
Numérique, notre attention en question Les innovations technologiques suscitent toujours de profondes inquiétudes quant à leurs conséquences sur l’être humain et la vie économique et sociale. Ce fut particulièrement le cas lorsqu’apparurent de nouveaux moyens de communication tels que l’imprimerie, le téléphone, la radio, ou encore la télévision. Aujourd’hui, c’est le développement massif des technologies numériques (Internet, téléphone mobile, messagerie électronique, etc.) qui soulève un ensemble d’interrogations et de craintes concernant leurs effets sur la cognition, l’activité humaine et la vie sociale. L’une d’elles part du constat que nous vivons à présent dans un environnement numérique caractérisé par une surabondance informationnelle, une multiplication massive des sollicitations et une (tentative de) captation croissante de l’attention par ou à travers ces technologies. Il est possible de distinguer dans ce vaste corpus deux perspectives différentes. L’attention à l’épreuve de la révolution numérique
L'échec, étape normale de l'apprentissage scolaire Source : Le Figaro, 19/03/2012 Dr Damien Mascret Les enfants sont plus performants quand ils ne craignent pas d'échouer Une mauvaise note à l'école, et c'est la catastrophe. Dans une société qui fait souvent de la réussite scolaire le préalable de l'intégration sociale, le moindre revers est aussitôt vécu intensément par les parents. « L'échec est une étape normale de l'apprentissage, explique Frédérique Autin. Pour vérifier leur hypothèse, les deux chercheurs ont soumis 111 enfants de sixième à des exercices qui étaient en fait trop difficiles pour eux. Car un enfant n'aime pas être confronté à l'échec. Évidemment, dans un système entièrement fondé sur la valorisation de la réussite, il n'est pas évident de redonner sa juste place à l'échec, c'est-à-dire celle d'une étape normale et inévitable de l'apprentissage. « Penser que la compétition est motivante est une aberration au regard des travaux de recherche.
L’erreur pour apprendre L’erreur est un impondérable de l’acte d’apprendre. Omniprésente, multiforme, pernicieuse, maligne, entêtante, saugrenue, obstinée ou accoucheuse, révélatrice, elle est encore souvent mal perçue et sanctionnée dans notre système scolaire. L’erreur a des statuts divers, elle questionne et interpelle. Si les enseignants ont bien conscience que « l’erreur est un outil pour enseigner », pour reprendre les mots de Jean-Pierre Astolfi, savent-ils pour autant comment s’y prendre ? Vous trouverez dans ce dossier des récits et des méthodes issus des expériences de praticiens, mais aussi des articles abordant les différentes dimensions de l’erreur en pédagogie. Au fil de votre lecture, vous découvrirez ce qui se cache derrière les perles de nos élèves avec Alexandra, sur quoi s’appuient Sabrina, Soukhaïna et Selin pour justifier l’orthographe d’un mot, ce que le mont Blanc a à voir avec la géométrie et ce que pensent des élèves de CP de l’utilité de faire des erreurs.
Erreur et apprentissage | Tous à l'école L’erreur est souvent considérée comme un dysfonctionnement dans l’apprentissage. Or, c’est aussi une trace de l’activité cognitive de l’élève, de la façon dont il a réfléchi, raisonné, compris… S’appuyer sur l’analyse des erreurs des élèves, pour proposer des situations d’apprentissage pertinentes, est incontournable pour les enseignants. C’est une façon d’envisager le statut de l’erreur de manière positive et de permettre aux élèves de dédramatiser des moments où ils se sentent en échec. La question des erreurs pour les élèves malades présente des points communs avec celle de l’ensemble des élèves, mais renvoie également à des interrogations spécifiques en lien avec leurs besoins éducatifs particuliers (BEP). BEP (Besoins Éducatifs Particuliers) Les répercussions des maladies sur la scolarisation peuvent entraîner des besoins éducatifs particuliers (BEP). Différents types d’erreurs - Erreurs en lien avec la situation À l’école, l’élève doit réaliser un certain travail. Pour aller plus loin
Accompagnement social : L’APPROCHE CENTREE SUR LE DEVELOPPEMENT DU POUVOIR D’AGIR La culture pour combattre l'échec scolaire Hercule et le lion de Némée© The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei Le tonneau des Danaïdes. C’est l’image qui vient à l’enseignant qui explique la différence entre « et » et « est » à un élève de troisième. C’est celle qui m’est venue. Alors que faire quand on a tout essayé ? S. Serge Boimare, psychologue et intervenant scolaire à l'initiative du projet "nourrissage culturel" qui articule le français avec la transmission de la mythologie et des contes au collège.
Panser l'erreur à l'école Quelle place donner à l'erreur dans le système éducatif ? On sait que la peur de se tromper est un tel frein chez les élèves français que c'est un élément d'explication pour nos mauvais résultats dans PISA. Yves Reuter, professeur en didactique du français à Lille 3 et fondateur du laboratoire Théodile, lui consacre un petit ouvrage plein de finesse qui vise à disséquer la bête pour mieux la connaître. Yves Reuter découvre ainsi que l'erreur est plutôt un dysfonctionnnement, un terme plus propre à l'étude. En 150 pages, c'est un sacré voyage que nous fait faire Yves Reuter. Dans votre ouvrage vous ne parlez pas d'erreur mais de dysfonctionnement. Le terme de dysfonctionnement renvoie à une catégorie de problèmes vastes alors que le mot erreur suppose qu'il y ait un problème. Vous dites de l'erreur que c'est une notion peu construite. On parle souvent d'erreur dans notre système éducatif. Les erreurs peuvent être différentes selon les disciplines ? Je suis chercheur, pas prescripteur.
L’erreur en pédagogie (Décembre 2013) préparé par André GIORDAN, avec Daniel FAVRE et Armen TARPINIAN Dédié aux Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) Introduction, André GIORDAN Une évidence, pourquoi tant de résistances ? Voilà cinq siècles que l’erreur est considérée comme inévitable dans l’acte d’apprendre ; mieux elle paraît totalement inhérente à ses processus. Or dans le cadre scolaire, université comprise, l’erreur devient au mieux pour l’enseignant une perle pour en rire et pour l’élève/l’étudiant une faute souvent mal vécue et radicalement sanctionnée. Sa mise en œuvre conduit bien sûr à un certain nombre de questions certaines d’essence théorique, d’autres plus pragmatiques. De même, l’erreur peut témoigner des représentations des élèves, directement liées à leur cadre ou à leur contexte de vie. Dans chaque cas, la remédiation est spécifique ; l’enseignant est-il préparé pour repérer ces blocages ? Cette ultime approche renvoie à nouveau à des questions pratiques :
Les styles d'apprentissages de Kolb Les styles d'apprentissage de Kolb En1984, David A. Kolb publie "Experiential Learning". Dans cet ouvrage, il expose essentiellement le principe qu'une personne fait son apprentissage par la découverte et l'expérience. David Kolb a étudié l’apprentissage et a remarqué que toute personne qui se trouve en situation d’apprentissage passe par un cycle de quatre phases. Selon le modèle de Kolb, l'apprenant évolue sur ces continuums selon ses appréhensions mais également selon ses préférences à traiter ou à percevoir l'information. Cependant, il a également observé que chaque personne préfère en général une phase de ce cycle. Le cycle des phases d’apprentissage. Expérience concrète d’une action/idée. Les quatre styles d’apprentissages de Kolb Kolb a donné un nom aux différents types d’apprenants, en fonction de la phase du cycle d’apprentissage qu’il préfère. Le divergent :Il préfère les phases d’ expérience concrète et de réflexion sur cette expérience. Il apprécie apprendre par l’expérience.
Le statut de l'erreur dans la classe et pour les apprentissages Détails Catégorie : Du grain à moudre Le statut de l’erreur Frédérique Cauchi-Bianchi IA-IPR Lettres Intervention formation de formateurs 10/05/2012 Une intervention sur « le statut de l’erreur dans la classe et pour les apprentissages » parce qu’il nous semble fondamental de partager notre réflexion sur ce champ. Ce Jardin des délices de Jérôme Bosch parce que l’enfant, du fait de son parcours d’élève, passe d’un eden heureux (du moins est-ce généralement l’image que nous nous faisons de la petite enfance et de son insouciance) à une socialisation plus ou moins facile et riche, selon les cas, pour être plongé –trop souvent- dans un univers qu’il perçoit comme obscur, douloureux, voire violent : celui de l’Ecole. Cet univers où il l’on vient apprendre, comprendre, pourrait être lieu agréable (locus amoenus) mais il est trop souvent lieu de souffrance intérieure, personnelle. L’acte d’apprendre serait « naturel ». Erreur faute (avec toutes les connotations morales que le terme recouvre !! 1.
Apprentissage par essai-erreur : libérez le potentiel du feedback !... Qu'est-ce que l'apprentissage par essai-erreur ? Face à l’apprentissage, nos réflexes spontanés sont rarement les bons. Pourtant, les sciences cognitives nous enseignent que notre cerveau a des besoins élémentaires pour développer une nouvelle compétence, et que certaines conditions doivent impérativement être réunies pour devenir capable de traiter correctement une tâche, d’une part, puis d’en faire un automatisme, d’autre part. Des résultats de la recherche les plus solides et consensuels en la matière, nous avons extraits 8 principes fondamentaux, 8 piliers de l’apprentissage durable. Que vous soyez formateur, enseignant, ou tout simplement curieux, nous vous dévoilons tout ce dont votre cerveau a besoin pour un apprentissage réussi, et comment appliquer ces principes dans votre métier comme dans la vie de tous les jours. Premier pilier, l’apprentissage par essai-erreur. Vous devez expliquer à votre nouveau collègue comment fonctionne le système informatique de votre boîte. Sources
Comment tout mémoriser rapidement avec les répétitions espacées Comment mémoriser mes cours ? Comment retenir du vocabulaire anglais ? Des formules de mathématiques ? Des théorèmes de physique ? Essayez les répétitions espacées ! Voilà le genre de question qui hante le cerveau des étudiants de tout âge et de toute condition ! Répétitions espacées : grâce à la courbe d’oubli d’Ebbinghaus En 1885, Hermann Ebbinghaus publiait son livre « La mémoire. Cette courbe montre sans pitié que nous apprenons très vite. Si on étudie un sujet à fond, une seule fois, sans révision, il est impossible de retenir à long terme. Cela explique aussi pourquoi les étudiants qui s’y prennent à la dernière minute peuvent réussir un examen le lendemain ou le surlendemain. L’impact des répétitions espacées sur la mémoire à long terme Alors, est-ce sans espoir ? Non. Cette théorie suppose que, lorsque nous étudions quelque chose de neuf, nous en retenons la majeure partie pendant un temps très court. Que se passe-t-il lors de ces répétitions ? Mais attention ! 1. 2. Comment ?