d’habitants bénévoles. « C’est une idée du précédent conseil municipal, raconte Yvette, élue en mars dernier à la tête de cette commune de 180 habitants. Ce chantier est emblématique de la façon de fonctionner made in Trémargat. Des mandats limités dans le temps

Quand des mal-logés rénovent immeubles et maisons abandonnés pour y recréer des espaces de solidarité A côté des squats, ou des hangars désaffectés occupés par des artistes, se développent de nouvelles manières d’investir des bâtiments vides ou des maisons laissées à l’abandon. Dans des villes situées aux extrémités de l’Europe, Bucarest et Malaga, deux initiatives récentes viennent questionner la notion de propriété et de communauté urbaine. En Roumanie, des jeunes sans emploi rénovent les vieilles bâtisses menacées de démolition, avec l’accord des propriétaires. À première vue, la ville de Malaga semble profiter de ses atouts touristiques. La « Corrala de Las Luchadoras », la corrala des combattantes, est l’une d’entre elles. L’espace vide comme outil d’intégration De l’autre côté de l’Europe, en Roumanie, la problématique est différente mais l’objectif est le même : utiliser un espace vide pour créer des opportunités et de la solidarité. Aider les jeunes et les propriétaires Occupation légale, légitime, illégale ? Inventorier et rénover les bâtiments Photo de Une : Carol 53

Jardin et récup’ : le début de notre utopie écolo, sur les terres de Gérard Samedi 30 août, sur une parcelle de terrain de Gérard à Hounoux (Aude). 22 adultes et cinq enfants originaires d’Allemagne, de France, d’Espagne, d’Italie, d’Angleterre et du Mexique sont assis en cercle autour d’une table faite en palettes. L’eau chauffe sur une Rocket stove faite en briques. Les enfants jouent et les adultes essayent tant bien que mal de se mettre d’accord. Making of Cela fait plus d’un an que Rue89 suit les aventures exaltantes de Benjamin et Yazmin. Dans sa dernière chronique, Benjamin racontait les deux mois passés chez Gérard, à Hounoux (Aude) : le sexagénaire les avait accueillis en échange de quelques heures de travail. Le consensus est un processus lent mais nécessaire pour commencer l’aventure avec des bases saines et égalitaires. Le terrain agricole où nous allons installer Eotopia est généreusement prêté par Gérard pour une durée indéterminée – 99 ans si nous le souhaitons. L’autre contre-argument, c’est l’absence de construction sur le terrain.

Afterres 2050 : le scénario qui imagine l'autre modèle agricole de demain Pays de la Loire, 2050. Dans les champs, le maïs a cédé la place aux prairies, avec des légumineuses (comme les haricots, les lentilles, le trèfle ou la luzerne) [1]. Les vaches qui y pâturent sont de race « mixte » : ce sont de bonnes laitières et elles peuvent aussi fournir de très bons steaks. À Notre-dame-des-Landes, définitivement débarrassée du projet d’aéroport, les végétariens de la zone à défendre (ZAD), et autres adeptes de la sobriété heureuse, ont fait des émules. + 600% de légumes en 40 ans Dans les cantines scolaires, au restaurant ou à la maison, les seules denrées venues de loin sont les épices et certains produits de la mer. Retour en 2013. Les Pays de la Loire, région test Afterres2050 décrit l’utilisation possibles des terres en 2050 en France. Quatre conseils régionaux prévoient pour le moment de décliner le scénario national à l’échelon local. Des besoins nutritionnels au paysage agricole Est-ce problématique ? Manger, mais pas seulement Que vont dire les paysans ?

Fabriquer et lancer des bombes de graines - Jardinage Depuis quelques années, la guérilla jardinière s'empare de nos villes : des habitants frustrés de fleurs et de nature confectionnent des bombes de graines et vont discrètement les lancer dans des endroits déshérités, où les graines germeront tranquillement à l'insu de tous pour produire deux mois après des fleurs éclatantes ! Le concept de guérilla jardinière ou guerilla gardening a vu le jour à New-York en 1973, lancé par des habitants soucieux de réintroduire nature et beauté au sein des espaces déshérités de la ville. Petit à petit, une technique de fabrication des « bombes de graines » (seed bombs en anglais) s’est imposée : cette technique est largement inspirée par la pratique de l’enrobage des graines de riz dans de l’argile, créée par le Japonais Masanobu Fukuoka, père de la permaculture, dans un tout autre but que la guérilla jardinière. 1 Choisissez les graines pour vos seed bombs 2 Quand fabriquer des bombes de graines ? © Finemedia 4 Où et comment lancer les bombes de graines ?

Village du 13e siècle à vendre, au prix d'un appartement ! - Insolite Qui rachètera le village de Chartrier-Ferrière ? (©France 3) Le village de Chartrier-Ferrière, avec ses huit grosses bâtisses et ses 3,5 hectares de terrain, se cherche un nouvel acquéreur. Jusqu'à récemment, il faisait office de colonies de vacances. Comme l'indique à France 3 Guy Roques, maire de la commune, le village dénombrait à une époque « jusqu'à 12 foyers de cheminée qui pouvaient fumer ». Pour en faire l'acquisition, compter 369 000 euros. « Certes il y a des travaux, mais à ce prix là, c'est une très belle affaire », estime Pieter Van Den Berg, l'agent immobilier en charge de la vente. Retrouvez le village en vidéo :

Comment les Cubains ont converti leur île à l'agriculture biologique Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Elle compte aujourd’hui 400 000 exploitations agricoles urbaines qui produisent 1,5 millions de tonnes de légumes, sans pesticides et sans engrais chimiques. Un effet secondaire de l’embargo états-unien et de l’isolement de Cuba suite à l’effondrement du grand frère soviétique. Mais une success story quand même : cette reconversion spontanée et improvisée génère des emplois, protège l’environnement et améliore la sécurité alimentaire de l’île. 1989. Nécessité fait loi. Le boom de l’agriculture urbaine Dans la foulée, le gouvernement entame une transition forcée. « C’est une véritable révolution verte, confirme Nils Aguilar. Phénomène sans précédent, l’agriculture urbaine s’est développée comme nulle part ailleurs dans le monde. Révolution verte dans les Caraïbes Vers l’autonomie alimentaire Frédérique Basset

A City Where Everyone Works, There Is No Police, And The Salary Is 1200 Euros | Peaceful Warriors With virtually no police, crime or unemployment, meet the Spanish town described as a democratic, socialist utopia. Unemployment is non-existent in Marinaleda, an Andalusian village in southern Spain that is prosperous thanks to its farming cooperative. GARD Pro Not Registered On the face of it, the Spanish town of Marinaleda is indistinguishable from any other in its region. It’s also a democratic, anti-capitalist village whose mayor actively encourages shoplifting. Since the financial crisis began in 2008, Marinaleda has shot to fame — and so has its maverick mayor Juan Manuel Sánchez Gordillo, who earned the nickname,”The Spanish Robin Hood,” after organizing and carrying out a series of supermarket raids in a direct action protest last August. In an interview after the event, Gordillo, the democratically elected mayor since 1979, said it was not theft, but a non-violent act of disobedience. “There are many families who can’t afford to eat,” he argued.

Bienvenue dans l’agriculture de demain, libérée des pesticides et du pétrole, et créatrice de dizaines de milliers d’emplois Ce jour de printemps, Charles Hervé-Gruyer est accroupi au pied d’une butte de terre et repique des navets. Autour, une mare et un cours d’eau où viennent se réfléchir les rayons du soleil, de quoi augmenter légèrement la température de la butte cultivée. Nous sommes ici sur une petite île de la ferme du Bec Hellouin, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, dans l’Eure. Des canards [1] barbotent et viennent, quand c’est nécessaire, happer les limaces qui menacent les cultures. Sur le côté poussent des roseaux. Un peu plus loin, un jardin-forêt – entendez, des arbres et arbustes fruitiers mélangés à des plantes aromatiques et médicinales – abrite les cultures des vents dominants. « Nous avons créé des petits milieux qui interagissent entre eux, avec une circulation de la matière organique », explique Charles. « Un cocon de nature vivante, protégée. » Sur son île, Charles Hervé-Gruyer ressemble un peu à un aventurier… de l’alimentation de demain. Une agriculture sans pétrole

SideWays - La web-série documentaire qui vous tient hack-coeur Hutte primitive et four solaire : les vidéos à voir avant la fin du monde S’abriter, se nourrir, se chauffer ou même produire son électricité... Rue89 a sélectionné dix tutoriels YouTube, partagés par des survivalistes ou des adeptes des « low-tech ». A regarder juste au cas où. Tout commence avec une vidéo publiée début mai sur une formidable chaîne YouTube australienne : Primitive technology. On y voit un jeune homme recourir à nombre de savoir-faire datant du néolithique pour fabriquer en quelques minutes une hutte en torchis à partir de végétaux et de boue collectés dans une forêt. Construction d’une hutte en torchis de type néolithique En quelques semaines, cette vidéo a été visionnée plus de 2 millions de fois. Quand il a été question de présenter cette pépite aux lecteurs de Rue89, pendant notre conférence de rédaction matinale, une réaction renversante a surgi : Making-ofCe titre est bien sûr une boutade, pas besoin d’attendre la fin du monde pour s’approprier certaines techniques voire même viser une forme d’autonomie. Les plantes sauvages comestibles

[IN IMAGES] The 10 most beautiful green walls Buckle up, because here's more! We've found ten amazing Green Walls around the world! Universidad del Claustro de Sor Juana in the heart of Mexico City [image credit: Wikipedia] Sponzilli Landscape Group works of art! A colourful Costco decoration! University of Illinois Urbana-Champaign [image credit: Expatted] Madrid Caixa Forum [image credit: Buzzfeed] Incredible office space in Atlanta! [image credit: Living Walls BC IT Project] Phenomenal green wall in Singapore [image credit: Urban Spinach] Your favourite. Westfield Shopping centre, London [image credit: Lab Kultur] Green walls reintroduce vegetation into urban environments, can lower air pollution levels and help mitigate loss of biodiversity (plus many other benefits). Any opportunity to showcase what city planners are doing to incorporate nature back into the city landscape is an opportunity we'll take!

Le quartier auto-construit de la Baraque à Louvain-la-Neuve En 1968, par querelle linguistique, les universitaires francophones de Louvain sont contraints de quitter la Flandre : Louvain-la-Neuve sort alors de terre non loin de là, mais côté Wallon. Certains étudiants en architecture ne veulent pas des logements universitaires clé sur porte. Ils investissent un terrain de la nouvelle université et construisent eux-mêmes leur habitat, solidaires des vieux ruraux dont le village devait être détruit. Le résultat est très différent du plan architectural initial conçu par l’université ! Aujourd’hui, 150 personnes vivent à La Baraque, non plus des étudiants mais des personnes désireuses d’un mode de vie alternatif. « Au départ, il n’y avait pas d’objectif environnemental, c’est plutôt une conséquence » « On s’est aperçu que si l’on construit et entretient soi-même, on fait sobre. Josse DERBAIX, habitant de la Baraque depuis l’origine Extrait du Recueil des Alternatives de l'AlterTour 2015, disponible dans le numéro de juin de la Revue Silence

Pierre Macherey et Isabelle Frémeaux : "L’utopie est-elle émancipatrice ? Dans le cadre de la saison 2012-2013 du Séminaire de la Fondation Copernic, "Pensées et pratiques d’émancipation", en partenariat avec la revue Mouvements et avec le soutien du programme ANR UTOPIES19 (retrouvez-en la présentation et le programme ici), la première séance du 11 septembre 2012 s’empare d’une question : Les invité-e-s : PIERRE MACHEREY, professeur émérite de philosophie à l’Université Lille 3 ; rattaché à l’UMR du CNRS "Savoirs Textes Langage", il est l’auteur de nombreux ouvrages dont, en 2011, De l’Utopie !, De l’incidence éditeur. Séminaire - Pierre Macherey - « L'utopie est-elle émancipatrice ? » from Fondation Copernic on Vimeo. Séminaire - Isabelle Frémeaux - « L'utopie est-elle émancipatrice ? Fondation Copernic,

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