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Le transhumanisme n'est pas un humanisme

Le transhumanisme n'est pas un humanisme
FIGAROVOX/TRIBUNE - A l'occasion du 1er colloque international sur le transhumanisme en France, Théophane le Méné s'interroge sur les dérives de la volonté humaine de toute-puissance. Théophane Le Méné est journaliste. Il écrit pour Causeur et FigaroVox. C'est aujourd'hui que s'ouvre 1er colloque international sur le transhumanisme en France, sous la houlette de l'Association Française Transhumaniste. Il aura pour but de réfléchir aux multiples façons par lesquelles les progressions technologiques peuvent permettre une «augmentation humaine» en même temps qu'elles serviront la justice sociale. La course à la technologie est désormais lancée au point que l'intelligence artificielle est largement préférée à l'intelligence humaine. Ce qui fait rêver les uns fait redouter les autres. De La petite sirène d'Andersen, au récit de la tour de Babel, du Faust de Goethe au mythe d'Icare, les exemples de paradoxe de l'omnipotence abondent. Related:  guigui42

Qu’est-ce que le transhumanisme ? Le transhumanisme est la croyance que la technologie permettra un jour (bientôt ?) de remédier aux malheurs du monde en général, et de l’homme en particulier. Vous pensiez que tout être humain est condamné un jour à souffrir, à mourir ? Eh bien non ! Selon les « transhumanistes », les technologies sont en train de nous libérer de ces problèmes. Vers 2035, ça devrait être réglé [1]. Émergera une nouvelle sorte d’homme qui n’aura plus aucune des limites qui nous caractérisent aujourd’hui. Son intelligence sera illimitée grâce à un système d’intelligence artificielle branché sur son cerveau, vastement supérieur à l’intelligence naturelle de l’homme. Cet homme pourra tout savoir, parce que toutes les connaissances humaines dans toutes les langues seront répertoriées sur Internet et qu’il y aura accès directement. Il ne sera plus malade car, grâce aux modifications génétiques et aux biotechnologies, toutes les maladies pourront être soignées avant même qu’elles n’apparaissent. À votre santé !

Transhumanistes vs bioconservateurs Le transhumanisme est un mouvement vaguement défini qui s’est développé progressivement au cours des deux dernières décennies, et peut être considéré comme une excroissance de l’humanisme laïque et des Lumières. Il soutient que la nature humaine actuelle est perfectible grâce à l’utilisation de la science appliquée et d’autres méthodes rationnelles, qui peuvent permettre d’accroître la santé humaine, d’étendre nos capacités intellectuelles et physiques et de mieux contrôler nos états mentaux et nos humeurs. Les technologies préoccupantes incluent non seulement les technologies actuelles, comme le génie génétique et les technologies de l’information, mais aussi les développements futurs anticipés tels que la réalité virtuelle totalement immersive, la nanotechnologie en phase machine et l’intelligence artificielle. Qu’est ce que le Transhumanisme ? Deux peurs au sujet du posthumain La perspective de la posthumanité est redoutée pour au moins deux raisons. Transhumanisme Transhumanisme

Transhumanisme : en route vers l'Homme augmenté Bienvenue dans votre futur. Un futur proche, très proche. Que vous avez le pouvoir de façonner... ou de laisser entre d’autres mains. Voici le premier billet d’une série consacrée à un courant de pensée technophile qui a déjà beaucoup fait parler de lui, j’ai nommé le transhumanisme. Vous connaissez sûrement les mythes de la pierre philosophale, de la fontaine de Jouvence, du Saint Graal, de Prométhée, d’Icare. Nous avons, de tous temps, rêvé de nous améliorer. Intelligence artificielle, robotique, nanotechnologies : la science progresse, inexorablement. A quand des implants, directement dans le cerveau, qui nous permettront de mieux voir, de surfer sur internet par l’esprit, sans smartphone ou sans Google Glass ? “Humain +” Kezako, le transhumanisme ? En s’appuyant sur les progrès de la science, nous modifierons notre corps et notre esprit, décuplerons nos sens et notre intelligence, et deviendrons des “Humains +”. Certes, ça peut vous sembler fantaisiste, ou utopique.

LE TRANSHUMANISME : Evolution, révolution ou impasse ? – Anti Age Magazine Par docteur Christophe de JAEGER Médecin physiologiste spécialisé dans la longévité humaine. Il dirige l’Institut de médecine et physiologie de la longévité à Paris et est Chargé d’enseignement à la faculté de médecine Paris. C’est l’un des pionniers de la médecine de la longévité en Europe, conférencier international et auteur de nombreux articles et livres grand public. Le transhumanisme est une fausse nouvelle idée. En effet, les hommes ont toujours souhaité améliorer leurs performances. Cette notion d’«amélioration» de l’être humain renaît après la guerre dans un mouvement qui s’est développé aux Etats Unis dans les années 1950 donnant naissance au Transhumanisme. La mort de l’humanité Pour Ray Kurzweil, devenu directeur de l’ingénierie chez Google, dans 15 ans environ, les humains seront devenus des hybrides, des cyborgs dont l’intelligence sera dans le cloud. Mais sommes-nous prêts pour la grande longévité ? Mais pourquoi parler de 150 ans, de 250 ou de 1000 ans ?

Marie-Amélie Le Fur : « Le transhumanisme me fait peur » La championne paralympique met en garde contre la tentation de trop vouloir instrumentaliser le corps. En marge du colloque qu’organisent « le Monde » et l’agglomération de Thau, le 18 novembre à Balaruc-les-Bains dans l’Hérault. LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Jean-Pierre Gonguet Depuis ses premiers Jeux paralympiques en 2008, elle a conquis 8 médailles olympiques, dont 3 d’or (au 100 m, 400 m et en longueur). La R&D dans la santé liée au sport est centrée sur l’amé­lioration des performances.Faut-il des limites ? La limite, c’est le bon sens. Les performances réalisées grâce aux progrès de la science ne risquent-elles pas ­de conduire vers l’humain ­augmenté ? C’est effectivement un risque. Les techniques ne doivent pas servir à augmenter les performances mais à protéger le corps. Quel est le risque des techniques numériques améliorant la connaissance de son corps ? Le surentraînement. Vous jouez au jeu vidéo « Deus ex Machina », qui remet en cause le transhumanisme.

Le transhumanisme: ce qui est possible n’est pas toujours souhaitable | Humanités numériques Sommaire Qu’est que le transhumanisme ? Passage de l’homme au posthumain. État de l’art : aujourd’hui ou en est on ? Qui sont les acteurs du transhumanisme? Innovation très controversée : extrait des arguments des partis Qu’est ce que le transhumanisme ? Dans cette partie je m’attacherais à définir la notion de transhumanisme pour pouvoir ensuite m’intéresser aux problématiques liées à l’intégration du numérique dans le corps humain. « Le transhumanisme est une classe de philosophies ayant pour but de nous guider vers une condition posthumaine. Les transhumanistes s’engagent dans des approches interdisciplinaires pour comprendre et évaluer les possibilités de dépasser les limitations biologiques. Il existe plusieurs sous catégories de courant de pensées dans le transhumanisme. (Schéma de Marc Roux, président de l’association française de transhumanisme, Passage de l’homme au post humain. Sources:

(1) Pour un transhumanisme humaniste Dans son dernier ouvrage paru chez Plon, La Révolution tranhumaniste, le philosophe Luc Ferry entend nous montrer «comment la technologie et l’ubérisation du monde vont bouleverser nos vies». On croit comprendre qu’il s’agirait d’une fatalité d’avenir, vis-à-vis de laquelle il nous serait difficile, voire impossible, de résister. Il est vrai que sous l’effet d’Internet, des progrès de l’informatique et de la robotisation, les machines se font aujourd’hui beaucoup plus efficaces que les êtres humains dans un nombre croissant de secteurs. L’intelligence artificielle a même furieusement tendance à s’emballer à gogo, avant même que nous en ayons encore pensé toutes les conséquences. Regardons les choses en face. Prendre sa santé en main Le doute advient plutôt lorsque les transhumanistes prétendent, à coup sûr, augmenter l’homme. Ce transhumanisme-là - tel qu’il est notamment exercé aujourd’hui par Google - entend même «tuer la mort» avec sa société Calico. Sagesse Benoît Helme journaliste

Faut-il défendre la culture contre l'homme augmenté ? L’un des arguments imparables en faveur du progrès technoscientifique veut que l’homme soit technicien depuis l’invention, dès le paléolithique, des premiers outils en pierre taillée. Il n’y aurait depuis lors qu’une évolution continue, dans laquelle « l’homme augmenté » ou encore les technologies d’amélioration humaine [Human Enhancement Technologies] ne représenteraient qu’un pas supplémentaire le long de la série indéfinie des progrès techniques. Ce ne serait que le parachèvement d’un processus de perfectionnement inscrit dans une disposition naturelle (dans la droite ligne de la perfectibilité des Lumières). Il n’est donc pas étonnant d’entendre dire que, dès lors que nous avons accepté la machine à écrire, nous avons, disons, accepté le téléchargement du cerveau : ce ne serait qu’une affaire de degrés. On songe aux mots de Freud sur la détresse infantile mise en corrélation avec la phylogenèse dans le développement de la culture. Humanisme et transhumanisme : l’Homme en question

Trans-, Posthumanisme… Et l’humain dans tout ça ? Rendez-vous avec l’auteur de Leurre et malheur du transhumanisme (Desclée de Brouwer, 2018) le philosophe et mathématicien Olivier Rey, chargé de recherche à l’Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (CNRS), professeur à Paris 1. Après Une question de taille (Stock, 2014), où il interroge, dans le sillage d’Ivan Illich, l’ignorance de la juste mesure dans les sociétés contemporaines, et Quand le monde s’est fait nombre en 2016, une critique de la raison statistique, il revient aujourd’hui agacé par les promesses exorbitantes dont est investi le progrès. A ses côtés Mark Hunyadi, professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Louvain en Belgique, membre de Louvain Bionics, centre de recherche en robotique médicale de la même université. Dans Le temps du post humanisme (Les belles Lettres, 2018), il poursuit une réflexion engagée dans L’Homme en contexte (Le Cerf, 2012) et La Tyrannie des modes de vie (Editions Le Bord de L'eau, 2015).

Les humains, ces «transhumains»? Le débat interdit FIGAROVOX/ANALYSE - Des implantation de puces électroniques sous la peau organisées à Paris le samedi 13 juin dernier, relancent le débat sur le transhumanisme. Pour Franck Damour les termes de celui-ci sont biaisés. Agrégé d'histoire et directeur de la revue Nunc, Franck Damour est également essayiste. Depuis quelques mois, l'évolution du traitement du transhumanisme dans les médias est assez édifiante. Certaines thèses du transhumanisme s'installent peu à peu dans le langage commun par la mise en place d'un forçage des mots qui génère un forçage du raisonnement. Mais ce débat doit se tenir dans le cadre des règles de pensée communes, et non dans le cadre des règles de pensée du transhumanisme. «L'homme déjà transhumain» De plus en plus, circule l'idée que nous sommes déjà des transhumains car, en portant des lunettes, des pacemakers, en prenant des médicaments pour réguler notre humeur, etc, nous utilisons des technologies qui transforment nos corps. «L'augmentation de l'humain»

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